ATTACHÉES AU ‘GQRDON SÉRAPHIQUE
Nous disions tout-àslheure qu’elles étaient |
merveilleuses. En effet, elles comprennent le trésor incomparable des fndulgences et Absolutions générales. qui foht' de la famille franciscaine une merveille unique én,son genre. Les confrères du Cordon séraphique tnt droit à toutes ces grâces. On peut en avoir le détail dans le catalogue que nous joignons à cette petite MVotice et dans celle de l’Archiconfrérie du Cordon publiée, en 1871, par le R. P. Laurent, ancien Provincial des Capucins de France. En voici trois qui brillent entre toutes les autres ; elles ont été confirmées par
N. T.-S. P. le pape Pie IX, par deux décrets en date du 12 mars 1855 et du 14 avril 1856.
1®© Toutes les fois qu’on récite six Pater, Ave et Gloria, on gagne toutes les Indulgences, plénières et partielles, de la Terre-Sainte ; toutes les Indulgences, plénières el. partielles, de toutes les basiliques et de jous ‘les sanctuaires de Rome ; toutes les Indüfgénces, plénières et partielles, des sanctuaifes d'Assise, . etc. ; c’està-dire des milliers d'induigences plénières et certainement plus de cent , mille années d’indulgences partielles. Il y::2'1à un océan presque infini de miséricoides ; il y a 1à de quoi délivrer chaque jour des’ihilliers de pauvres âmes du purgatoire. Et l’on peut gagner ces trésors autant de fois par jour; qu’on le veut : iln’est pas nécessaire d’avoir communié le matin ; ; il suffit d’être en état de grâce, contrit de ses péchés, et décidé à demeurer trés-fdèle à Notre-Seigneur.
2° Toutes les fois qu ’oh communie, indulgence plénière ; et, en outre, lorsqu’ après la communion on récite le psaume | Exaudiat avec quelques courtes prières que l’on trouvera ci-après, on gagne (grâce admirable !) toutes les indulgences plénières et partielles de tous ?:8 sanctuaires de la terre. Ceux qui ne savent ou ne peuvent pas lire, récitent à la place de ce psaume et de ces prières
Se
trois Pater et trois Ave, aux intentions du Pape. 3° Mais ce quiest plis précieux encore, les confrères du Cordon jouissent d’une faveur unique, accordée dans l'Eglise à l’humble famille de saint François, et qu’on, appelle l’absolution générale. Cette grande abgolation franciscaine consiste dans la restitution de Pinnocence du Baptême. C’est là une grâce qui dépasse toutes les autres. Dans cette grâce, téute franciscaine, il y à d’abord ce qu’on pouÿræit ‘appeler le côté général, c’est-à-dire l’exemptjen; le pardon des peines du purgatoire, en d’autrès termes l’indulgence plénière ; puis, le côté spéoia} qui consiste dans un renouvellement miséricordieux de l’innocence du baptême, proportionné, AUX dispositions du fidèle qui reçoit la susdite abeblation. Ce n’est point la grâce sacramentelle ‘du baptême, laquelle ne saurait être renouvelée : s'est la même plénitude de pardon, que nous aVons reçue au jour sacré de notre baptême, et l'entière restitution de la sainteté et de l’innocente , baptismales. — La première partie de la grâce de l’absolution générale, l’indulgence plénière est applicable, par mode de suffrage, aux âmes du purgatoire; tandis que Îa seconde est toute personnelle et par conséquent incommunicable. Quel trésor que cette restitution de l'innocence de notre baptême ! Comme elle
nous rend digne des regards du bon Dreu ! Comme elle attire en nous JÉsus-CHRIST, avec tous les trésors de son Sacré-Cœur ! Comme elle permet à la sainte Vierge immaculée de nous contempler avec un maternel amour ! Comme elle nous prépare à recevoir dignement la «tès-pure Eucharistie ! Enfin, comme elle nous rend beaux aux yeux de l'Eglise du ciel et de l’Egfise de la terre! Une âme ainsi purifiée, ainsi entichie, est un ciel vivant où règne et vit pleinemont:J£sus-CHRIST, avec son Père céleste et l’Esprit sanctificateur.
