Procès- verbal, t.. LX VIII, pp. 55 et
3. 6° Reg. du club 25, 29, 30 prairial. La séance du 4 messidor est la dernière au Registre.
l'impuissance de nuire ce Jeanbon qui, pendant si longtemps, nous prêcha effrontément le crime ! ». Mais le directoire du district écrivait au département du Lot que dans la Société populaire, au nombre des antagonistes de la Terreur on voyait « des étrangers de la Société qui, sous prétexte de terrorisme, auraient voulu détruire les patriotes », et d'Elbreil ne fait pas difficulté de reconnaitre que tel était bien le plan des royalistes ?. La députation.du Lot était maintenant toute thermidorienne : Jeanbon n’y figurait plus, Albouys était mort le 13 prairial, Delbrel, Monmayou, Cavaignac avaient adhéré à la réaction, Sartre qui, après avoir été le lieutenant de Jeanbon à Montauban, s’étail vu emprisonner comme fédéraliste, siégeait à la Convention depuis le 18 thermidor. Les conventionnels du Lot pro posèrent, le 26 thermidor, des changements dans les autorités constituées de Montauban. Le 23, le directoire du district avait déjà destitué … les juges de paix Gautier et Malfre, et la municipalité dénoncée comme datant d'avant le 9 thermidor, élait obligée de répondre « quelques-uns de nous, nommés par le peuple, le sont de bien plus ancienne date, est-ce un motif de reproche? non sans doute, dès que nous avons tenu une conduite irréprochable *. » Les électeurs nommés à Montauban le 21 fructidor, et qui devaient élire les députés du nouveau corps législatif, furent presque tous des arislocrates. Poncel- 4 Delpech, qui était réactionnaire mais non royaliste, écrit : «le roya= Jisme et l’aristocratie ont préparé, depuis plusieurs semaines, ce : choix qui a justement alarmé tous les patriotes », et d'Elbreil convient que les royalistes se portèrent en masse au scrutin. Selves fut nommé président d’une section, puis électeur, et la dépulalion du Lot, constituée le 24 rendémiaire an IV (15 octobre 1795), se composa d’indigènes de républicanisme au moins tiède, les conventionnels Sallèles et Bouygues, l’ex-président de l’administralion départementale fédéraliste Combes-Dounous, les anciens députés à la Législative Lachièze, Duphémieux, Brugoux, et Doumerc aîné de Montauban, un ancien ami de Saint-André passé au parti adverse, avec en plus. Lanjuinais, Larivière, Saladin, meneurs de la majorité thermido- -rienne dans la Convention; parmi les suppléants figurent Durand- Maillane, Boissy d’Anglas, Courtois; Isnard, noms significalifs ‘. Même si la loi n’eût pas interdit à Saint-André toute candidature,
AU
1. 2 Reg. de correspondance de la municipalité, 11 messidor, L' 57 Arch. du Lot, Dur 134 Arch. nat. adresse de citoyens de Montauban. à 8. L 81 Arch. du Lot; Notice d'Elbreil, p. 123. 2
3. L 74 Arch. du Lot, lettre de La Boissière, Cledel, Monmayou et Delbrel 20 messi- 4 dor ; Dr 134 Arch. nat. : lettre de Sartre, Monmayou, Delbrel, La Boissière, Blaviel, 3 Bouygues ; Lxix Arch. Tarn-et-Garonne, fol. 3 et 4; lettre de la municipalité au Co- = mité de Salut public le 27 fructidor, 2€ Reg. de correspondance. Le
4. Registre Poncet, p. 563, Notice d’Elbreü, pp. 121, 123 ; 2e Reg. de correspon- 2 ‘dance de la municipalité, 24 et 27 fructidor ; Arch. nat., Br 22 ; lettre de Montauban du ? vendémiaire an IV, au Journal des hommes libres (n° 123 du t..IV, p. 477, 5
Biblioth. nat. Le?, n° 733) : « les sections ont nommé comme électeurs des ci-devant & mobles, des conseillers à la cour des aides, des manufacturiers royaux, enfin tout à ce que l'aristocratie a de plus déhonté dans notre commune »,