Levot, p
2. Réponse de Jeanbon à la dénonciation des citoyens de la commune de Brest.
3. Jeanbon au Comité de Salut public, 19 nivôse (AF1r 102, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X, p. 133). Sur Trouille, arrêté le 19 (Reg. I, d’arrêtés des Représentants du peuple), voy. Trouille, ex-chef de la légion de la garde nationale de Brest et actuellement député extraordinaire de la commune de Brest, à la Convention. Paris, 29 prairial an III (Arch. nat., Dir 349). Il s’irrite que Jeanbon, en réponse à ses protestations contre l’inculpation de fédéralisme, se soit écrié : « que ce n’était pas par des mots qu’on détruisait des faits », et ait dit, à la vue d’un
mémoire qu’il lui présentait : « Foutre! je ne veux pas lire! », et cependant, quelques
lignes plus haut, il expose complaisamment ses menées contre Je parti montagnard. Trouille, né à Versailles en 1752, soldat, moine, dessinateur de la marine à Brest et architecte, ingénieur en chef des travaux militaires de la marine en 1792 grâce à son attitude révolutionnaire. Député de Brest aux Cinq-Cents, ingénieur à Brest de 1800 à 1805, directeur des travaux maritimes à Rochefort, puis à Brest de 1808 à 1821, mort à Brest en 1825 (Gloires maritimes).
4. Jeanbon au Comité de Salut public, 19 nivôse. Du Chatellier, Brest et le Finistere sous la Terreur, p. 75 (Du Chatellier fait erreur en plaçant la manifestation des cartes anonymes au 22 pluviôse).
5. Élargissements du 19 au 24 nivôse (AF11 102), Réponse à la nent in des citoyens de la commune de Brest. Hugues n’est pas encore arrivé le 24 nivôse, car
A l'égard du personnel de la marine, Saint-André usa de la même modération. Dalbarade pratiquait la nouvelle épuration qui lui avait été prescrite, et sans en connaître les détails nous savons que Thévenard fut remplacé le 17 nivôse par Le Dall Kéréon dans le poste de commandant des armes, que dix-huit officiers à Brest furent invités à démissionner ! . Jeanbon essaya vainement de garder Thévenard ; nous n'avons trouvé à son actif que quatre destitutions, encore toutes portent- -elles sur l'administration civile, et une au moins était motivée par des malversations ; le Représentant intercéda même, inutilement du reste, pour Najac, le principal chef de Saint-Malo, entaché de suspicion à la suite de l'incident du parlementaire envoyé à Portsmouth?.A Lorient au contraire, dans le même temps, Jullien imposait à Prieur de la Marne tout un programme d'épuration dicté par la Société populaire. Le ministre, conformément aux ordres du Comité de Salut public et au décret du 14 nivôse, faisait venir à Toulon desofficiers de Brest, et envoyail des Provençaux les remplacer : Jeanbon désigna pour remonter la marine de la Méditerranée des officiers en quiil avait la plus grande confiance, notamment le contre-amiral Martin, et ce fut Dalbarade qui fit présent à l’escadre de Brest du capitaine Gassin, cet officier dont nous avons signalé la conduite fàcheuse lors de la trahison de Toulon, et dont la bataille du 13 prairial démontrera tout au moins l'incapacité *. Le tribunal criminel du Finistère, transféré à Brest pour juger les révoltés de /’America, condamnail à mort, le 24 nivôse, trois matelots et l’aide-chirurgien du bord, et le même jour ils étaient exécutés en rade, sur un pon-
il part à cette date de Rochefort (le contre-amiral Martin à Jeanbon dans Levot, p. 156; voy. aussi BB‘ 38, fol. 26). Jeanbon se trompe quand, dans sa Reponse à La dénonciation des citoyens de la commune de Brest, il dit que Hugues arriva deux jours après Laignelot (arrivé le 18).
