‹ Le corindon, gisement, distribution, exploitation et usages [microforme]Chapitre 36 sur 131 · HORNBLENDE · texte numérisé non relu

HORNBLENDE

| Bien que moins fréquente que la biotite, la hornblende est souvent l'élément ferromagnésien dominant.

Le D° Adams, dans sa première description du gisement de Dun-

gannon, signale qu’on peut souvent distinguer à l'oeil nu dans le même échantillon, deux variétés distinctes de hornblende, toutes deux vertes. Le même fait se retrouve dans les affleurements des prolongements sudouest et nord-est de la bande. Les individus de hornblende sont généralement plus gros et plus voisins des cristaux parfaits que ceux de la biotite. On y distingue souvent très bien les clivages prismatiques à 124°. La première variété a un plus grand angle de bissectrices; elle est très polychroïque et ses teintes vont du jaune pâle au vert foncé. Elle donne au chalumeau une flamme très chargée de soude et fond en se boursouflant pour donner un verre noir. Cette variété contient sans doute une grande quantité de soude, mais se rapproche par sa composition de la hornblende commune.

La deuxième variété, dont le type a été choisi dans une série d'affleurements à 2 milles er.viron à l'est du village de Bancroft dans le canton de Dungannon, a un petit angle des bissectrices, un grand angle d'extinction et un fort polychroïsme dans les teintes bleues; c'est probablement de l'arfvedsonite. Elle se présente en grains hypidiomorphes ayant les clivages habituels de la hornblende.

HASTINGSITE.

Le nom d'hastingsite a été proposé par Adams et Harrington pour une va: été basique remarquable de hornblende pour rappeler la région ou on l’a découverte.!

L'hastingsite se reconnait dans les coupes minces de syénite à néphéline, par son très grand polychroïsme. Les sections parallèles à la base sont d’un vert jaunâtre en lumière parrallèle au clivage. En même temps la hastingsite se distingue par un angle d'extinction remar-

quablement grand, le maximum observé se tenant aux environs de 30°.

De temps en temps on trouve des fragments à très faible polychroïsme (ce sont des sections probablement normales à la bissectrice aigüe) qui, examinés en lumière convergente donnent des figures en apparence uniaxes. L'angle des axes optiques est si petit que les branches de l’hyperbole se touchent et forment la croix. Le cristal est cependant clairement biaxe. La figure est colorée en rouge dans les quadrants diagonaux, obliques aux traces de clivage et en vert bleuâtre dans les autres, mais la forte coloration et la faible biréfringence du cristal rendent généralement difficile la détermination de la ligne joignant les axes optiques. Habituellement dans la hornblende le plan des axes optiques est le plan symétrique, mais dans l’hastingsite l'étude de sections spécialement préparées

1 Am. Jour. Sc. 3ème Sér. Vol. XLVIII, 1894, p. 13; 4ème Sér. Vol. 1 1896, pp. 210-217; Can. Rec.

Se. Vol. VII, 1896-97, pp. 77-87. Trans. Soc. Roy. Canada. 1908, 3ème Sér. Vol. II, pp. 20-22; Mem

n° 6. Commiss. Géol. Can. pp. 243-246; Am. Jour. Sc. ‘ème Vol. XXVIII 1909, pp. 540-3.

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