‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 499 sur 889 · SON SÉJOUR A CHERBOURG · texte numérisé non relu

SON SÉJOUR A CHERBOURG

trée prémalurée de Van Stabel, poursuivi par toute la flotte de Howe.

I se tenait également au courant de la marche des Vendéens. Tout heureux d'apprendre qu'Angers avait résisté à l’armée catholique royale, il était moins satisfait que Levasseur vint de la Sarthe, rejoindre à l’armée de l'Ouest Prieur de la Marne, Bourbotte et Tur-

-reau, renforcés récemment de Francastel et Esnüe-la-Vallée, il les

rappelait tous aux instructions du Comité de Salut public : « Vous voilà déjà six Représentants... ceux de l'Orne croiront probablement devoir s’y joindre aussi, et vous serez bien plus nombreux qu’il n’est à désirer que vous le soyez pour opérer le bien que vous voulez tous ?. » & FA

Mais la situation politique à Cherbourg fut pour Saint-André le sujet de sérieuses préoccupations. La disette menaçail, et il ne put y remédier qu’en distribuant du blé avarié provenant d’une prise ?. Cherbourg, qui était alors une cité de 12,000 âmes, pauvre, morne, isolée à l'extrémité du Cotentin, Cherbourg avait été épurée de tous les suspects par l’arrêté du Comité de Salut public du 19 septembre, et, peu après, de ses autorités fédéralistes par Le Carpentier et Garnier de Saintes ‘ La Société populaire y était donc devenue tout à fait montagnarde et prépondérante. Or, ses meneurs, Victor Le Fourdrey qui avait dénoncé et fait envoyer au tribunal révolutionnaire le directeur des postes pour prendre sa place, Lion qui avait changé son nom en celui d’Aristides-Lille, l’imprimeur Giguet, s'appuyaient sur un Comité de Surveillance composé de canonniers soldés pour gouverner d’après leurs intérêts particuliers; ils s’essayaient aussi à imiter Hébert et les exagérés de Paris ÿ. Jeanbon avait été privé dans sa course précipitée, depuis son départ de Brest, des journaux et

papiers publics 5. À son arrivée à Cherbourg, il connut le fameux

décret du 14 frimaire (4 décembre) qui établissait le gouvernement provisoire révolutionnaire, et qui ajournait jusqu’à la conclusion de la paix la mise en vigueur de la Constitution de l’an T. Comme ce décret donnait aux Représentants plus d’action sur les autorités locales 7,

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