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Le cordon bleu. Nouvelle cuisinière bourgeoise

Encouragée par la bienveillance que le pu- ' blic a bien voulu accorder à mon ouvrage , dont plus de dix mille exemplaires ont été rapidement enlevés, je me suis décidée à publier cette seconde édition, augmentée de beaucoup de recettes omises dans la première. Je traite aussi de l’office, partie essentielle, surtout pour les familles qui, passant l’été à la campagne , ne peuvent faire venir de Paris ces friandises qui coûtent si cher, et qui reviennent à moitié prix quand on les fait chez soi.

Fille d’un chef de cuisine qui a fait ses preuves chez deux ministres, un ambassadeur, et un - député connu par son goût pour la table")! élevée près de lui, je puis dire avoir goûté les sauces avec le lait de ma mère. A peine avais -je quatorze ans, que j’aidais mon père avec succès dans les

vj AVANT-PROPOS,

fondions importantes de sa place. C’est donc par la pratique que j’ai acquis ces connaissances , et c’est par amour pour mon art que je cherche à en faire profiter le public.

Je ne dirai pas comme certain cuisinier : Pour faire un verre de jus, prenez vingtcinq volailles, etc... Je m’adresse aux grandes comme aux petites fortunes, et mes recettes, simples, faciles, n’ont rien de trop coûteux.

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