‹ Le coq du clocher (volume 2)Chapitre 13 sur 20 · LE C · texte numérisé non relu

LE C

un dernier murmure de deuil et de regret. Les restes Mu châtpau révélaient un édifice imposant , dont la date remontait à la plus belle époque de l'art gothique. A peine en restait-il une aile debout ; encore ses proportions gigantesques , ses distributions intérieures la rendaient-elles inhabitable. Pour Tusau'e des hôtes actuels , il avait fallu construire sur les anciens communs une maison de campagne dans le goût moderne , convenable en tout autre lieu , mais écrasée ici par le spectacle de ces ruines grandioses. Tout cet ensemble composait le château de La Chênaie et les débris du vaste domaine qui en forrnait autrefois la dépendance.

C/est de ce côté que s'avançaient les deux amis. Evariste avait pris lesu devants et se dirigeait vers un tertre ombragé de châtaigniers , d'où l'on embrassait la vallée entière , avec La Ch<^nnio comme premier plan et aiiloin le cours feinuoux de riVrgentine. INotre héros voulait y établir son observatoire et y combiner sa slra-

tégie. Il opérait à la manière des grands capitaines , sur le terrain même et avec les objets sous les yeux. Point d'importuns d'ailleurs , point de surveillants. La cloche de l'église faisait un dernier appel aux fidèles en retard , et peu à peu les chaumières se dépeuplaient toutes au profit du lieu saint.

— Attention ! mon petit , dit Evariste en gravissant le tertre , nous arrivons sur le théâtre de nos opérations.

— Voilà un mot bien ambitieux , répliqua Jules.

— Il te le paraîtra moins tout à l'heure , mon petit. Suis-moi , en attendant , par-dessus cet échalier.

Sur un mouvement de bride , Quiroga franchit l'obstacle , et l'alezan de Rieussec en fit autant. Ariel avait donné l'exemple.

— Tn m'as compris , n'est-ce pas? dit Evariste en reprenant la conversation. Je veux faire une fin.

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