I INESSE RELATIVE DU TACT
doigts peuvent ê!re beaucoup moindres. En touchant, sur la pulpe de la dernière phalange du médius, deux points (l'une môme rangée papillaire, séparés seulement par l'oriOce d'un conduit sudoripare, les deux contacts étaient évidemment distingués avec un écartement do
Les expériences de Valentin prouvent, d'autre part, que la sensibilité tactile varie du simple au double, pour les mêmes régions, cliez les différents individus; on ne peut donc accepter les mesures de Weber que comme indiquant la sensibilité relative.
Enfin, on doit à M. Belfield-Lefèvre des expériences qui Font amené aux conclusions suivantes : la distance entre deux points de contact est mieux appréciée s'ils sont placés sur une ligne transversale par rapport à l'axe du corps, que si celte ligne est parallèle à Taxe ou longitudinale. D'après Weber, au bout des doigts et à la pointe de la langue la distance est mieux appréciée suivant une ligne longitudinale que sur une ligne transversale. — La distance entre deux points de contact, distinct et simultané, paraît d'aufant p'us grande que le tact est plus délicat dans la région sur laquelle on agit; elle paraît aussi plus grande quand le contact a lieu successivement dans les deux points, que lorsqu'il a lieu simultanément, et d'autant plus grande que les deux contacts sont séparés par un intervalle de temps plus considérable. — Si les deux points de contact sont séparés par la ligne médiane, la distance entre eux paraît plus grande que s'ils sont placés d'un même côté du corps. — Si l'on touche deux points dont la position est sujette à varier par le déplacement fonctionnel, les deux paupières ou les lèvres, par exemple, la distance paraît
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plus grande que si les deux contacts ont lieu sur une seule lèvre ou sur une seule paupière. — Le tact est d'autant plus développé à la surface des membres qu'on s'éloigne davantage du corps.
La sensation du contact varie suivant qu'elle résulte de la simple application d'un corps extérieur à la peau, d'un choc ou d'une succession de chocs répétés à courts intervalles, comme celle que produit la vibration d'un corps. Dans ce dernier cas, la réuion en contact perçoit un ébranlement en rapport avec l'intensité des vibrations. Ainsi, lorsqu'on applique légèrement à la peau un diapason en vibration, lorsqu^on prend à pleine main pendant qu'elles vibrent, une tige métallique, une tringle en bois, ou que l'on serre entre ses lèvres une anche de basson dans laquelle on souffle, il se produit sur la surface en contact un ébranlement qui varie du choc douloureux au simple chatouillement. C'est encore une sensation du même genre, mais généralisée à tout le corps, que nous éprouvons sous l'influence des vibrations imprimées à l'atmosphère par les explosions de l'artillerie, le bruit du tonnerre ou le son d'une grosse cloche. Le tact nous donne alors une notion du phénomène des ondes sonores qui vont exciter le sens auditif, et nous y trouvons la preuve qu'une même cause agit différemment sur les nerfs spéciaux à tel ou tel sens. En effet, le& papilles nerveuses du tact nous transmettent une sensation de mouvement et de choc, le tympan ne perçoit ni chatouillement, ni choc, et l'impression qu'il transmet au nerf auditif n'est pas celle de l'ébranlement vibratoire mais celle du son qui en résulte.
La sensation de pression est nettement perçue par le