On peut recevoir l’absolution générale trentesix fois par an, par le ministère d’un Frère-Mineur ou d’un directeur du Tiers’Ordre ou d’un prêtre quelconque, approuvé powr'les confessions. D’abord aux jours de fête: qui suivent : le jour de l’Immaculée-Conception, à Noël, à la Circoncisicn, à l’Epiphanie, à la Purification, à la Saint-Joseph, à l’Annonciation, au dimanche des Rameaux, à chacun des jours dé’!a Semaine-Sainte, au Dimanche de Pâques, à«l’Ascensicn, à la Pentecôte, à la Trinité, à la FETr-DIEu, à la fête du Sacré-Cœur, le 21 juin, (en mémoire du cinquantième aniversaire de l’entrée du Pape Pie IX dans le Tiers-Ordre), à la Saint-Pierre, à la Visitation, à la fête de Sainte-Claire (le 12 août), à L'Assomption, à la Saint-Louis, à la Nativité, à
la Saint-François (le 4 octobre), à la Toussaint, à la fête de Saïinte-Elizabeth de Hongrie (le 19 novembre), à la Présentation, et enfin, le 25 novembre, à la fête de Sainte-Catherine, vierge et martyre. En outre °on*peut recevoir l’Absolution générale quatre foig eñèpre par an, n'importe quel jour, et ces quatre fôiesIà on reçoit de plus la Bénédiction Papale &0kine au 21 juin: en tout trente-six fois par ag. ,
Je le répète : la esthhtion de l’innocence du Baptême, quelle grâce. inefable ! quel gage de salut ! quel moyen de-sanctification ! Ne l’oublions pas, chaque confrère du Cordon peut la recevoir de tout prêtre régulièrement autorisé à confesser. En effet, tot, gonfesseur, quel qu’il soit,
est investi de ce pouvoir par un Indult général du
supérieur de l’Ordre de Saint-François, par cela seul qu’ur enfant de SaihtsFrançois se présente à son tribunal. .
Quoiqu'on trouve daÿrs' Îék manuels franciscains de très-belles et très-préciéuses formules pour cette grande absolution générale, il est bon de savoir que ces formules ne sont pas indispensables, et que l’intention du confesseur suffit, du moment qu’elle est exprimée par une formule quelconque.
Pour donner l’absolution générale à un confrère
du Cordon, il n’est pas du tout nécessaire que le
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confesseur soit affilié à la famille franciscaine. Aux jours de fêtes indiquées ci-dessus, on peut recevoir l’absolution générale, à partir de la veille à midi, et le jour de la fê'e jusqu’à minuit. Parune concession récente, les prêtres que les devoirs du saint ministère empêcheraient de recevoir l’absolution générale au jour indiqué, ont, pour aller la demander, une latitude de huit jours avant la fête.
Enfin, à l’article de la mort, les confrères du Cordon séraphique reçoivent cette même grâce de la Bénédiction papale, de l’Indulgence plénière et de la restitution de l’innocence de leur baptême, de la main du prêtre qui les assiste.
Ces trois admirables faveurs spirituelles ne doivent-elles pas rendre bien chère à notre foi l’Archiccnfrérie du Cordon de Saint-François, ainsi que l'Œuvre de Saint-François de Sales, qui nous les apportent ? Tous les vrais chrétiens devraient en faire partie, tant pour eux-mêmes que pour le soulagement des âmes du Purgatoire. La corde du patriarche séraphique leur rappellerait sans eesse les vertus de Saint-François, la protection dont il les entoure et l’esprit de péxitence, de pauvreté, de chasteté et de charité qui doit embaumer leur vie,
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