‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 840 sur 889 · RER · texte numérisé non relu

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POLÉMIQUES DE JEANBON DANS LE JOURNAL L'AMI DES LoIs 1085

supplée à ce qu’il ne sait pas par les conseils de ceux qui savent, et qui, s’il se trompe, au moins raisonne et ne calomnie pas... ...... Je crois si peu qu’on organise un corps de marine comme un Comité révolutionnaire que j'ai été fort étonné de voir avec quelle légèreté on a demandé la suspension provisoire des lois maritimes du 3 brumaire, ce qui suppose qu'on a cru faire passer le nouveau plan en un tour DORE RTE RE En ee Met Laissez-là tout ce fatras qui ne dit rien et venez à la question. Faut-il remettre les consommations aux mains des consommateurs? La force militaire doit-elle être confondue avec le pouvoir administrahou doit-ehe én ôtreséparée tr ain de dou ssnh ae te Si la faculté d’ordonner les dépenses est attribuée à un individu, et la comptabilité à un autre, où donc sera la responsabilité ?

«Répondez à ces questions et ne vous battez plus les flancs pour mettre dans les journaux des articles qui prouvent tout au plus que vous voulez dire beaucoup de bien de vous, et beaucoup de mal des autres?»

Mais Jeanbon dut comprendre qu’il bataillait en pure perte, que son rôle était fini dans un pays où les voix passionnées et les paroles convaincues n'étaient plus écoutées, où la population lasse des révolutions glissait à l’oubli de son idéal et de ses ambitions patriotiques d'antan.

Le Directoire, effrayé des progrès de la Société du Panthéon, la faisait fermer en même temps que les clubs royalistes ?. A Toulon, les querelles continuaient entre anciens et nouveaux propriétaires, entre les émigrés rentrant sous mille prétextes et les immigrés républicains ; mais le 17 frimaire, le Conseil des Cinq-Cents refusait de poursuivre Chambon et Cadroy dont on lui dénonçait la complicité dans les massacres du Midi, Thevenard était remplacé dans ses fonctions, et il ne restait à Toulon de l’ancien personnel révolutionnaire que l'amiral Martin *. À Brest, les membres du tribunal révolutionnaire, élargis en vertu de l’amnistie du 22 vendémiaire an IV, se dispersaient suivant des destinées différentes pour disparaitre définitivement dans l’oubli *. La cour martiale maritime réunie pour juger les officiers inculpés à la suite des combats de prairial commençait ses opérations dans des conditions qui, nous l’avons déjà dit, ne permettaient pas d'espérer la pleine lumière : « le laps trop considérable de temps et la nature critique des circonstances qui ont arriéré el entravé le cours de cette procédure, ont laissé à désirer plusieurs renseignements non moins importants que ceux procurés », disait de l'instruction le capitaine de vaisseau Barbier: qui l'avait conduite. Et,

1. No 155 (22 nivôse an IV) de l’Ami des Lois, article signé de Jeanbon.

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