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PARTIE H

CHALEUR ANIMALE

tirer de sa torpeur, qui rappelle tout à fait l'état d'anesthésie produit par l'inspiration de l'éther ou du chloroforme.

Ces circonstances tiennent au peu d'étendue et- de développement de l'appareil respiratoire, à la grande capacité du cœur, des artères et des veines, à la température très-basse du sang, à la qualité de la bile et celle de la peau, qui est trèsdense et très-épaisse. Ainsi, d'après ces auteurs, le froid commence à décider de cette sorte d'asphyxie incomplète, et l'organisation Tachève ; l'animal meurt si le froid est trop violent ; il se réveille, au retour du printemps, pourvu que le mercure monte plus haut que 5 à 7° centigrades au-dessus de 0.

Berger, de Genève, a publié, dans l'année 1828, de curieuses Expériences et remarques sur quelques animaux qui s'engourdissent 'pendant la saison froide, tels que le lérot, le muscardin, la marmotte et le limaçon des vignes. « Le but de l'hibernation, dit ce savant physiologiste, doit être attribué à la privation temporaire, dans l'état de nature, de la nourriture la mieux appropriée à l'entretien de la vie active des animaux sujets à cette torpeur, et révèle des causes finales qui les maîtrisent et les conduisent irrésistiblement à un profond assoupissement. » Malheureusement cette explication a contre elle les observations qui établissent que les animaux hibernants s'engourdissent à côté des aliments, et qu'ils se vident à l'aide d'un jeûne rigoureux.

Les animaux à sang froid sont en partie sujets au sommeil d'hiver. Franklin parle de plusieurs poissons qui, étendus sur la glace, s'engourdissent presque instantanément, mais reviennent à la vie au bout de quelques heures ou de quelques jours. Cependant on a plus d'une fois observé que les poissons se maintiennent vivants dans la glace, et que l'eau ne gèle point autour d'eux. Quant aux reptiles, non-seulement ils éprouvent le sommeil d'hiver, avant l'invasion duquel ils se cachent dans des trous, mais encore ils s'engourdissent pendant l'été dans les climats chauds. Durant la saison sèche, ils se couchent et tombent dans un état analogue au sommeil d'hiver, d'où ils sortent à l'apparition de la saison pluvieuse.

142 STRUCTURE ET PHYSIOLOGIE DE l'hOMME.

En résumé, le problème de l'hibernation n'est pas encore résolu ; et le^ recherches intéressantes provoquées, il y a quelques années, par l'Académie des sciences, n'ont pas encore dégagé de l'obscurité qui les enveloppe les causes qui concourent à l'existence du sommeil léthargique.

gÉCRÉTIONS ET EXHALATIONS. GLANDES, PEAU, MEMBRANES MUQUEU- SES ET SÉREUSES. — ASSIMILATION. — RÉSUMÉ DES PHÉNOMÈNES NUTRITIFS.

Sécrétions et exhalations.

Ce sont des fonctions qui consistent dans la préparation d'un fluide particulier, formé aux dépens du sang par des organes appelés glandes, et versé par leurs canaux excréteurs à l'extérieur du corps OU dans les cavités, à la surface des membranes qui les tapissent : on les divise en sécrétions folliculaires et en sécrétions glandulaires.

Les sécrétions folliculaires ont pour organes de petites glandes appelées follicules, placées dans le tissu des membranes muqueuses ou de la peau. Les premières forment les mucosités dont une partie est exhalée ; les deuxièmes préparent une matière albumineuse et grasse nommée sébacée, dont la couleur et la saveur varient, et qui est destinée à divers usages.

Les sécrétions glandulaires sont de plusieurs natures ; nous les avons déjà indiquées sommairement, mais nous y revenons afin d'embrasser d'un coup d*œil les fonctions sécrétoires.

4° Sécrétion des larmes. Les larmes formées par la glande lacrymale sont un fluide limpide, incolore, d'une saveur légèrement salée, destiné à protéger le globe de l'œil du contact de l'air et des substances irritantes qui y sont suspendues, et à favoriser le glissement des paupières (pl. VIII, fîg. 4).

2° Sécrétion de la salive. Les organes de cette sécrétion sont les glandes parotides, sous-maxillaires et sublinguales, La salive qu'elles préparent est un fluide visqueux, inodore et incoloré, d'une saveur douce, versé par la bouche, où il sert à dissoudre les principes féculents et à émulsionner les matières grasses des aliments.

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