‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 753 sur 889 · AF*ux · texte numérisé non relu

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cette commission DENENT le maire Périès-Labarthe et les juges de paix Gautier et Derey !. De son côté, le directoire du district, dans une lettre au Comité de Législation, réfute avec beaucoup de dignité les insinuations dirigées contre lui-même et contre les autres aulorités : « Des cultivateurs, des négociants, quelques artistes n’intriguent guère », ils se sont appauvris aux affaires, le maire y a gagné une grosse maladie qui le laisse impotent ?., Cependant le Comité de Sûrelé générale commence à relaxer les détenus enfermés dans les prisons de Montauban. Le 7 vendémiaire an III, le 11 (28 septembre, 2 octobre), le club sollicite encore de la Convention et du tribunal révolutionnaire de Paris la mise en jugement des municipaux impliqués dans l’affaire du 10 mai 1790; il dénonce une fois de plus à la Convention, dans une adresse qui y sera lue le 15 vendémiaire, le système de modérantisme qui se dessine et qui menace la liberté, ainsi que les projets hostiles aux Sociétés populaires *. Mais le 11 vendémiaire même, il laisse rentrer dans son sein Fontanel et un autre fédéraliste *. Dès lors, le groupe compact de Montagnards qui avait dominé Montauban est entamé, débordé : le 17, le club demande l'élargissement de plusieurs détenus, notamment de Combes-Dounous, la municipalité prend une attitude indulgente vis-à-vis des municipaux du 10 mai eux-mêmes. Le 12 vendémiaire, un arrêté du Comité de Sûreté générale épure le Comité révolutionnaire de la commune; bien que le premier des membres portés sur la liste du nouveau Comité soit Belluc-Jeanbon, le beau-frère de Saint-André, ce dernier ne peut se faire d’illusion sur ce qui se passe . D'ailleurs, . à Toulouse, le maire montagnard Groussac, à Castres Duprat, naguère meneur du club après avoir été le successeur de Jeanbon dans le ministère évangélique à Montauban, dans tout le Sud-Ouest les chefs du parti démocrate sont insultés, menacés dans leurs fonctions, leurs intérêts particuliers, la vie quotidienne °. 5, Ce n’est sans doute pas la mise en liberté de ses ennemis d'autrefois que regrette Saint-André : dans cette période de thermidor-fructidor, il paraît bien qu’il est intervenu pour sauver la tête de Robert Tassin Duchesne, un des deux individus qui l'avaient insulté à Orléans, et qui, de Nantes où on l’avait incarcéré, lui a écrit des’ lettres à la fois espiègles et fières pour solliciter son pardon ‘. Mais il peut s’in-

1. 5° Reg. du club et 2 Res. de sa correspondance, 2e Reg. de correspondance de la municipalité. Voy. Aulard,. Jacobins, 1. VI, p. 417, et Moniteur, t. XXI, p. 691, l'adresse de la Société de Dijon. Arch. Nat. Dur 134 et Procès-verbal de la Conven-tion, t. XL VI, p. 56.

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