CORPS DE WOLFF SEXE FÉMININ SEXE MASCULIN
Canaux perpendicu- \ / Canaux efférents
laires de l'organe de J i de l'épididyme.
RosenmùIIer. \ Portion supérieure. < Canaux droits du
Cordons médullaires. \ / testicule.
Alembrana granulosa ? ] \ Rete testis.
Paroophore. | Portion inférieure. | Organe deGiraldès.
CANAL DE WOLFF Hydatide de INÎorgagni \ I Hydatide pédiculée.
Canal horizontal / Portion supérieure. ( Corps et queue de \ /de
Rosenmûller. / \ l'Épididyme.
j ( Canal déférent.
Canaux de Gaertner. > Portion inférieure. \ Vésicules séminales.
' ( Canaux éjaculateurs.
CANAL DE MULLER Pavillon de la trompe. | Portion supérieure. | Hydatide de Morgagni.
!( Prolongement de
Portion moyenne. < l'utricule prostatique ' (castor etc.).
Utérus » . ... I
yggj„ I Portion inférieure. I Utricule prostatique.
Orifice hyménial. | Orifice inférieur. I OriKce de l'utricule.
Pour terminer ce chapitre, je dois enfin dire queU|ues mots d'une question qui se rattache à celles que nous venons d'examiner et qui est comme la conséquence des faits que nous avons exposés relativement à la coexistence cliez tous les embryons de canaux mâles et femelles, c'est à dire relativement à la réalité d'un véritable hermaphrodisme portant sur ces canaux excréteurs. Cet hermaphrodisme primitif existe- 1- il aussi dans la glande sexuelle? A priori on aurait pu répondre oui. A quoi bon l'existence simultanée et contemporaine de deux appareils excréteurs, l'un mâle, l'antre femelle, s'il n'existe pas aussi dans la glande génitale elle-même, au moins en puissance, des éléments à la fois mâles el femelles? Or, les recherches d'embryogénie comparée, et l'élude si ardemment poursuivie aujourd'hui, des phénomènes de l'ovogénèse et de la spermatogénèse ont montré qu'il existe léellement dans la glande génitale pendant sa péiiode embryonnaire el, jusque dans son état de différenciation complète chez l'adulte, des éléments à la fois mâles et femelles.
Il ne m'appartient pas d'entrer dans l'étude de cette (juestion si intéressante qui fait l'objet de la thèse d'un de mes compétiteurs. Je dirai seulement qu'après les recherches déjà anciennes d'analomie comparée qui avaient montré chez quelques batraciens l'existence simultanée d'un teslicule el d'un ovaire rudimentaire chez le mâle, sont venues des recherches plus récentes, qui ont montré que des faits semblables se rencontrent chez de nombreux animaux. Aussi est-il permis de concevoir l'hermaphrodisme primitif comme un phénomène général, s'étendant à tous les les vertébrés et à l'homme. Telles sont, du moins, les conclusions d'un récent travail du professeur Rouget, sur l'évolution comparée des glandes génitales mâle et femelle chez les embryons de mammifères,
conclusions qui corroborent celles que le professeur Balbiani avait tirées antérieurement de ses recherches el des faits de cet ordre, qu'il a le premier découverts chez les Plagioslomes.
On n'est donc pas fonrlé à décrire dans ledéveloppement des glandes génitales une période d'indifférence sexuelle, à partir de laquelle se développerait l'un ou l'autre sexe, par suite d'une différenciation unilatérale. Cette différenciation unilatérale en effet n'est pas absolue, elle n'est que relative et traduit simplement la prédominance du développement de l'un des éléments sur l'autre, sans que cet autre cesse pour cela d'exister. Mais il existe à un état rudimentaire, sans arriver jamais à son complet développement, à sa maturité physiologique. ISous conclurons donc que si on n'observe presque jamais chez les vertébrés (à part chez les poissons du genre Serran, dont l'hermaphrodisme complet et fonctionnel était déjà connu d'Aristote) un véritable hermaphrodisme physiologique comparable à celui qu'on rencontre chez de nombreux invertébrés, il existe cependant chez eux un hermaphrodisme anatomique. Ainsi, et seulement ainsi, se trouvent expliqués les cas exceptionnels mais authentiques d'hermaphrodisme tératologique dans lesquels on a vu, du même côté, un ovaire et un testicule, par suite d'une évolution simultanée et parallèle des deux éléments primitifs, mâle et femelle de la glande génitale, comme cela avait eu lieu pour les canaux de Woiff et de Mûller, dans les cas que nous avons rappelés plus haut, comme cela a lieu normalement chez beaucoup de mollusques dont la glande hermaphrodite fonctionne successivement ou simultanément comme testicule ou comme ovaire et produit des spermatozoïdes et des ovules. Cette glande hermaphrodite est constituée par des lobes mâles et femelles qui ne sont pas toujours en nombre égal, et l'observation njontre
qu'on peut arriver, par une série de Iransitions, depuis l'égaillé a peu près complète entre les éléments des deux sexes, justju'à la prétiominance à peu près exclusive de l'un d'eux dans la j^flande. C'est ce <|ue M. de I.acaze-Dutliiers a indiqué depuis longtemps pour certains acéphales lamellibranches. « Pour nous, dit-il, il nous paraît démontré que les glandes se développent dans des proportions variables, suivant les espèces d'un même lienre, parfois même suivant les individus d'une même espèce ; que tel individu est plus mâle que femelle, enfin que dans d'autres cas il y a égalité «.Ces données, comuje nous avons essayé de le démontrer paraissent presqtie de tout point applicables aux veitébrés.