Buchez et Roux, t. XXX VII, p
3. Moniteur, t. XX VIH, p. 508; Buchez et Roux, t. XXX VII, pp. 116 à 137, Cadroy à ses collègues membres du Corps législatif, déjà cité.
4, Ce décret met en liberté tout citoyen non prévenu de meurtre, d’assassinat, de vol, d’attentat contre la liberté et la sûreté publique (Moniteur, t. XX VI, p.212). Voy. Levot, pp. 413-420, sur leur fin très obscure. Donzé-Verteuil mourut à Nancy en 1818.
dans le doute où ils se trouvaient, les membres du tribunal, anciens montagnards et ofliciers réintégrés, tous d’ailleurs aspirant au repos et à l’oubli des discordes passées, se résignaient à pratiquer l’absolution dans des proportions aussi larges que possible. L’acquittement de Bompard, le 17 brumaire, le verdict qui les 28 et 29 pluviôse frappa Gassin d’une peine légère, qui déclara Dumoutier coupable mais exeusable, et renvoya les autres dés fins de la plainte, tout cela était la démonstration décisive que dans la marine on renonçait à rechercher les responsabilités et les fautes qui avaient entravé l’œuvre de réorganisation tentée par la Terreur ‘.
Jeanbon n’était plus à Paris quand furent absous les officiers traduits devant la cour martiale de Brest. Il s'était sans doute décidé à rejoindre son poste. Le 6 pluviôse an IV (25 janvier 1796), nous le
trouvons à Montauban, il s'y repose au sein de sa famille avant de
s’expatrier ?. Il ne partit cependant point pour Alger sans rompre uue dernière lance en faveur des idées qui lui étaient chères. À Montauban, les révolutionnaires se réunissaient à nouveau dans un club : «le cercle républicain », qui siégeait au Temple des Carmes. Bafoués
par les royalistes, traités de «canaïlle, marmaille, groupetaille », ils se:
déclaraient fiers de leur pauvreté, et aux insultes de leurs puissants adversaires ils répondaient « que les vrais défenseurs de la patrie se tirent bien plutôt des ateliers que des bureaux * ». Jeanbon, dans l’Ami des Lois, avait inséré des lettres de Montauban où l’on dénonçait la tactique des royalistes, où on les représentait se faisant, ainsi qu’en 1790 et 1791, les champions d’un catholicisme intolérant et menaçant la liberté du culte calviniste *. Un certain Monméjea cadet
riposta dans le Messager du Soir ou Gazette générale de l'Europe
du 28 nivôse avec une extrême violence. S'adressant nettement à Jeanbon, il prit la défense de « cette aristocralie mercantile » à qui, lui disait-il, « vous en voulez tant »; elle avait été bienfaisante, car,
1. BB# 37; voy. chap. xvir et xix passim. Jugement d'Étienne, 8 brumaire, de Benoist, Alary, Tardy, 88 et 29 pluviôse, et toujours les 28 et 29 pluviôse, de Dumoutier et Gassin, seuls reconnus coupables. Le tribunal est composé des contre-amiraux, Vence, président, Thirat, Bouvet et Niellv, des capitaines Le Veyer, Tiphaigne, Maistral, Le Roy, Longer, Raillard, Le Beau; rapporteur, le capitaine Linois; membres du jury, les capitaines Henry, Larchantel, Villemandrin, Le Morandais, les lieutenants Pevrieu, Petit, Prevost la Croix ; les capitaines Duchesne, Thomas et Daugier, défendent Benoist, Alary, Tardy, Dumoutier et Gassin. Cf. rapport de la Commission de marine au Comité de Salut public au sujet du mode de procédure à choisir pour les ofliciers inculpés à propos du combat de Pile de Groix : le jury n’est pas bon, car « dans une affaire de ce genre, il faut éviter l'influence des pairs, et l’effet de l'indulgence qu'on pourrait accorder dans l'espérance de l'obtenir en pareille circonstance » (BB! 10, fol. 10).
2. N° 179 de l’Ami des Lois, lettre de Jeanbon de Montauban, 6 pluviôse an IV.
3. « Les patriotes de la commune de Montauban réunis en cercle républicain aux ci-devant Carmes, pour la lecture des papiers publics et pour notre instruction commune », au Conseil général de ia commune, 15 ventôse an IV (4 p. in-8, collection Em. Forestié).
4. Nos du 9, du 19 et du 23 frimaire ; dans ce dernier qui attaque Doumere, on se félicite que Monmayou, Cavaignac, Cledel, restent membres de la législature ; voy. aussi numéros du 5 et du 26 nivôse, du 12 ventôse.
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