1. Jeanbon, Tréhouart, Laignelot à Dalbarade, 21 nivôse (BB? 61, fol. 30) sur le mérite de Thévenard. Le Dall de Kéréon (Yves Jean), né le 21 septembre 1737 à Brest, volontaire le 9 mars 1756, aide de port le 1* avril 1758, enseigne de vaisseau le 1° avril 1770, lieutenant le 1er décembre 1775, rentré au service des ports le 30 novembre 1776, prend part au combat de la Grenade et aux opérations de Guichen devant Sainte-Lucie, sous-directeur du port à Brest avec rang de major de vaisseau le 1er mai 1786, capitaine de vaisseau le 1er janvier 1792, commandant de la marine à Brest en remplacement de Bernard de Marigny du 31 janvier 1792 au 18 juiliet comme intérimaire, remplacé à cette date par Thévenard, contre-amiral le 1er janvier 1793, commande dans lexpédition de Sàrdaigne le Vengeur coulé bas à Ajaccio le 24 mars 1793, commandant des armes à Rochefort du 1° vendémiaire au 12 nivôse avec un intérim à Brest pendant une maladie de Thévenard, passé à Brest du 12 nivôse au 3 floréal (23 avril 1794), non compris dans l'organisation de 1796, mort à Brest le 1er septembre 1811 (Arch. Marine. Dossier Le Dall Kéréon). Le Dall Kéréori était déjà dénoncé par Cuny ainé à Desforgues de Rochefort, le 8 frimaire (Aff. étrang. France. Reg. 330, fol. 221). Thévenard n'aurait quitté son poste que le 8 pluviôse (BB? 51, fol. 53) et Le Dall Kéréon ne l'aurait pris que le 15 (ibid.). Sur les autres destitutions, voy. BB? 59, fol. 4 et BB“ 8, fol. 26. Le capitaine Christy Pallière, commandant du Mucius,en est victime. |
8. Dxvi, n° 4. Arch, Nat. Réponse à la dénonciation des citoyens de la commune de Brest.
3. Lockroy, p. 213, AF1r 125, Guerre : armée des côtes de Brest.
4. Dxvi, n°1, AF1 296. Marine, BB# 19, fol. 95, BB# 22, fol. 312.
ton, à la vue de toute la flotte; mais ces quatre individus furent frappés . à la suite d’une procédure régulière, après les déposilions de nombreux témoins, et en vertu de l’article X du nouveau code pénal dont lecture leur avait été faite aux premiers symptômes d’insurrection !. La légende s’est emparé de cel épisode pour le défigurer : d’après Guérin et le prince de Joinville, Saint-André multipliait les exécutions d'officiers de marine, le premier ajoute que « pendant quelque temps il tint une guillotine dressée sur un ponton dans le port pour que la besogne allât plus vite », le second place la guillotine sur le vaisseau amiral ?, On voit ce qu’il en était, et quand nous enregistrerons plus tard une autre exécution, faite dans le même appareil, on la trouvera motivée par les mêmes raisons. Guérin se réclame du témoignage de l’académicien Dupaty, alors en service sur la flotte, et le prince de Joinville parle d’après des charpentiers et marins qui vivaient à Brest à cette époque : c'est une preuve nouvelle du peu de créance qu’on doit accorder aux traditions orales recueillies longtemps après les événements, et nous verrons que Dupaty a propagé bien d’autres racontars. Vis-à-vis des marins comme vis-àvis des Brestois, durant le mois de nivôse, Saint-André a été parfois sévère, jamais rigoureux.
Il reprenait en même temps sa propagande patriotique et révolutionnaire, comme en vendémiaire et brumaire. Sa sollicitude pour la démocratie de l’escadre se marque par un arrêté du 15 nivôse : chaque marin sera pourvu d’une quantité d'effets suffisante, sera tenu de revêtir après les gros temps des vêtements secs, car .«il est du devoir d’un gouvernement palerpel de veiller à la conservation des ciloyens qui se consacrent à la défense de la patrie, et de prévenir par des règlements sages les erreurs et les méprises funestes que la négligence et l’incurie des individus pourraient occasionner à leur propre détriment ».Ilentretenait l'exaltation des matelots en faisant venir de Paris, pour les répandre à bord des vaisseaux, les feuilles du père Duchène, bien peu dignes cependant d’une mission civique *. Avec Laignelot et Tréhouart F exploila le grand succès remporté à Toulon le 29 frimaire (19 décembre) : la reprise de la ville perfide qui avait livré aux Anglais la flotte de la Méditerranée. Celte victoire fut célébrée, conformément au décret de la Convention du 4 nivôse,
