The manuscripts of J.-B. Fortescue, t. IL, p
4. Registre de délibérations du district de Brest L' fol. 8 recto. Arch. Finistère. Du Chatellier, Révolution en Bretagne, t. IL, p. 381. Le même, dans Brest et le Finistère sous la Terreur, p. 103, se trompe quand il représente Laignelot et Tréhouart comme disposés le 6 pluviôse à la clémence, il leur attribue les élargissements de prisonniers qu’à prononcés Jeanbon, fin nivôse. Voy. éncore Laïgnelot, Tréhouart au Comité de Salut public, 12 pluviôse (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. X,: p. 581). Tréhouart reçoit le 13 son ordre de rappel à Paris, il partira quelques jours plus tard (Tréhouart au Comité de Salut public, 14 pluviôse. Arch. commun. Brest).
les douze jurés on voyait le capitaine de vaisseau Gautier, le lieutenant de vaisseau Despujols, Combaz sergent-major et Desrues caporal des compagnies de canonniers de l’armée révolutionnaire venues d’Avranches, Martin lieutenant d'infanterie de marine, et quelques autres fougueux terroristes. Les troupes de la marine avaient élé retirées de Brest, rien n'empéchait plus la « sainle guillotine » de fonctionner, etelle fut dressée sur la place de la Liberté, en face dela Montagne, le 21 pluviôse (9 février), tandis que le tribunal s’inslallait dans l'ancienne chapelle de la marine devenue le Temple de la Concorde . À Lorient, les fureurs révolutionnaires se donnaient aussi libre.
- Cours. Jullien y avait épuré une seconde fois la Société populaire?, enhardie par une subvention de 9,000 livres que le Comité de Salut public lui accorda, cette Société ne connut plus de bornes *. Même après le départ de Jullien, elle fut maîtresse incontestée de la ville et du port, et Prieur de la Marne tout le premier se soumettait à son ascendant. Un renouveau de Terreur se manifesta dans tout le pays. A Montauban même, la Société populaire tomba sous la direction des forcenés ‘, elle procédait à une véritable excommunication contre un de ses membres, l’ex-abbé Balthazard, à la suite d’un discours qu'il avait prononcé sur les principes de la doctrine révolutionnaire au Temple de la Raison, discours qui sentait l’hérésie d’après les apôtres du nouveau culte *; la persécution religieuse frappait également protestants et catholiques; le 21 pluviôse, le Consistoire suspendit ses séances; le 28 (16 février), le Comité de Surveillance arrêta la suppression dans le Temple de la Raison (l'ancienne cathédrale) de tout ce qui pouvait rappeler le catholicisme ; le 4 ventôse (22 février), le Temple des Cärmes et les églises
1. Sur le départ des troupes de marine, voy. BB 37, fol. 165, et Rossignol au Comité de Salut public, Guerre, armée des côtes de Brest. Hugues à la municipalité : « Je vous requiers au nom de la loi d’ordonner au charpentier de la commune de dresser demain à 7 heures du matin la sainte guillotine » (Du Chatellier, Révolution en Bretagne, t. IT, p. 382). Voy. aussi Levot, p.202. La place de la Liberté, aujourd’hui place du Champ de Bataille.
2. Registre D“ no 9, fol. 141 recto. Arch. commun, Lorient. Voy. dans le même, exhortations enflammées de Hector Barère, Tréhouart, Prieur de la Marne à leur passage, et mesures violentes de déchristianisation en frimaire. Jullien part au début de pluviôse (Aulard, Actes du Gomilé de Salut public, t. X. p. 553), pour Nantes.
3. Aulard, t. X, p. 414, arrêté du » pluviôse. Le club apprend le 18.
4. Paganel, le 15 frimaire, a épuré l’administation départementale et le directoire du district de Cahors (L! fol. 22. Arch. Tarn-et-Garonne) Voy. sur ses mesures ch. x, p. 412, note 4. Le 7 nivôse, a été proclamée à Montauban la loi sur le gouvernement révolutionnaire; l’agent national de la commune est Constans Tournier, celui du district Lagentie. (Reg. de correspondance de l’agent national de la commune. Arch. commun.; 1108, Arch. Tarn-et-Garonne). Le club cesse de patronner l'imprimeur Fontanel, et en adopte un autre venu de Paris, Baillio, qui s’installe le 28 pluviôse (4e Reg. de la municipalité, fol. 118 recto. Arch. commun. ; Em. Forestié, Hist. de l’Imvprimerie et de la Librairie à Montauban. Montauban, 1898, in-8°, pp. 309 sq).
