‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 858 sur 889 · Diseours du ? frimaire an XII · texte numérisé non relu

Diseours du ? frimaire an XII

2. Discours à lu Sociélé des Sciences et Arts; 8e Reg. de délibérations du Consistoire, fol. 62 recto, 7 février 1810, Arch. du Consistoire Montauban. :

3. Prière de Marron, 5 floréal an X, à Paris à la suite de son Discours sur le rétablissement de la religion : « Préserve-nous, mon Dieu, du poison d’une doctrine qui, en usurpant le nom de la philosophie n’a que trop étendu ses ravages. » Pradel rappelle dans le sein de l'Eglise ceux qui « dans les jours nébuleux de l'erreur ou de la proscription » se sont montrés « indifférents aux destinées d’un culte bien cher » à leurs ancêtres (collection de M. le pasteur Vielle, Montauban).

communiquer au Premier consul. Bonaparte, après une explosion de

- colère, comprit probablement qu’à un ancien membre du grand Comité de Salut public il ne pouvait demander la passivité d’un fonctionnaire de l’ancien régime : « Jeanbon a voulu faire son petit Simplon », dit-il ‘, Nicolas assure que c'est à la suite de cette incartade que Jeanbon perdit la place de commissaire général, rien n’est moins prouvé, .et Bonaparte ne paraît pas avoir tenu rigueur à l’ancien conventionnel de cet acte non plus que de ses propos hardis ?. Il ne trouvait point mauvais sans doute que quelques-uns de ses principaux fonctionnaires conservassent des allures indépendantes el susceptibles de faire illusion à la foule.

Jeanbon ne jouait plus aucun rôle dans l’organisation et la direction de la marine. Napoléon ne lui demanda jamais, semble-t-il, de conseils sur ce sujet *. De même que les gouvernants de la Révolution, à l'exception de Saint-André, et comme ceux de l’ancien régime, plus même qu'eux tous étant données ses origines, Napoléon n’avait d'yeux que pour les armées de terre et pour les guerres du continent. Lorsqu'il voulut combaltre directement l'Angleterre, à l'instar du Comité de Salut public et des ministres de la royauté, contrairement aux idées de Jeanbon, il n'eut point la patience d'édifier lentement des flottes capables de disputer l'Océan à nos rivaux, il voulut vaincre par ses soldats et sur terre, jeter la Grande armée sur le sol britannique, entreprise irréalisable depuis que les forces navales reconstituées par Saint-André avaient été anéanties. Ce ne furent même que des velléités, des projets éphémères. Napoléon y renonça au premier mécompte, retourna bien vite aux guerres du

continent, laissant l'Angleterre asseoir définitivement sa domination sur les mers. Jeanbon du moins, quand il en trouva l’occasion, exposa quelques-unes de ses considérations favorites sur les opérations maritimes. Dans son mémoire sur les moyens d'attaque contre la Régence d'Alger, à propos de la nécessité de protéger notre commerce par des croisières de frégates sur les côtes barbaresques, il recommandail au ministre de « ne pas tolérer de la part des officiers des relâches sans motifs et les séjours oiseux dans les ports où l’on n’apprend pas son métier, et où on ne le fait pas », il voulait que les croisières qu’il proposait fussent « toujours en mouvement » et se trouvassent partout, et il concluait : « ce n’est pas à un amiral que je dois me permettre d'observer que le service actif des frégates est la véritable école des marins ». L'ancien Représentant à Brest et Toulon gardait d’ailleurs avec fierté le souvenir de l'impulsion qu'il avait donnée à la marine

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