‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 816 sur 889 · Voy. plus loin, p · texte numérisé non relu

Voy. plus loin, p

4. Moniteur, t. XXIV, p. 558, Procès-verbal, t. LXII, p. 149. Voy. AFrr 30, AFu 189. L'arrêté de Jeanbon du 2° jour sans culottide pour assurer des secours aux femmes et enfants des ouvriers employés dans les ports, a été confirmé par Niou le 13 pluviôse ; la Convention, le 2 ventôse, décrète qu’il ne sera pas mis à exécution Procés-verbal t. LVI, p. 33). Toulon reprend son nom le 27 ventôse.

( 5. Renaudin est arrivé le 13 germinal. Sur les événements du 1 au 5 prairial, voy. Moniteur, t. XXIV, pp. 558-560, 586, 634. Compte rendu de Chambon, contenant des lettres de Niou du 5 prairial an If sur l’escadre, 52 pp. in-8, brumaire an IV (Biblioth. nat. Le, n° 354), Cadroy à ses collègues, membres du corps législatif,

bon à cette nouvelle dissimule mal ses appréhensions. Comme dans toutes les émeutes précédentes, on croit que les révoltés veulent livrer Toulon aux Anglais ; la Convention décrète d’arrestation Escudier, Ricord, Saliceli. Legendre insinue que Laignelot vient de se concerter avec les inculpés, Marec déclare que Laignelot « a assassiné tout ce qu’il y avait à Brest d’honnêtes gens », et Laignelot est aussi décrété d’arreslation. L'Assemblée renvoie devant la commission militaire qu’elle a instituée Romme, Du Roy, Goujon, Bourbotte, Soubrany, Prieur de la Marne; et Bréard, à son tour, racole des dénonciations contre ses anciens amis de la Montagne. Le cercle se resserre autour de Saint-André !.

Le 9 prairial (28 mai 1795), Hardy prend la par ole au début de la séance. « Nous avons déjà, dit-il, fait justice d’une partie des auteurs de cette conspiration, mais je crois que les deux chefs du directoire de la révolte siègent encore dans cette enceinte. Je dénonce ici

comme des conspirateurs très dangereux Jeanbon Saint-André et

Robert Lindet. Le premier disait aux Jacobins qu’il avait les mêmes sentiments que Robespierre, il s’applaudissait d’avoir: fait assassiner ceux qu'il appelait les fauteurs de Kervelegan. On sait quels torts il a faits à la marine de la République », et « quoique l'homme le plus fin et le plus rusé, on se convaincra qu'il est coupable si l’on se rappelle son embarras hier à la nouvelle que nous avons reçue de la prise de Toulon par les rebelles. » Hardy passe ensuite à Lindet, reconnaît qu’il lui est redevable du salut de toute sa famille, mais, ajoutet-il, «je ne vois que la patrie. » On lui observe que l’Assemblée n’est pas en nombre. Bientôt après, Henri Larivière recommence l'attaque, il accuse Robert Lindet, Carnot. « L'ancien Comité de Salut public, dit-il, a été composé de trois partis : dans le premier étaient Robespierre, Saint-Just et Couthon, dans le second Barère, Collot et Billaud, dans le troisième Prieur de la Marne, Carnot et Lindet ». Plusieurs voix ajoutent : « et Jeanbon ». Hardy conclut en demandant « l’arrestation de tous les membres des anciens Comités de Gouvernement ». Carnot se défend de façon pileuse, proteste qu’il s’est renfermé dans son département et qu’il n’est pas responsable des signatures qu’il a données pour les autres services. Gouly réplique qu’il faut punir les chefs des dernières insurrections : « Pour quoi je vote l’arrestation des Représentants du Peuple Robert Lindet, Voulland, Jeanbon Saint-André, Jagol, Elie Lacoste, Lavicomterie, David,

déjà cité; Henry, op. cüt., t. Il, p. 200-201; Brun, op. cit., t. Il, pp. 269-273. Voy. aussi Frédéric Masson, La révolte de Toulon en prairiul an: IIT, 1875, Paris, in-8, beaucoup moins impartial et sérieux que les ouvrages postérieurs du même auteur. Lettre de Chiappe in-extenso BB3 78, fol. 144. Chiappe (Ange-Marie), né

Sartène (Corse) en 1766, député suppléant de la Corse aux États-Généraux, officier. municipal de Sartène, administrateur du département, député de la Corse à la Con-

vention, membre des Cinq Cents, consul, puis sous-préfet sous l’Empire, rentré dans la vie privée en 1814, mort à Paris, le 18 juillet 1826 (Dict. des Parlementaires).

1. Moniteur, t. XXIV, pp. 558, 560, 563, Procès-verbal, t. LXII, pp. 151, 152, 153. j

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