‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 16 sur 265 · MUSCLES · texte numérisé non relu

MUSCLES

grès de la science ne peuvent que les lui faire admirer davantage. Que serait-ce si la vie, ce mouvement dont il a conscience et dans lequel il est entraîné avec tous les êtres organisés, pouvait cesser d'être pour lui un secret impénétrable!

Muscles, Réunis par les articulations, les os du squelette dans leur ensemble se rapprochent déjà de la forme du corps.

Mais à ces os, pour se mouvoir, à ces articulations, pour entrer en jeu, il faut l'appel d'une force extérieure. Isolément le squelette, si l'on veut nous permettre une comparaison très - familière , représente assez bien la marionnette, le pantin dont les différentes pièces sont mises en mouvement par des fds. Ces fds moteurs du squelette, ce sont les muscles.

On donne le nom de muscles à des masses d'un tissu coloré en rouge et qui constitue la chair. Nous avons dit précédemment quels sont les éléments du tissu musculaire et comment ses faisceaux primitifs et microscopiques, réunis en faisceaux secondaires, deviennent les fibres musculaires ou charnues que l'œil distingue facilement.

Ces fibres sont parallèles ou divergentes, suivant les muscles, et se groupent sous différentes formes. Tantôt

Fig. 14. — Muscle biceps brachial.

A Corps du muscle.

B {13 Tendons supérieurs.

C Tendon inférieur.

c'est un ruban (muscles couturier, sterno-hyoïdicn... etc.), tantôt une toile à trame plus ou moins serrée (peaucier, transverse de Tabdomen...) ; ici le muscle, renflé à sa partie moyenne, effilé à ses extrémités, se rapproche de la forme d'un fuseau (biceps, droit antérieur de la cuisse) ; ailleurs il se développe en éventail (temporal, obturateur) ou en anneau (orbiculaire des lèvres) ; dans d'autres cas, les fibres convergent comme les rayons d'un cercle (diaphragme), ou sont disposés parallèlement comme les barbes d'une plume (droit antérieur, extenseur des doigts) ; enfin certains organes, le cœur par exemple, ne sont qu'un muscle, ou plutôt un ensemble de muscles intimement unis.

Les muscles déterminent la forme et le volume du corps et surtout des membres. C'est principalement de leurs saillies que dépend le modelé; aussi le voit-on changer incessamment selon qu'ils agissent ou demeurent au repos. Ils sont disposés par couches profondes ou superficielles et réunis en groupes ou isolés par des gaines et des cloisons membraneuses. Leur couleur varie du rouge intense au rose pâle, suivant les régions qu'ils occupent, l'âge, le sexe, la constitution et la richesse du sang; plus les muscles ont de force, plus ils sont rouges, et leur teinte devient plus foncée sous l'influence de l'exercice.

On compte environ trois cent cinquante muscles dans le corps humain, et l'anatomie les distingue par des noms empruntés à leur forme, à leur siège, à leurs fonctions, ou à leurs attaches. Les uns se fixent à la ])eau, comme plusieurs des muscles de la face: d'autres s'attachent à des muscles voisins, ainsi qu'on le voit à la face et à la langue; d'autres enfin à des cartilages, et

TExNDONS. —

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