1. AFr1 296. Dossier de l’affaire aux Arch. du Finistère; BB3 51, fol. 67.
2. Guérin, p. 340, Prince de Joinville, Vieux Souvenirs, p. 370.
3. Recueil des arrétés pris par le Républicain Jeunbon Saint-André. Voy. Jurien de la Gravière : Guerres maritimes sous la République et l’Empire, Paris, 1847, 2 vol. in-8, t, I, p. 14), qui, relevant de la part de l'oncle de Nelson des prescriptions du même ordre, déclare que c’étaient là des idées très avancées pour l’époque Un décret du 5 nivôse et un du 15 augmentent les secours aux défenseurs de la patrie blessés en combattant et à leur famille, ils pressent aussi le payement de ces secours et des pensions de retraite (Procès-verbal, t. XX VII, pp. 100, 305).
4. BB# 38, fol. 26, AF11 108. Cf. le décret du 13 ordonnant la lecture publique aux décadis et l'étude dans les écoles du Recueil des actions héroïques et civiques des républicains français, de Léonard Bourdon (Procès-verbal, t. XX VIIT, p. 232).
avec un appareil solennel qui impressionna grandement les esprits et dont Laignelot fit à la Convention un compte rendu lyrique : à dix heures du malin, le 20 nivôse (9 janvier), sur la Place d’Armes nommée depuis peu Place de la Liberté, les Représentants du peuple, les corps constitués, les chefs civils et militaires se groupèrent au pied d’un trophée, et aux accents de chœurs-patriotiques, aux sons d’un orchestre placé au sommet du trophée, parmi les salves d’artillerie, la garde nationale, les troupes et les marins prétèrent serment à la République puis défilèrent devant les conventionnels. Ceux-ci et leur état-major se rendirent à midi en cortège à bord de la Montagne, passant au milieu de la flotte pavoisée, et les dépulations de chaque bâtiment vinrent sur le vaisseau amiral renouveler leur serment appuyé de nouvelles salves d'artillerie ; puis, dans un banquet coupé de chants révolutionnaires, marqué par des toasts à la ruine de l'Anglais, au triomphe de la Montagne et même au 31 mai qui avait vu la chute des Girondins, les esprits s’exaltèrent à un point inouï. Quand une dernière salve marqua la fin de-cette journée, lorsque dans l’air calme du soir monta la flamme des illuminations dessinant en arêtes de feu sur les ténèbres les lignes et le gréement de /a Montagne, tous les marins et révolutionnaires brestois durent se croire prêts à ajouter aux succès de leurs frères de l’armée de terre la victoire navale décisive qui chasseraït les Anglais de l'Océan :.
Jeanbon ne mit pas cette ferveur à profit pour des croisières de vaisseaux, puisque le Comité de Salut public consignait l’escadre en rade de Bresl. Mais les frégales et corvettes envoyées au blocus de Noirmoutiers lui revinrent, après la reprise de cette île dans la nuit du 13 au 14 nivôse (2 au 3 janvier 1794) ?. Le Représentant autorisa Villaret à expédier à l’ouvert de la Manche une frégate et un aviso, ilordonna au commandant des armes de Rochefort de porter au large, entre Cordouan et Bayonne, deux fortes frégates et une corvette, et renforça cette division de trois corvettes de Brest, de tirant d’eau assez faible pour pouvoir ranger de près la terre. D’autres bâtiments légers, dans les parages de Brest, durent faire la chasse au commerce ennemi, et Jeanbon envoya, le 19 nivôse, la division de Cancale opérer dans la Manche une nouvelle tournée *. Bientôt les prises affluèrent, apportant dans Brest un supplément de res- Sources bien précieux, le port en fut si rapidement encombré que Jeanbon dut les reléguer sur un point déterminé de la rade, La
1. Jeanbon, Laignelot, Tréhouart à la Convention, 21 nivôse (Moniteur, t. XIX, p. 241). Voy. aussi BB3 51, fol. 61, AFn 102. Décret du 4 fixant la fête au décadi (Procès-verbal, t. XXVIIT, p. 84). La nouvelle de la reprise de Toulon était arrivée à Brest le 10 (BB3 51, fol. 349).
