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FONCTIONS DE LA PEAU. — ÉPIDERME

Presque entièrement dépourvue du vêtement que la nature a donné aux animaux, la peau de l'homme se colore des nuances les plus riches et les plus variées. Les sensations, les mouvements, les émotions morales ou physiques modifient incessamment la coloration de ce tissu dont la transparence donne aux tons qui l'animent autant de finesse que de vigueur; ce n'est pas, comme dans le plumage des oiseaux ou dans la coquille des mollusques, un assemblage de couleurs vives et souvent sans transition, c'est l'ensemble le plus harmonieux et le plus éclatant à la fois, c'est la lumière dans ses chatoiements les plus doux et dans sa splendeur éblouissante.

En examinant la peau dans son épaisseur, nous voyons d'abord à sa surface une membrane mince, transparente, sorte de vernis organique, destiné à recevoir le contact de l'air et des objets extérieurs, c'est Vépiderme. Elastique et très-flexible, il se prête à tous les mouvements de la peau, dont il protège l'exquise sensibilité en même temps qu'il modère sa faculté d'absorber rapidement les gaz et les corps solubles.

Si mince que soit cette membrane, on y distingue une couche superficielle ou cornée et deux couches profondes. La première, épiderme proprement dit, s'épaissit et devient calleuse sous l'influence du frottement ou de la pression, comme au talon, par exemple.

Les deux autres couches sont le réseau muqueiix de Malpighi et la couche pigmentaire; c'est dans l'épaisseur de cette dernière surtout que se développe la matière colorante de la peau, le pigment, substance noire ou brunâtre, plus ou moins abondante suivant les régions du corps, les individus et les races, mais exis-

tant constamment, à l'état normal, chez les Européens comme chez les peuples du Soudan et de l'Australie.

Fig-. 11. — La peau.

A Coupe delà peau vue au microscope.

a b Couches superficielles et profondes de l'épiderme. c Derme.

c' Aréoles de la partie profonde du derme. d Couche musculaire sous-jacente à la peau. ee' Glandes sudoripares et conduits sudoriféres. f Follicule pileux et glandes sébacées.

B Cheveu vu au microscope.

La présence du pigment et sa répartition inégale contribuent à la variété des teintes que revêt la peau dans la race blanche.

Sous la couche pigmentaire est le derme ou chorion^ partie la plus épaisse et la plus résistante de la peau. Le derme est blanc, demi-transparent, composé de fibres du tissu cellulaire, fasciculées et très-serrées ; de fibres élastiques, ramifiées et disposées en réseau; enfin de fibres-cellules contractiles.

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