‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 20 sur 265 · THORAX · texte numérisé non relu

THORAX

articulations une grande force de résistance dans le sens vertical.

Sur la première vertèbre cervicale, qu'on nomme Yatlas^ repose en équilibre la téte, dont l'articulation avec la colonne vertébrale se prête à des mouvements étendus, en même temps que des ligaments et des muscles d'une grande force lui donnent beaucoup de solidité.

Thorax. Les côtes s'articulent avec les apophyses transverses des vertèbres dorsales, et viennent, au nombre de douze de chaque côté, s'unir par des cartilages au sternum. Des muscles remplissent les interstices de cette cage osseuse ou la recouvrent et forment avec elle les parois de la poitrine, nommée aussi thorax on cavité thoracicjue, qui renferme les poumons et le cœur. La flexibilité des cartilages costaux et la mobilité des articulations des côtes avec le rachis permettent au thorax les mouvements respiratoires d'expansion et de retour sur lui-même.

Membre supérieur. Vers le sommet du cône formé par la poitrine, s'attache le membre supérieur ou thoracique. Il se compose de quatre parties : l'épaule, le bras, l'avant-bras et la main. Les deux os de ïépaule^ qui sont Vomoplate, fixée par des muscles à la partie supérieure du dos, et la clavicule., qui s'étend du sternum à l'omoplate, embrassent le haut de la poitrine. A l'angle formé par le bord supérieur et le bord externe de l'omoplate, une surface articulaire, la cavité glénoide, reçoit l'extrémité supérieure ou tête de Vhu mérus, l'os du bras, qui s'articule au coude, avec le

cubitus et le radius^ les deux os de Tavant-bras ; ceuxci forment avec les os du carpe l'articulation du poignet, qui réunit Tavant-bras à la main. Le deltoïde, le grand dorsal, le grand pectoral et d'autres muscles moins puissants concourent à former l'épaule et donnent le mouvement à l'humérus. Le triceps brachial, le biceps, etc., qui entourent l'humérus, fléchissent ou étendent l'avant-bras et le font tourner sur son axe. Enfin des muscles nombreux revêtent les os de Pavantbras et font mouvoir la main.

L'articulation de l'humérus avec l'omoplate, ou articulation de f épaule, est, détentes, celle qui permet les mouvements les plus étendus. Le peu de profondeur de la cavité glénoïde laisse à la tête hémisphérique de l'humérus une grande liberté de mouvement; ainsi le bras suspendu le long du corps, à l'état de repos, peut s'élever dans la verticale jusqu'à toucher la tête, se rapprocher, en avant, de la poitrine et presque s'y appHquer ; se diriger en arrière, mais dans des limiles plus restreintes, tourner sur son axe dans toutes ces positions, enfin, dans le mouvement de circumduction, décrire un cône très-aplati et dont la base se rapproche, surtout en avant, du plan vertical.

V articulation du coude est une des plus compliquées de l'économie. Les extrémités inférieures de l'humérus et supérieures du cubitus et du radius s'adaptent et s'engrènent l'une dans l'autre par une série de surfaces arrondies et de gorges de poulies qui permettent à l'avant-bras de se fléchir en avant sur le bras, tandis qu'une apophyse du cubitus, Volécrâne^ qui forme la partie saillante du coude, limite le mouvement en arrière en s'appuyant dans une cavité de l'humérus. C'est

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