‹ Le corps de WolffChapitre 19 sur 42 · KoBELT. — Der Nebeneirstock der Weibes. Heidelberg · texte numérisé non relu

KoBELT. — Der Nebeneirstock der Weibes. Heidelberg

— Gide même de VHydatide pédicule'e du testicule, ou mieux de la tète de 1 epididyme, et de l'organe de Giraldès, qui repiésenle des canaux du corps de Wolff devenus tout à fait indépendants.

En un mot, dans son ensemble, la tête de l'épididyme provient du corps de Wolff lui -même, tandis que le corps et la queue de l'épididyme et le canal déférent proviennent du canal de Wolff. Mais d'autres opinions ont aussi été émises sur la provenance de la tête de l'épididyme, et Banks \ Dursy, Egli la considèrent comme une formation nouvelle et, notamment, comme un bourgeonnement du testicule qui donnerait naissance à des tubes se mettant ensuite en rapport avec l'extrémité supérieure du canal de Wolff. Mais une pareille opinion paraîtra peu fondée, si l'on se rapporte aux recherches comparatives de Mihalcovicz sur la structure des canalicules sétninifères proprement dits et des tubes du rete testis, recherches f|ui ont été confirmées par M, Balbiani.

Knfin, une variante de l'opinion exposée en premier lieu fait provenir les canaux efférents de l'épididyme, non plus des canalicules préexistants du corps de Wolff , mais de bourgeons de nouvelle formation émanés du canal de Wolff et allant se mettre en rapport avec le testicule. Kolliker, sur Tembryon de lapin du vingt-troisième jour, a parfaitement vu de la portion la plus supérieure du canal de Wolff, à ce moment fortement enroulée, partir les coni vasculosi sous forme de nombreux canalicules reclilignes dirigés vers le testicule. Mais il refuse de se prononcer d'une façon catégorique, sur la question de savoir si ces canaux sont formés aux dépens du testicule ou du canal de Wolff, ou s'ils doivent

1. Ba^tks. — On the Wolffian bodies and their remain in the aduit, 1864.

leur origine à une simple Iransformaiiou de la portion la plus supérieure des canalicules du corps de Wolff. On peut citer peut-élre, en faveur d'une formation nouvelle aux dépens du canal de Wolff, les prolongements aveugles qui, chez l'embryon, paraissent quelquefois provenir de ce canal. Ceux-ci cependant pourraient être aussi, comme l'objecte Kôlliker, des canalicules du corps de Wolff dont les extrémités ne seraientpas apparentes.

Quant aux vaisseaux aberranls de la tête de l'épididyine qui ont été figurés par FoUin [loc. 'cil., fig. 4), on peut les interpréler de plusieurs manières. Foliin en fait des restes du corps de Wolff, et Kôlliker pense rju'ils sont peut-être des canalicules séminifères provenus du testicule et ne s'étant pas mis en rapport avec le canal de Wolff.

Formation du rete testis et des canaux droits du testicule. On sait aujourd'hui que la portion sécrétante du testicule (si l'on peut appeler sécrétion, une fonction si particu'ière que la jjroduction des spermatozoïdes), est exclusivement représentée par les canalicules contournés, tandis que les canaux droits et le rete testis de Haller constituent simplement une portion excrétante. Les recherches de >lihalcovicz ont montré entre ces deux parties des différences considérables au point de vue histologique, et les recherches de M. le professeur Balbiani' lui ont montré aussi qu'au point de vue du développement on retrouve dans le teslicule ces deux parties dislincles : une portion glandulaire (les canalicules séminifères) d'origine épithéliale, et une portion évacuatrice formée par un bourgeonnement des tubes du corps de Wolff, c est-à-dire des canaux efférents de l'épididyme. Cette dernière portion est

i. Baluiani. — Leçons sur la génération des vertébrés, 1879, p. 204.

nulinientaire et s'atrophie chez la femelle, tandis que chez le mâle elle forme le rete testis et les canalicuies droits qui sont bien, différents des canalicuies séminifères proprement dits, car il s'en distinguent par leur calibre et leur structure, ainsi ([ue par leur manière de se comporter en présence des réactifs colorants.

« Sur des coupes du testicule de chat nouveau-né, dit. M. Balbiani, traitées successivement par le carmin et le vert de Mélhyle, la portion glandulaire des canaux séminifères se

6. — Coupe longitudinale d'un tube droit du testicule de l'homme ; a, terminaison du canalicule séminifère; i>, partie supérieure élargie du tube droit; b', sa partie étroite : c, rete teglis. (D'après Balbiani).

