SON DISCOURS SUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE
- de trouver un mode d'exécution plus facile », et «tous les jours vous faites de nouvelles lois, vous êtes accablés sous leur poids énorme. Vous en avez tant que le droit romain n’est pas plus volumineux, ce ne sont donc pas les-lois qui vous manquent, c’est l’action du gouvernement. » Le 27, il fit:ajouter à un décret qui reconstituait les administrations de département et leur rendait les fonctions dont le décret du 14 frimaire an II les avait dépouillées, l'obligation pour ces administrations de rendre compte chaque décade au Comité de Sûreté générale de l’exécution des lois, et notamment des lois relatives aux émigrés, aux réfractaires et au libre exercice des cultes . Applaudi par la Convention pour chacune de ces motions, il vit par contre le 25 germinal (14 avril), Marec proposer au nom du Comité
de Salut public l'envoi à l’armée navale de la Méditerranée de Niou, °
son rival, et dans quels termes ! Legendre objeclait que Niou n’était pas le seul dans l’Assemblée qui pût remplir cette mission, peutêtre pensait-il à Jeanbon pour lequel il semble avoir eu quelque sympathie. Marec répondit : « tous les membres de cette assemblée ne sont pas également propres à la même mission, surtout quand il s’agit de la direction des armées navales », et Reubell, collègue de Marec au Comité, ajouta : « Est-il beaucoup de membres de cette assemblée qui se connaissent en. construction de vaisseaux, qui puissent bien diriger les opérations d’une armée navale? combien y en a-t-il parmi vous? qu'ils se lèvent ! Nous avons cherché, nous en avons trouvé un qui a déjà rempli une mission avec honneur et nous l'avons choisi. » Saint-André ne protesta point. Le 27, Jeanbon entendit Rouyer, au nom du Comité de Marine, demander qu’il fût payé à tous les ofliciers et administrateurs de la marine ayant plus de vingt ans de services et destilués par la Terreur une partie de . leurs appointements. La motion pouvait se défendre : mais combien menaçants pour Dalbarade, pour Saint-André, les considérants qui l’accompagnaient et qui flétrissaient « les caprices d’un ministre -inepte », et « le système destructeur » naguère en vigueur ?!
Le 3 floréal, Jeanbon sollicita de la Convention des secours en faveur de petites nièces de Fénelon qui se trouvaient orphelines et dans la misère. Le nom de Fénelon, dit-il, «est cher aux amis de la vérité et de l'humanité. Il sufiit d’avoir lu Télémaque pour reconnaître le droit de son auteur à la bienveillance nationale ». La Convention décida qu’un rapport lui serait incessamment présenté *.
Sur un rapportde cette commission des Sept que Jeanbon avait fait inslituer, l'Assemblée avait nommé une commission de onze membres chargée de préparer la Constilution, et aussi d'étudier les moyens de donner plus de ressort et d'activité au gouvernement actuel. Le 7 et le 11 floréal, la Convention avait discuté cette der-