‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 127 sur 265 · TUÉOUIES DE LA PHONATION · texte numérisé non relu

TUÉOUIES DE LA PHONATION

ment à anclie membraneuse, et voici quel est, d'après ce savant observateur, le mécanisme de la phonation : les cordes vo(*ales, ou rubans iwcaiix, produisent le son par leur vibration, mais ne vibrent pas dans leur totalité. Fixées en avant et en arrière, au niveau de leur partie libre, elles peuvent bien être écartées par l'air, mais non mises en vibration dans tonte leur épaisseur, tandis que la muqueuse, dont leur bord libre est revêtu, et qui n'y adhère que faiblement, s'en détache sous l'influence du passage de Tair, et forme ainsi la partie libre et vibrante de l'anche. Sur ce point seulement du larynx, Tépithélium de la muqueuse est de la même nature que celui des membranes qui, dans l'organisme, sont soumises à des frottements répétés, comme, par exemple, les synoviales des articulations : de là résulte pour ce tissu délicat la possibilité de résister au frottement de l'air et aux vibrations qu'il y détermine, bans la phonation, les corde vocales sont tendues à la fois dans leur longueur et dans leur épaisseur. En produisant mécaniquement cette double tension des rubans vocaux sur le larynx d'un cadavre, M. Fournié a pu obtenir toutes les notes comprises entre deux octaves.

Les ventricules du larynx sont ramenés sur euxmêmes et presque effacés pendant la phonation; leur fonction paraît êlre d'humecter d'un liquide muqueux les cordes vocales, et de favoriser leurs mouvements, aussi bien que ceux des parois du vestibule de la glotte.

Les ligaments thyro-aryténoïdiens supérieurs adaptent le tuyau formé par le vestibule de la glotte aux sons émis par les cordes vocales. Pendant la phonation,

leurs bords ne sont jamais sur la même ligne que Touverture de la glotte : tantôt ils se rapprochent de& cordes vocales, tantôt ils s'affacent ou proéminent, au contraire, dans le vestibule de la glotte, de manière à le remplir presque en entier. Dans ses expériences sur le cadavre, M. Fournié a constaté que, si Ton écarte ces ligaments pendant que le larynx émet une note, le son baisse d'un ton ; si 1 on écarte seulement un de& ligaments, le son baisse seulement d'un demi-ton. Le même résultat s'est produit pour toutes les notes comprises dans une octave.

L'épiglotte s'abaisse et ferme presque l'ouverture supérieure du larynx, dans les sons graves ; elle se relève de plus en plus à mesure que le son devient plus aigu. Le voile du palais, dans les notes graves, laisse passer également le son par les fosses nasales et par la bouche ; à mesure que la voix s'élève, il remonte vers l'orifice postérieur des fosses nasales, de manière à empêcher le retentissement du son dans ces cavités.

Les fosses nasales donnent passage à l'air, quand la disposition du tuyau vocal, pour k formation de certaines lettres, s'oppose plus ou moins à la sortie de l'air par la bouche. L'isthme du gosier et la bouche, sans influence sur la tonalité du son, le complètent et modifient son timbre. La trachée et les bronches, ainsi que le tuyau vocal, résonnent comme une table d'harmonie, dont chaque partie correspond à une des notes de la voix; enfin, l intensité du son est en raison directe de la force d'impulsion de l'air, de l'étendue des cordes vocales mises en vibration et de leur tension.

Formation des sons de sifflet. A Fétude de la forma-

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