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5. Signé Carnot, B. Barère, Billaud-Varenne, Carnot ajoute : «ne perds pas un moment. Le Comité va s'occuper de suite de pourvoir à ton remplacement à Nantes » (collection Maurice Loir).
6. Jeanbon au Comité de Salut publie, 22 floréal (BB* 61, fol. 43).
crimes de l’ancienne marine où l’on a vu plus d’une fois les commandants généraux et particuliers abandonner indignement leurs chefs, ne se reproduiront pas dans la marine: régénérée de la République ; que, pour cet effet, elle doit prononcer les peines les plus rigoureuses contre quiconque, soit dans une croisière, soit encore plus dans une bataille désobéirait à son supérieur, n’exécuterait pas ponctuellement ses ordres et ne concourrait pas de tout son pouvoir à la défaite des ennemis », pour ces motifs les officiers commandant les frégates chargées de répéter les signaux seront punis de mort s'ils ne les répètent pas ou les répètent mal, de destitution s ils mettent de la lenteur à les répéter. Les ofliciers généraux commandant les divisions, qui n’exécuteraient pas la manœuvre signalée ou se retireraient du combat sans ordre, seront punis de mort, leur étatmajor de destitution ; même peine pour les commandants de bâtiment qui, dans chaque division, commettraient les mêmes fautes. La destitution frappera l'officier qui n’aura pas exécuté l’ordre de chasse ou de ralliement, il sera mis à mort si sa désobéissance entraîne la prise de son vaisseau ou de sa division. Si, hors de la présence de l’énnemi, un vaisseau quitte son poste, l'officier de quart ou le commandant selon le cas sera deslitué. La connaissance et le jugement de ces délits seront attribués au tribunal révolutionnaire. L'arrêté est transcrit sur le registre du tribunal. Jeanbon ajoute : « l'honneur du pavillon français est mis sous la loyauté, le patriotisme et le courage de tous les marins composant l’armée navale. La République attend d’eux le développement des plus grands efforts, et elle compte encore davantage sur cette énergie invincible qui résulte du sentiment du devoir que sur l'effet des lois répressives, lesquelles néanmoins seront ponctuellement exécutées ! ». En communiquant son arrêté au Comité de Salut public, Jeanbon explique que l'esprit d'isolement et de division, qui a trop souvent déshonoré la marine de l’ancien régime, « affecte de se reproduire sous les livrées de la liberté », et que « il ne faut pas qu’au moment d’une action les : généraux de la République soient abandonnés comme l'ont été les Conflans, les d'Estaing et tant d’autres. Le général vous répond de l'exécution de vos ordres, c'est la règle, mais sa responsabilité disparaît si la loi ne lui garantit pas l’obéissance des instruments que vous mettez dans sa main ? ». On a dit que les défections dont auraient été victimes Conflans et d'Estaing doivent être reléguées dans le domaine des légendes, c’est possible mais Saint-André n'avait pas tort d’attribuer à la jalousie des subordonnés dans les étals-majors de la marine royale bien des échecs et des mécomptes, il avait raison de vouloir en prévenir le retour, si tant ést que des lois puissent corriger des dispositions d'esprit invétérées.
D'autre part, Jeanbon prépara des secours pour les blessés que
1. Collection des arrétés pris par le républicain Jeanbon. Reg. du tribunal révolutionnaire de Brest (Arch. Finistère). 2. Jeanbon au Comité de Salut public, 22 floréal.
NAN OTR