‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 186 sur 265 · PARTIE H. — FONCTIONS DE NUTRITION · texte numérisé non relu

PARTIE H. — FONCTIONS DE NUTRITION

digestifs, se succédant depuis la bouche jusqu'à la fin du canal alimentaire, sont : 1° le glucose ou sucre de raisin (transformation des matières féculentes) -, 2^ l'albuminose (transformation de la fibrine, de la caséine, de l'albumine) ; S'* les matières grasses : graisse, huile^ beurre, miel (émulsionnées, mais non dissoutes par le suc pancréatique et la bile).

Ces divers principes passent, par voie d'endosmose : soit dans les vaisseaux chylifères contenus dans l'épaisseur des membranes qui retiennent et unissent les anses de l'intestin, soit dans les extrémités des veines qui se ramifient autour de ce tube alimentaire. C'est ce que mettent parfaitement en évidence les lambeaux de la planche II de l'atlas où se trouvent représentés^ dans leurs rapports physiologiques, les divers organes qui concourent à la nutrition.

Cette planche expose, avec des détails précis, soit dans sa figure principale, soit dans les lambeaux qui y sont superposés, les diverses phases que traverse le produit de la digestion, avant d'être versé dans la veine sous-clavière gauche, v, s, g, et elle fait voir comment le chyle renfermé dans le tube intestinal est porté, par voie d'endosmose, dans les vaisseaux chylifères v, c, et les veines, m.

Ces vaisseaux traversent le mésentère m, c, v, c (pl. II), aboutissent à des glandes lymphatiques placées dans la dupiicature de cette portion du péritoine, en sortent en moins grand nombre, et ainsi plusieurs fois de suite, jusqu'à ce qu'ils viennent se rendre dans le réservoir de Pecquetj placé sur la partie antérieure du corps des vertèbres lombaires r, (pl. II). De ce réservoir part le canal thoracique c, t (pl. id,)y qui, montant sur la partie gauche de la colonne vertébrale, va verser le chyle dans la veine sous-clavière du môme côté V, s, g (pl. id,); cette veine va s'ouvrir dans la veine cave supérieure que reçoit l'oreillette droite du cœurz;, s, d (pl. id», et pl. lil et IV, fig. 4).

A l'aide des diverses figures et des divers plans supecposés de la planche II, j'ai cherché à donner une idée de l'ensemble des divers actes de la digestion. Les lambeaux de la figure permettent, en effet, de suivre l'aliment dans les divers points

de sa route et dans les modifications successives qu'il doit y subir. En retournant la tête de la figure découpée de la planche I, on voit la partie postérieure de la langue /, au bas de laquelle est située l'ouverture du larynx ep, et plus bas encore rentrée de l'œsophage sur les côtés sont indiqués les muscles du pharynx, dont le resserrement et le relâchement alternatifs opèrent la déglutition des aliments. Dans le milieu de son étendue, l'œsophage est ouvert, et on voit l'intérieur œ de ce canal, l'ouverture cardia c, Testomac e. L'ouverture pylorique, pi/, conduit à l'intestin duodénum, mis à découvert par le soulèvement du foie, f, et c'est à la surface intérieure de cet intestin que s'ouvrent les innombrables vaisseaux capillaires par lesquels est absorbé le chyle V, c (pl. II).

La figure de Ja page 87 est également relative à la digestion; cette figure montre : 1^ d'une part, un canal veineux f, /', naissant par des capillaires déliés de la surface des intestins, recevant, en route, les affluents qui, des points g ou e, versent dans sa cavité les produits de leur absorption respective, puis rampant quelque temps sous la face du foie et se plongeant {f") dans cet organe où il versera, en s*y ramifiant à l'infini, le chyle et le sang que ses racines auront pompé dans l'appareil digestif. Ce canal et ses dépendances sont appelés veine porte; le sang mêlé aux produits albuminoïdes et sucrés qui circulent dans la veine porte et qu'elle verse dans le foie, sort, après avoir été modifié dans cette glande, par la veine hépatique qui s'ouvre dans la veine cave inférieure, n,

2° D'une autre part, naissent par des racines que terminent de petites ampoules, g, les vaisseaux chylifères qui remplissent une semblable fonction. On peut les voir s'unir, dès leur origine, un à un ou deux à deux, et constituer par ces anastomoses successives des tubes de plus en plus gros, se résumant, au point g, u, en un seul canal, au point r, offrant un renflement que l'on nomme réservoir de Pecquet, du nom de l'anatomiste qui, comme nous l'avons dit, en signala le premier l'existence et l'objet. Au-dessus de ce réservoir, on voit le canal chylifère, qui, dès ce moment, prend le nom de canal thoracique (à cause

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