5. Le 13 pluviôse..…... Recueil pour servir à l’histoire de Montauban pendant la Révolution. Arch. commun. ;-à la suite tous les prêtres sont exclus de la Société, Voy. aussi L20, fol. 57 verso. Arch. Tarn-et-Garonne et L2?7 ibid. : « Balthazard, ex-président du club contre-révolutionnaire ou club noir, vicaire constitutionnel de la paroisse Saint-Antoine (Villenouvelle) et chapelain de l'Hôpital, incarcéré le 18 pluviôse. »
seront fermés !. La diselle augmentait les colères de la démocratie montalbanaise ?, et la municipalité n’osant remonter le courant laissait la démagogie dominer *. Jeanbon usait de sa situation au Comité de Salut public pour éloigner de Montauban les prisonniers de guerre, c'est-à-dire les bouches inutiles, et pour procurer des secours à ses concitoyens *, mais il ne semble pas avoir calmé leurs esprits durant cette période. Bien au contraire, la nouvelle qu’il transmit à la Sociélé populaire de l'arrestation à Bayeux et du transfert à Paris de Cieurac, le maire en fonctions au 10 mai 1790, celte nouvelle provoqua chez les clubistes, le 1% ventôse, des transports de joie sauvage *.
Celte exaltation dépassait les prévisions du Comité de Salut public, elle produisit les mêmes résultats néfastes que Jeanbon avait constalés à Brest en nivôse. Le délégué du Comité à la marine et: ses collègues s’apercurent que les Sociétés populaires et Comités de Surveillance commettaient des abus de pouvoir ‘, entravaient les ordres du gouvernement, arrêlaient ses agents, etc.
1. Arch. du Consistoire. Forestié, Éphémérides montalbunaises, p.17; récit manuscrit (collect. Em. Forestié). Le dernier synode protestant s’est tenu en Béarn, le 24 juin 1793, il n'y en aura plus avant 1796 (Hugues, Synodes du Désert, t. UE, pp. 664, 669). La Terreur dans tout le pays frappe les protestants comme les catholiques. Voy. Procès-verbal de la Gonvention, t. XXX, pp. 147 et 340, t. XX XI, p. 328, des manifestations violentes des autorités de Cahors et des clubistes de Montauban. Le 16 pluviôse, le club national de Bordeaux félicite celui de Montauban de son attachement au culte de la Raison (2115. Arch. Gironde), et voy. Procès-verbal, t. XXXI, p. 307, l'établissement de ce culte à Moissac. à
2. La municipalité à la commission des subsistances, 10 ventôse : ni maïs, ni pommes de terre, ni viande (fer Reg. de correspondance de la municipalité Arch. commun.). Or il y a à Montauban des troupes de passage, des détenus du pays et de toute la région, 300 prisonniers de guerre (arrêté de Paganel du 28 vendémiaire, Miscellanea Devals, Aulard, Actes du Gomilé de Salut public, t. X, p. 606), La municipalité écrit à Jeanbon le 3 ventôse:: « Fu sais que les Montalbanaïs sont accoutumés à se nourrir de pain, à en avoir en abondance et de bonne qualité » (1* Reg. de correspondance de la municipalité).
3. Même lettre de la municipalité : « Tandis que les lois, que la Constitution, que les” lettres du Comité de Salut public ordonnent, assurent et recommandent la liberté des cultes, certains parlent comme si le véritable patriotisme ne devait en supporter aucun. l'instruction manque au peuple... il se laisse éblouir par de fausses lueurs, surprendre par des flatteries, entrainer par les propos extraordinaires patriotes », et, à propos du club, «il y faudrait peut-être un plus grand nombre d’hommes instruits et zélés pour l’instruction publique, que ne peux-tu lui donner quelques instants? » Noter que le 3 nivôse le club a décidé de féliciter Jeanbon «en faveur duquel le décret qui rappelait tous prêtres et nobles du Comité de Salut public a été rapporté » (4° Reg. du club).
4. 22 pluviôse (Aulard, Actes du Comité de Salut publie, t. XI, p. 38); lettre de la municipalité du 3 ventôse remerciant Jeanbon des 50,000 livres qu'il lui a fait accorder pour achat de subsistances par le Comité de Salut publie.
5. 5e Reg. du club. Dans toute la région, même terreur. Paganel a fait nommer Descombels agent national du distriet de Toulouse (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. IX, p. 533) et imprimé aux tribunaux criminels de Toulouse et d'Agen le caractère révolutionnaire (ibid., p.195). Le 21 nivôse, le tribunal eriminel du Lot condamne à mort deux contre-révolutionnaires (Arch. nat. F7 3681). Voy. Aulard, & IX, pp. 270,334 ; t. X, pp. 213, 518, les révélations de Paganel sur les brigandages et concussions du Comité de surveillance de Moissac. C'est à Paris que se cachent pendant ce temps les contre-révolutionnaires de Montauban; d'Elbreil et cinq ou six autres (Notice d’'Elbreil, p. 97).