‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 710 sur 889 · Voy. ch. xvi et ch. xvi1 passim · texte numérisé non relu

Voy. ch. xvi et ch. xvi1 passim

3. Rapport de Miollis commissaire du Directoire près le département des Bouchesdu-Rhône en l’an V (cité dans Taine, Révolution, t. Il, p. 151).

4. Lettre de la commission municipale à l’agent national de la commune de Marseille, 4 floréal an II (Arch. commun. Toulon, série D).

5. AFrr 144. Là commission municipale comprend Charles Le Bas du Luc, agent national, Arnoux de Draguignan substitut, Laneuville, Négrin cadet, Marquesy cadet, Gounin fabricant de “bas, Bessière liquoriste, Degreaus | ainé marchand, Boucarande père, Aube cadet, Jean Gravier, Simond fils marchand, Menier traiteur, François Bonhomme cadet.

6. Nommé par Saliceti le 6 ventôse : Terin marchand, Terin-Canard, Vignard tailleur, Merkel tailleur, Paul (AFn 254).

7. Arrêtés des Représentants du peuple du 15 septembre 1793 pour le district, du 27 juillet pour le département (L113 Arch. Var). L'administration départementale sera transférée à Draguignan le 7 ventôse an VIII. Voy. sur leur personnel Salvarelli, Les administrateurs du département du Var 1790-1897, Draguignan, in-8, 1897.

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où les malveillants puissent intriguer et clabauder contre les Représentants en mission, et le nombre des indigènes est restreint, la classe bourgeoise a totalement disparu. D'ailleurs, campée en pays

ennemi au lieu et place des premiers occupants, logée dans leurs maisons ou les achetant à vil prix, cette population ne peut consentir

à une révolution politique qui ramènerait les émigrés. Les habitants du Port la Montagne sont au service de l'Etat comme

ceux de Brest, tous travaillent pour la marine de la République,

sont payés à ce titre par la République et nourris par elle. Les ouvriers ont, ainsi que leurs frères de Brest, une paie supérieure au maximum, et ceux qui ont amené femme et enfants les voient caser dans les ateliers !. A cette population il faut ajouter les Corses réfugiés, victimes de leur attachement à la République et à la France, ou plutôt de leur haine pour les Paolistes le premier sentiment n’élant chez eux que la conséquence du second; ils ne sont pas moins dévoués à la Montagne, car ils attendent de son intervention leur retour dans leur pays et dans leurs biens, et la satisfaction de leurs vengeances; c’est pour les ramener en Corse que l’on refait à la hâte une escadre et qu’on se décide à l’aventurer au dehors, et les Représentants en mission à Toulon de nivôse à messidor, Saliceti et Moltedo, sont leurs compatriotes, les chefs dé leur parti en Corse. Aussi les habitants du Port la Montagne sont ardemment républicains et terroristes déterminés. Dans la ville leurs convictions se manifestent par l’obéissance à leurs chefs et aux autorités, dans l’arsenal et sur l’escadre par la docilité, l’'empressement au travail et des dons patriotiques ?.

Il semble qu'on doive obtenir très promptement la réfection de nos forces navales du concours d'une population ainsi composée.

Mais le nombre et l’ardeur des habitants du Port la Montagne, ne répondent point encore aux besoins. Si beaucoup viennent servir la République avec enthousiasme, la ferveur ne dure pas chez tous, surtout parmi les marins la désertion est grande, et au 17 messidor il manque plus de 4,000 matelots ou officiers mariniers, nombre de maätelots se dérobent même aux levées. Quant aux travailleurs, il n’y en a pas assez; les forçats à qui le décret du 14 nivôse et les Représentants ont fait espérer leur liberté en récompense de leur conduite lors de l'incendie de l’arsenal, les forçats se montrent fort insubordonnés, peu laborieux, plusieurs qui ont été élargis doivent être remis à la chaîne *. Les officiers de marine ne sont pas assez nombreux. Il y a bien des écoles d’hydrographie sur toute la côte, mais nous avons vu que le gouvernement et Martin ne tiennent pas à em-

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