‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 781 sur 889 · BB* 62, fol · texte numérisé non relu

BB* 62, fol

4. BB 62, fol. 236, BB: 51, fol. 51 ; mesures pour bles des transports, BB3 62, fol. 236, BB3 57, fol. :51,-ET; district, Arch. Bouches-du-Rhône; envoi d’un artificier de Meudon à Jeanbon pour le service des projectiles incendiaires (AF#11 139, 8 fri-

16 frimaire à Villars, successeur de Tilly à Gênes, il annonce que la Méditerranée va être affranchie ‘. Au Comité de Salut public en revanche il ne cache pas ses anxiétés. « Les Anglais croisent constamment sur cette côte; il y a tout lieu de penser qu’ils n’abandon-

neront pas de sitôt cette croisière. Que devrons-nous faire ? Sortirons-

nous ? Il faudra se battre et vous nous l'avez défendu. Or nous ne

passerons pas vos ordres avant que vous nous en ayez fait un

devoir. Il importe donc que vous preniez un parti à cet égard. Si

les Anglais lèvent leur croisière avant que nous n’ayons reçu votre

réponse, nous partirons aussitôt que tout sera prêt; s'ils ne la lèvent

pas, nous attendrons ». Il ajoute : « Quelques vives qu'aient été mes instances pour obtenir de quoi habiller nos marins, la Commission du commerce n’a pas daigné s'occuper de cet objet plus que de beaucoup d’autres....... il est certain que. la cause première de la

désertion des matelots qui s’accroît tous les jours de la manière. la

plus alarmante vient de ce qu'ils sont nus; il est certain aussi qu’avant-hier un homme est mort de froid sur un de nos vaisseaux, faute de vêtements. Il est cruel. . se voir réduit à être le triste témoin de ce spectacle déchirant ?.

: Jeanbon déclare encore que le Comité de Salut piblic ne lit pas ses

lettres, qu’on ne lui envoie ni lois, ni arrêtés des Comités, et que par contre le gouvernément donne à certaines mesures une publicité fâcheuse. Sur bien des choses « il faudrait une décision prompte, et

vous avez tant d’autres affaires » *. À Dalbarade, il adresse des pro-

testations contre l'Agence ou Compagnie d'Afrique, la compagnie de

commerce établie à Marseille, qui veut lui emprunter des marins

pour son propre service : « Que faire à toutes ces demandes incon-

sidérées qui se multiplient chaque jour autour de moi, qu’on porte à

la Commission ou au Comité quand on a eu des refus de ma part? prendre patience si l’on peut ». Il critique la précipitation des envois

de matériel succédant à une lenteur extrême: « La manière d'aller.

vite n’est pas de se presser, mais de travailler avec méthode, » et ïil ajoute, avec une résignation amère : « je fais tout ce que je puis, et tout ce que je sais *, »

‘Saliceti, au contraire, est enchanté : sous huit jours tout sera préts le succès est assuré, annonce-t-il de Nice à Carnot. Obligé d’aller à Marseille presser les approvisionnements, il écrit au même, le 4 nivôse, que l’escadre anglaise a reparu devant Toulon, comptant dixneuf voiles, mais qu’elle est mal en ordre, avec des équipages peu nombreux et harassés : « Elle attend, à ce qu’on dit, un renfort de quelques vaisseaux. Mais que ce renfort lui arrive encore, elle ne

maire). Jeanbon au Comité de Salut public, 21 frimaire, sur la demande de Vidal et

Delbrel, il s’agit de combattre l'escadre espagnole de Gravina qui défend la place (col-

lection Maurice Loir).

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