XX INTRODUCTION
combat Choudieu, avec qui est Richard, il ne dit pas de mal de celui-ci, il le HQE « un homme d'honneur », et ne Jui connaît « € l’autre défaut que de se laisser guider par Choudieu ». Les attaques de Levasseur lui causent d’abord plus de douleur que de colère; il faut qu’elles se répètent, qu’elles augmentent de violence, pour qu'il arrive à dire du mal de Levasseur. Enfin il écrit à sa femme, le 13 germinal : « Point de ressentiment ni de vengeance contre mes oppresseurs : ne seront ils pas assez punis par leurs remords ? Que jamais aucune passion odieuse ne déshonore la gloire de mon sacrifice. » | 4 La vanité. Le désir de faire parler de soi, d attirer sur soi l'attention, est encore un écueil pour la véracité. Peut-être Philippeaux n’a-t-il pas été exempt de vanité. Il semble bien qu'il aime assez à raconter les choses qui sont à son avantage. Quand il esquisse à grands traits son passé avant la Révolution, il nous dit avoir toujours été du côté du faible contre le puissant, de l’opprimé contre l'oppresseur. Lors des poursuites intentées au Défenseur en juillet 1792, ses paroles au commissaire du roi et au juge de paix, telles qu'il les rapporte, sont pleines de noblesse (1). Il raconte également avec une certaine complaisance qu’à cette occasion la Société populaire du Mans l’acclama, jura de faire cause commune avec lui (2).
décret d'accusation, car cet homme m'a calomnié dans ses feuilles ; mais je dois oublier mon injure personnelle, au moment où je deviens juge, et ne consulter que les principes austères de la justice. »
(1) « J'ai dit au commissaire du roi, lorsqu'il me prévint de la dénonciation ministérielle : «Monsieur, point d'esprit de corps ni de « distinction ici : sous l'empire de l'égalité, tous les hommes doivent « être égaux aux yeux du magistrat », etc. Il dit au juge de paix que les persécutions de la tyrannie « ne parviendront jamais à flétrir la dignité de son caractère, ni à affaiblir.. son zèle à défendre les droits sacrés du peuple; qu’il portera ce dévouement jusqu’à mourir, s’il le faut, dans cette lutte honorable », etc. V. pp. 69-70,
(2) Ce qui est du reste confirmé par les procès-verbaux des séances de la Société. V. pp. 71-72,