colore en rose, la portion conductrice se colore en bleu ou en vert. On voit les tubes bleus venant du corps de Wolff, former, au centre de la glande, un réseau qui envoie des prolont,'ements vers chaque tube rose. Chacun de ces prolongements t st terminé en cul-de-sac, de sorte qu'au point de rencontre des deux tubes, il existe d'abord une cloison formée de deux membranes, l'une appartenant au tube excréteur, l'autre au tube séminifère (V. les fig. 10, pl. V, 1 . 2, pl. VI de l'ouvrage de M. Balbiani). La commimicalion entre les deux conduits ne ^e fait que plus tard par suite de la résorption de leur paroi

commune el le ttibe droit paraît former alors la continuation directe du canalicule contourné (fig. 6). Tous les anatomistes, en effet, jusqu'à Milialcovicz' (1873) l'ont considéré comme la portion par laquelle le canalicule séminifère se termine dans le corps d'Higlimore et lui ont attribué les mêmes propriétés sécrétoiresqu'à la portion contournée. Mihalcovic/, le premier, a montré que le tube droit avait une structure complètement différente du tube contourné et ne remplissait, par rapport à celui-ci, que les fonctions d'un canal excréteur. Cette opinion est pleinement confirmée, comme nous venor.s de le voir, par l'origine différente des deux conduits, le tube contourné provenant de l'épitbéliurn de la glande mâle, tandis que le tube droit est une émanation du rete testis, c'est à-dire des canalicules du corps de Wolff. »

Formation du canal déférent. — Il est constitué purement et simplement par la persistance du canal de WoKf et ne présente rien de particulier dans sa portion supérieure, si ce n'est l'allongement extraordinairement c»: nsidérable et l'enrotilement qu'il subit, pour former le corps et la queue de l'épidi dyme. Mais, dans sa portion inférieure, il présente quelques particularités importantes. Les deux canaux de Wolff arrivés séparément jusqu'à l'entrée du bassin se réunissent f un à l'autre sur la ligne médiane, derrière la vessie, par l'intermédiaire de leur tunique lamineuse et forment ainsi un cordon unique et médian, le cordon génital, dans lequel cheminent aussi les canaux de Mûller ; de sorte ([ue ce cordon contient quatre canaux. Les canaux de Mùller disparaissent plus ou moins complètement chez le mâle, tandis que les canaux de WoHf s'élargissent et finissent par se séparer, en s'appro-

1. MiHALCOviC7. — Arbeilen ansdem physiol. zu Leipsig., 1873.

priant chacun une partie du cordon génital primitif. Chez la femme, il existe un cordon génital absolument semblable, mais dont les divers éléments subissent un développement inverse.

Formation des vésicules séminales. — Les vésicules séminales sont de simples diverticules de la partie la plus inférieure des canaux déférents. Elle se forment chez l'embryon humain vers le troisième mois et ne sont encore, au commen cernent du quatrième mois, que de simples appendices pyriformes de I millimètre environ. Elles n'ont plus alors qu'à grandir. Elles sont complètement renfermées au début dans le cordon génital qui est alors très épais relativement au volume des canaux qu'il contient et qui ne sont à celte époque que de simples tubes épithéliaux. Et c'est le tissu cellulaire riche en fibres lisses du cordon génital qui constituera la tunique fibro celluleuse qui les enveloppe.

Nous venons d étudier la destinée générale du corps de Wolff chez l'homme et nous avons vu qu'il joue un rôle prépondérant dans la constitution d'un certain nombre d'organes importants, et que certaines de ses parties qui ne sont pas utilisées forment des organes rudimentaires (corps de Giraldès, Hvdatide, Vdsa aberrantia de Haller et de Fol lin).

La formation même de ces )rganes rudimentaires a lieu par un véritable isolement, au sein delà trame conjonctive du corps deWoKf, de certaines portions de la glande proprement dite ou du canal qui continuent à persister avec leur structure originelle bien reconnaissable (dans l'organe de Rosenmiiller, par exemple), ou plus ou moins altérée, tandis que les portions voisines ont subi une désintégration complète.

Quant au processus de cette disparition qui se fait simnltaiiémenl sur un grand nombre de points (ce qui fragmente d'a-

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|)ord l'organe en un certain nombre d'îlots, dont l'atrophie ultérieure sera plus ou moins complète), il paraît être celui de la dégénéralion graisseuse et de la dégénération colloïde. C'est ainsi, par exemple, que sur un embryon de porc de 8 centimètres, on voit les cellules épithéliales de la portii)n contournée des canalicules du corps de WoHf perdre la netteté de leurs contours et devenir granuleuses ; la luuiière du canal se remplit en outre de granulations très réfringentes et comparables à celles qu'on observe dans les cas de dégénérescence colloïde. Quelques-unes de ces granulations se colorent en rouge par le carmin ; au contraire l'épithélium du canal de Wolff etde la portion recliligne des canalicules latéraux qui formeront les tubes de l'épidyrae reste normal, (communication orale de M. Tourneux).

Parmi les portions qui disparaissent complètement par ce processus, sans qu'il reste absolument aucune trace de leur existence, il faut citer le canal de Wolff chez la femme adulte. Mais les espèces anin)ales ne se ressemblent pas sous ce rapport et telle portion qui disparaît chez l'une laisse des traces ort manifestes chez l'autre, en sorte qu'il est difficile d'indiquer d'une façon générale, et pour l'ensemble des mammifères, les parties du corps de Wolff qui restent et celles qui disparaissent. On trouvera dans un des chapitres suivants la description plus détaillée de ces restes àu corps âe Wolfïchez l'homme et chez les principaux mammifères.

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