Mathieu Dumas, t. [, p
2. Jeanbon garde d’ailleurs de Dumas un mauvais souvenir : à propos d’une affaire de détail intéressant Montauban et soumise à la Législative, il écrit le 22 avril 1792 de Paris : « Malheureusement le soin de notre défense avait été confié à M. Dumas, les meilleures raisons perdent de leur force en passant par la bouche d’un homme en qui l’on n’a point confiance » (Arch. commun, série AA, carton 5). Le club manifestera de son côté, le 17 mars 1792, aux Jacobins, sa colère de voir président de la Législative « un homme qui, député vers nous à l’époque de nos malheurs, ne nous avait donné que de trop fortes preuves de sa perfide hypocrisie, de sa tendre prédilection pour les vils partisans de la servitude » (reg. B de corresp. du club, ibid.).
3. Le parfait courtisan de l’ancien régime : duelliste, prodigue, plein de morgue, ayant vendu nonobstant à la Dubarry le droit de se réclamer de sa généalogie, terrible dans la répression des délits de chasse sur ses terres très mal entretenues, dit A. Combes, dans Castres sous la Révolution, p. 82.
4. Ibid., p. 80. SAS 2 3 5. Voy. sa proclamation da 10 juillet, et l’organisation de la fête (premier reg. de
la municipalité, fol. 84 recto; premier Livre Jaune, p. 17). Le 26 juillet, elle laisse l'imprimeur Foutanel aflicher un pamphlet anti-religieux (premier reg. déjà cité, fol, 91),
à la suite de la discussion du rapport de Vieillard, elle fut suspendue de ses fonctions, et le régiment de Languedoc, trop dévoué à sa cause, fut éloigné par le même décret !. Il ne partit pas sans protestations * des officiers à la barre de l’Asssemblée nationale ?, sans vociférations et menaces des soldats dans les rues *; mais quand il eut quitté la ville “, quand, le 29 août, la municipalité suspendue céda la place à six commissaires municipaux que le Directoire du département du Lot prit parmi les révolutionnaires 5, la réaction cessa d’être maitresse à Montauban.
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Alors les protestants fugitifs rentrèrent peu à peu f, et l’on put mesurer l'effet produit sur eux par le 10 mai. Quatre jours après la catastrophe, éperdus de douleur et d’indignation, ils avaient projeté d'envoyer un de leurs pasteurs à Paris pour demander justice au pied du trône; ils y avaient bientôt renoncé ”, mais le 4 juillet ils se séparaient de ceux de leurs coreligionnaires qui s'étaient faits les
1. Moniteur, t. V, p. 238; premier reg. de la municipalité fol. 86 recto, Arch. parlementaires t. XVII, p. 371). Le décret qui fut rendu enlevait l’instruction commencée sur les troubles aux juges de Montauban, pour la donner aux officiers municipaux de Toulouse. Entravée par de puissantes complicités elle fut enterrée‘ par le décret d’amnistie du 15 septembre 1791 (voy. Aulard, Jacobins, t. 1, p. 301; L7#, L7#8, Arch. Haute-Garonne).
2. « Ses sympathies pour les royalistes oc notre force et entretenaient notre confiance » (d’Elbreil, p. 45). Voy. Moniteur, t. V, pp. 365, 388. Sur toute la discussion relative à la municipalité et à Languedoc, le Journal national donne un compte-rendu de la séance de la Constituante bien plus complet que le Moniteur. Languedoc avait reçu ordre de partir le 19 août, l’ordre ne’fut exécuté que du 24 au 87 (Miscellanea Devals).
3. Lettre de Montauban du 5 août au Journal de Bordeaux du 7.
4. Le premier bataillon va à Lectoure, le second à Auch (général Suzane, Hist. de l'infanterie, t. IV, p. 865, d’ailleurs très inexacte sur tous ces faits).
5. Le 15 août le directoire du district suspend la municipalité, le 18 la Constituante refuse d'écouter ses partisans, le 25 la municipalité lance une dernière protestation (fol. 103, 111, premier reg. déjà cité; Moniteur, t. V, p. 423, Journal national, t. Il, n° 16). Le 29 août sont installés six commissaires nommés par le directoire du Lot sur avis du district de Montauban, et appartenant au parti révolutionnaire, Fournes, conseiller au présidial faisant fonctions de maire, Jean Garrisson oncle négociant protestant, Besse fils négociant, Pons entrepreneur, J. Pierre Lugan négociant, Bruté inspecteur des manufactures faisant fonctions de procureur de la commune (fol. 116, premier reg. de la municipalité).
6. Ils ne seront rentrés complètement qu’à la fin de l’année.
7. «Le Consistoire douloureusement attristé et consterné avec toute la peine que la sensibilité peut exiger dans les circonstances que la journée du lundi 10 de ce mois a occasionné tant d'horreur et de 2arnage par le sang coulé de nos frères, de la part d’un peuple suscité par la haine, la rage et la vengeance; tous les fidèles de notre Eglise calomniés et taxés depuis longtemps que nous voulions massacrer et égorger tous les catholiques romains de cette ville, ete... » (Brouillon du 14 mai, Arch. du Consist.).