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PARTIE If. — SECRETIONS ET EXHALATIONS

3^ Sécrétion du suc pancréatique. Le suc pancréatique est un fluide abondant, légèrement jaunâtre, d'une saveur salée, sécrété par le pancréas, d'où il passe par le canal excréteur, dans le duodénum, se mêle au chyme, où il prend part, aussi, à Témulsion des corps gras et neutralise l'acidité du chyme, v, ô(pl. î, lambeau),

40 Sécrétion de la bile, La bile est un hquide vert, visqueux, filant, d'une saveur âcre, préparé dans le parenchyme du foie, versé par le conduit hépatique dans la vésicule du fiel, où il s'accumule ; porté ensuite par le conduit cholédoque dans le duodénum, où il contribue à transformer l'aliment en chyle et en matière fécale, v, b (pl. I, lambeau),

50 Sécrétion de V urine. Les organes de cette fonction sont : les reins, les uretères, la vessie et l'urètre. L'urine, liquide très-abondant, d'une couleur jaunâtre plus ou moins foncée, d'une odeur particulière et pénétrante, paraît formée dans la substance corticale des reins r (pl. Il, lambeau, et figure de la page 87); elle est ensuite filtrée, coule lentement, et s'engage peu à peu dans Turetère, et descend dans la vessie où elle s'accumule par un suintement continuel.

V exhalation consiste dans la séparation d'un ou plusieurs matériaux du sang diversement combinés qui s'échappent des organes, dans la circulation, et sont versés au dehors, ou sont déposés dans la cavité ou dans le tissu des organes. Les gaz dissous dans le sang s'en dégagent souvent aussi par les parois des vaisseaux qui sont perméables aux liquides. Les exhalations sont divisées en exhalations extérieures ei intérieures ,

Les exhalations extérieures se divisent en cutanées et muqueuses.

L'exhalation cutanée se fait par les ouvertures dont l'épiderme est percé, et fournit tantôt un liquide peu abondant non perceptible à la vue ni au toucher, qui se dissout dans l'air, à mesure qu'il est formé, ce qui constitue la transpiration insensible, et tantôt une plus grande quantité du même liquide, qui se rassemble en gouttelettes à la surface de la peau, e1 porte le nom de sueur, La quantité de transpiration insensible^ a compris la transpiration pulmonaire, varie depuis neuf cents

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grammes jusqu'à trois kilogrammes en vingt-quaire heures; elle varie suivant l'heure de la journée, les repas, etc. ; elle entretient la souplesse de l'épiderme, favorise le tact et contribue au refroidissement du corps.

L'exhalation muqueuse a lieu dans toute l'étendue des membranes muqueuses, et concourt, avec les follicules, à donner le mucus, dont les propriétés offrent des différences, suivant les organes. Ce liquide forme une couche plus ou moins épaisse à leur surface, favorise leurs fonctions, et les protège contre l'action des substances étrangères avec lesquelles ils sont en contact. Nous avons vu que la membrane muqueuse de Testomac exhale, en outre, le suc gastrique nécessaire à la digestion. La muqueuse des tuyaux bronchiques exhale le fluide de la transpiration pulmonaire formé par la sérosité du sang noir, et dont la quantité moyenne est de trente-cinq centigrammes en une minute.

Les exhalations intérieures sont de plusieurs sortes :

1° Exhalation séreuse. Elle fournit, dans la cavité des membranes séreuses, un fluide ténu, qui entretient leur poli et favorise leur glissement.

3° Exhalation cellulaire, Elle donne deux fluides : Tun, destiné à favoriser le glissement des lamelles et des filaments dont se compose le tissu cellulaire, s'appelle sérosité; l'autr.;, beaucoup plus consistant, opaque, onctueux, ayant plusieurs usages, est la graisse.

4° Exhalation synoviale. Les membranes synoviales exhalent dans leur cavité un fluide visqueux, filant, onctueux, appelé synovie, qui sert à conserver le poli des surfaces articulaires, et à faciliter leur frottement.

3** Exhalation médullaire, La moelle est exhalée dans la cavité des os.

Assimilation.

Vassimilation est un mouvement insensible qui s'exerce dans tous les organes, et a pour but leur accroissement et leur conservation. Des molécules de la même nature que leur tissu sont sans cesse déposées dans leur intérieur, où elles prennent

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