LE COMITÉ DE SALUT PUBLIC ET LA LÉGENDE DU CVENGEUR
entre autres, répondit au vœu de la Convention et chanta en vers dont quelques-uns sont de belle allure, l’héroïque trépas du Vengeur”. Le citoyen François Pagès, ci-devant rédacteur du Journal du Cantal, écrivit aussi à ce propos un poème dont une strophe est consacrée à la gloire de Saint-André, mais qui ne mérite point de sortir de linédit, malgré ses bonnes intentions ?. L'esprit public hésitant “jusqu'alors, peu fixé sur l'issue même de la bataille navale #, se passionna aussitôt pour la bravoure de nos marins sans plus se demander s'ils étaient battus ou victorieux. L’enthousiasme patriotique, la haine de l'Angleterre prirent une ardeur nouvelle, les souscriptions, les dons en faveur de la marine se multiplièrent. Dans chaque département les sociétés populaires, les citoyens apportèrent leur offrande pour la construction d’un vaisseau qui porterait le nom du département sur les mers, des secours de tout genre furent également envoyés aux blessés de l’armée navale, et les journaux, les clubs prêéchèrent plus violemment que jamais la guerre à Carthage “. Le Comité de Salut public prit de son côlé, avant le départ de Jeanbon, des arrêtés pour augmenter le nombre des matelots. Il nomma Van Stabel au commandement des forces destinées aux mers d’Allemagne ÿ. Il se fit aussi renvoyer pour prononcer en dernier ressort, sans doute sur la demande de Saint-André, la liste des arrestations