Arrêté du 6 brumaire pour prévenir ces abus (AF1r
2. Arch. commun. Toulon, série D ; Escudier, commissaire pour les levées, à Jeanbon, Roquebrune, 15 vendémiaire.
3. Le commissaire pour la levée à Jeanbon, Lyon, 24 frimaire (Arch. commun. Toulon). S
4. Arrêté de Jeanbon du 22 vendémiaire pour la levée de 500 charpentiers jusque Moulins et Roanne (AF 98). Jeanbon à Lachèze consul à Gênes, 16 frimaire (Guerre : armée d'Italie).
Salut public a mis, le 25 vendémiaire, à sa disposition les lransports militaires !.
Pour réunir le matériel nécessaire aux constructions navales, le Représentant déploie la même activité, et il se heurte aux mêmes obstacles suscités par l’anarchie où se débat la France. Il se procure, nous venons de dire comment, des bois de construction, Ceux du département du Mont Blanc descendent le Rhône jusqu’à Arles, d’où on les transporte à Bouc et par mer à Toulon, ceux des Alpes Maritimes et d’Oneille sont amenés à Antibes où on les embarque pour la même destination ; Jeanbon établit à Arles, pour assurer le service des arrivages par le Rhône, un bureau d'administration de la marine, et il en confie la direction à un capitaine de vaisseau ?. Il voudrait tirer d’autres bois d'Italie, il fait rechercher à Marseille, dans les magasins de la nation, lout ce qui peut être utile à la marine, il tâche d’acheler des toiles à voiles à Vienne, à Ancône. Il manque d’étamine, de linge. « Les fanaux de signaux et de combat, objet indispensable à bord pour les signaux, a été totalement négligé. » Pas d'artillerie : « si des envois successifs ne viennent alimenter notre parc, nous n’aurons rien gagné à accélérer les constructions, » écrit Jeanbon à Dalbarade $. Mais le Représentant ne peut tout faire par lui-même, et quels secours reçoit-il du gouvernement ? Un manufacturier, qui a pris la fourniture des toiles à voiles à l’entreprise, écrit à ce moment : « Je sollicite en vain depuis trois mois des chanvres de la Commission du commerce, je viens d’être forcé de renvoyer la moitié de mes ouvriers, je vais renvoyer le reste si je n’obtiens pas enfin une réponse. La Commission de la marine a joint ses sollicitations aux miennes, point de réponse, point de décision, j'ai offert également de procurer des chanvres de l’élranger, pas de réponse non plus. » Cette même Commission dû commerce a amoncelé dans ses magasins des cuirs, puis les y a oubliés, et se propose d’en acheter à l’étranger. On ne recçoil plus de bois à brûler nide charbon *. D'autre part, les autorités constituées dans les différentes
localités ne défèrent plus aux ordres du Représentant. La munici-
palité de Marseille n’assure point de subsistances aux bâtiments de Etat qui lui en demandent, et néglige de faire transporter au Port la Mortagne les bois de marine. Jeanbon est obligé de la menacer, de lui écrire : «Je vois clairement que si l’on veut sauver la marine de