2. Voy. BB# 19, fol. 165 et Chassin, t. III, pp. 476 sqq. La frégate, La Nymphe, sombra dans un duel d’artillerie avec les Vendéens de Noirmoutiers le 10 nivôse.
3. BB 37, fol. 162, BB3 61, fol. 55, BB# 47, fol. 13. La division de Cancale comprend les frégates Carmagnole, Pomone, Galathée, Engageante, Résolue, la corvette Babet, le cutter Le Père Duchéne (BB* 36, fol. 112).
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division de Cancale à elle seule, en huit jours, ramassa ou coula vingt- deux navires !.
“Comme sur la nécessiié de presser les travaux et de compléter les approvisionnements le Comité de Salut public et son délégué à Brest étaient complètement d'accord, l’activité des préparatifs devint prodigieuse. Pour flatter l’amour-propre des ouvriers et ingénieurs, en même temps que pour intéresser la Convention au développement de la marine, Jeanbon fit envoyer à Paris, pour être placé dans le salon de la Liberté attenant au local des séances de l’Assemblée, le modèle de /a Montagne ?. Il rendit un arrêté sévère pour établir l'ordre dans les chantiers, astreindre tout le monde au travail et, pour empêcher le gaspillage de la ration de pain fournie à chaque ouvrier ainsi que des bois de charpente : les retenues de salaire, la prison, même les fers furent infligés aux délinquants 5. Les quilles de trois nouvelles corvettes furent posées, de vieux vaisseaux prématurément condamnés furent, après mûr examen, rasés et transformés en frégates *. La recherche et réparation des armes existant dans le département fut poursuivie ; Bréard avait établi une salpétrière, Jeanbon l’alimenta par la pêche du goëmon et la réqui-
sition des cendres; soixante caronades et des canons furent commandés au fondeur Beurier qui dut y employer le métal des cloches, sans préjudice des bouches à feu données par la fonderie du port ÿ. Des lettres du Représentant hâtèrent les travaux de Rochefort, le commandant des armes de Lorient eùt ordre de disposer les vais- Seaux Orion, Tyrannicide, la frégate la Surveillante à rallier Brest dans huit jours *. Jeanbon pressa derechef le Comité de Salut public de reconstituer la marine de Toulon, mais l’avertit de ne pas dégarnir au profit du port de la Méditerranée, Brest dont les forces navales «sont prêles à agir 7». Au reçu du décret du 14 nivôse,
1. BB3 61, fol. 7 ; arrêté du 20 nivôse sur l'emplacement assigné aux prises (Recueil des arrélés pris par le républicain Jeanbon); BB‘ 36, fol. 112, BB# 47, fol. 13, Procès-verbal de la Convention, t. XXIX, p. 322, Rapport des Représentants envoyés à Brest, p.16. Les prises de la division de Cancale sont évaluées à 6 millions (Guerre, armée des côtes de Cherbourg).
2. BB3 61, fol. 16, BB3 51, fol. 354, Procés-verbal, t. XXXHIT, p. 342. Voy. aussi Dxvi, n° 4, sur des encouragements à Vial. Voy. An et4 et Jeanbon au Comité de Salut public, 7 nivôse, sur des réquisitions de matelots.
8. Arrêté du 13 nivôse, BB3 61, fol. 9, « considérant que les bons citoyens qui peuplent nos ateliers se feront une loi sévère de concourir aux vues des Représentants du peuple, parce qu’ils savent que la gloire de la République est attachée à la confection des travaux dont ils sont chargés ».
