Sorel, op cit., 4° partie, p.35. i
3. Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X, p. 568. Dans The manuscripls of J, B. Fortescue, déjà cités, l’espion du gouvernement anglais auprès du Comité de Salut public raconte que Dalbarade et le Comité de Salut public croyaient la descente en Angleterre impossible, mais que le peuple y poussait le-Comité de Salut public de telle sorte que celui-ci y serait peut-être contraint (t. IF, p. 518). En réalité, le Comité de Salut public songe toujours à la descente en Angleterre; le 10 pluviôse, Carnot en fait mention dans « le système général des opérations militaires pour la campagne prochaine » (Savary, t. III, pp. 121-127); le 16 pluviôse, le Comité se fait remettre Jes plans sur ce sujet faits en 1743 et 1744 (AF1r 280). Mais il veut d’abord prendre Jersey. *
4. 11 n’en parle au Comité de Salut publie que le 4 nivôse, et en ces termes : « Si vous persistez dans le projet d’une attaque au dehors il faudra en rassembler les matériaux » (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. IX, p.644).
trouvaient à Cherbourg ‘. Le Comité de Salut public donna encore l’ordre, le 17 pluviôse, d’expédier en observation surles côtes d’Angleterre des bâtiments légers *. Les officiers généraux qui devaient commander les troupes de terre furent nommés, du biscuit fut pré-" paré *, Au Représentant Le Carpentier, qui voulait concentrer à Cancale la division des frégates de la Manche, Jeanbon écrivit : « L'envoi de forces navales dans la baie de Cancale doit dépendre du plan général d'opérations des forces navales de la République, ce n’est pas tel point qu'il faut couvrir, c’est l'ennemi qu’il faut vaincre, et il est très essentiel de se méfier de l'esprit de localité et du désir qu’aurait chaque port d’avoir une escadre sous ses yeux “ ». Le 23 pluviôse, le Comité de Salut public envoyait Ruamps « à l’armée des côtes de Cherbourg et à celle des côtes de Brest en qualité de Représentant du peuple pour l'exécution des mesures qui ont été précédemment arrêtées par le Comité », c’est-à-dire pour suivre l'expédition °. Le Comité de Salut public s’occupait aussi des dispositions nécessaires pour assurer la rentrée du convoi d'Amérique. Nielly, qui devait faire voile à sa rencontre le 16 pluviôse, fut retenu en rade de Brest par les vents contraires 5. Maïs, avant même d’être informé de ce contre-temps, le Comité de Salut public crut apprendre que Genet s'était résolu à envoyer en France une partie du convoi, sousla protection d’une frégate et d’une gabarre, sans attendre l’arrivée de Van Stabel aux États-Unis. Grand fut l’émoi dans le Comité: Nielly et sa division étaient tout désignés pour protéger la rentrée de cette première flotte marchande dans nos ports, mais qui donc remplirait le même office vis-à-vis de Van Stabel et de la seconde portion du convoi? Un arrêté du Comité de Salut public du 19 pluviôse, contresigné par Jeanbon, décida que trois vaisseaux, deux frégates, deux corvettes seraient chargés de cette mission, ils se porteraient non plus entre
1. L'arrêté est sans doute du 12, car Sané écrit à Jeanbon de Brest, le 17, qu'il vient d’être avisé de cette décision par le ministre (BB: 51, fol. 365). Or, cinq jours étaient le délai moyen de transmission des dépêches de Paris à Brest. La lettre du ministre est du 8 pluviôse (BB? 13, fol. 4).
2. Aulard, Actes du Comilé de Salut public, t. X, p. 710, de la main de Jeanbon.
3. Les généraux de division Delaborde et Huet, le général de brigade Vachot, le général de division Vezu (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X, p. 709). 11 y aura des cnangements, et Moulin sera nommé général en chef. Sur le biscuit, arrêté du 22 pluviôse (Aulard, t. XI, p. 42). Notons, le 19 pluviôse, un arrêté d'envoi d’une corvette accompagnée de la frégate l’Unité qui ira croiser sur les côtes du Cap Finistère, arrêté bien obscur (Aulard, t. XI, p. 171).
4. Lettre du 23 pluviôse (AF1r 269, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. XI, p. 74). Le Carpentier, le 12, avait écrit aux Représentants à Brest pour leur demander quelques vaisseaux destinés à chasser des environs de Saint-Malo des bâtiments anglais, venus eux-mêmes pour chasser la division de frégates de Cancale qui venait de faire tant de mal au commerce britannique (Biblioth. du Port. Brest).
5. Compte rendu des dépenses de Ruamps (Bibl. nat. Le9, n° 194). Né à Saint- Saturnin du Bois en 1750, membre du Directoire de la Charente-Inférieure, élu par ce département à la Législative et à la Convention, Ruamps est mort à Saint-Jeand’Angély en 1808 (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. Il, p. 213).
6. Nielly à Villaret, 16 pluviôse (catalogue Eugène Charavay, octobre 1893). Laignelot au ministre, même jour (BB 61, fol. 35).
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