4. BB3 21, fol. 440, Jeanbon au Comité de Salut public, 7 nivôse, Rapport des Représentants envoyés à Brest, p. 18, BB 61, fol. 30. Autres travaux, BB 51, fol-A58 ee
5. AFn 102, AFn 272, BB3 61, fol. 13, un décret du 14 frimaire a encouragé la fabrication du salpêtre (Procès-verbal, t. XX VI, p. 350). Sur les bouches à feu, voy. AFn 296, BB# 61, fol. 58, Levot, p. 195. ;
6. BB» 61, fol. 55, fol. 12, fol. 66. Le désarroi continuait à Lorient, on manquait de charpentiers, de bois, d'outils (AFu1 300). Sur Rochefort, voy. plus loin.
7. Jeanbon, Laignelot, Tréhouart, au Comité de Salut public, 2 nivèse er ie Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X, p. 237).
Saint-André écrivait : « Le moment .est donc enfin arrivé où le peuple français va s'occuper sérieusement de sa marine. Les Représentants du peuple qui sont à Brest...;. ont gémi trop longtemps de l'inactivité qui entravait toutes les opérations navales pour ne pas regarder ce décret bienfaisant comme l'aurore du plus beau jour pour notre marine ‘», etil faisait sur-le- ou imprimer et afficher avec le décret le rapport de Barère. :
De son côté, le Comilé de Salut Dabté félicitait Jeanbon de ses efforts. Des arrêlés du Comité rendirent applicables à tous les ports de la Répüblique les dispositions prises par son délégué soit pour dispenser du’service de la garde nationale à Brest et Saint-Malo les ouvriers les plus assidus, soit pour la suppression de tous aménagements superflus à bord des frégates, soit pour établir un contrôle à la délivrance des vivres à bord des vaisseaux. Le Comité, le 16 nivôse (5 janvier 1794), fit transformer par la Convention en loi générale de la République, le Code pénal provisoire, c'était là, écrivit-il à Saint-André, acquitter « une dette d'estime et de justice ? ». Dalbarade protesta égalem ept à Jeanbon de son absolu dévouement à le seconder *.
Le Comité de Salut public arrêta peu à peu toutes les mesures relatives aux travaux qui lui avaient été proposées par Saint- André. Il établit que toute avarie, perte de matériaux ou retard dans les fournitures et constructions engagerait la responsabilité des ingénieurs et employés de l’administration civile, et qu’à l’avenir ces agents seraient, de ce chef, traités en suspects. Trois cales nouvelles furent ordonnées à Rochefort, des poulieries installées dans les différents ports ‘. Dalbarade hâta la fabrication de la poudre, remit en activité les forges d’Indret, Ruelle, Forgeneuve, destituant au besoin les directeurs et régisseurs trop lents ‘.
Le 20 nivôse, à Rochefort, où la langueur dans les chantiers persistait, le Comilé prescrivit l'achèvement, dans un délai de quinze jours à deux mois, de tous les travaux, c’est-à-dire de sept vaisseaux et deux frégates en armement, un vaisseau et huit bâtiments légers en réparation ; en même temps, sur les différentes cales on poursuivrait la construction de quatre vaisseaux en travaillant jour et nuit; la destitution, l’incarcération puniraient les auteurs de tout retard. C’était faire de Rochefort, comme le voulait Saint-
1. Jeanbon, Laignelot, Tréhouart à Dalbarade, 21 nivôse. - ‘ 2. Arrêtés du 15 nivôse (Aulard, Actes du Gomité de Salut public, t. X, p. 64), du 21 nivôse (tbid., p. 152), du 28 (ibid., p. 283). Le-Comité de Salut public à Jeanbon et Bréard (Auiard, t. X, p. 86), Procès-verbal de la Gonvention,t. XX VIII, p.322.
3. BB3 61, fol. 60 recto. Noter que le ministère agit encore assez lentement : le 10 nivôse l’impression de la liste des ofliciers, décrétée à nouveau le 16 vendémiaire, n’est pas encore faite (Procès-verbal, t. XX VIII, p. 7). Ce retard doit provenir, il est vrai, des épurations successives. ’
4. Aulard, t. X, p. 271, 27 nivôse, 803-304, 29 nivôse. Autre du 12 pour distribuer dans les ports les marins dela Loire GE t. X, p. 4).