FONCTIONS DE RELATION
FONCTIONS DE RELATION; ORGANES DU MOUVEMENT; STRUCTUBE ET FORMATION DES OS. — SQUELETTE. — ARTICULATIONS. — MUS- CLES ; LEUR STRUCTURE ET LEUR MODE d'iNSERTION.
Fonctions de relation.
Deux ordres d'appareils servent^ chez les animaux, à l'exercice des fonctions de relation :
Les appareils des mouvements ; Les appareils des sensalions.
A l'aide des mouvements^ l'animal peut se transporter d'une place à une autre, rechercher ce qui peut lui servir, et éviter ce qui peut lui nuire. 11 doit cette faculté de translation à des organes charnus que l'on nomme muscles. Les muscles s'attachent sur la charpente solide du corps, ils en font mouvoir les différentes parties les unes sur les autres, et opèrent ainsi des mouvements de totalité. L'ensemble et les actions réciproques de ces organes actifs et passifs de la locomotion sont tellement merveilleux, qu'on a pu dire avec vérité, que la mécanique animale est la démonstration la plus brillante et la plus irrésistible de la puissance et de la sagesse du Créateur,
On appelle sensation toute impression faite sur nos organes, par les corps extérieurs ou par quelque modification intérieure de l'organisme et ressentie par l'âme. Les sensalions ont pour but principal de fournir des signes à la pensée, ou de nous révéler les corps extérieurs.
150 STRUCTURE ET PUYSIOLOGIE DE l'd.OMME.
De là deux espèces de sensations : les sensations de la vie intellectuelle et les sensations de la vie nutritive.
Pour qu'un animal reçoive une sensation quelconque d'un objet extérieur, il faut que Fimpression soit transmise par les nerfs jusqu'au cerveau. Cet organe est, à la fois, l'instrument de la volonté et le siège principal de la faculté de sentir. Ce qui le prouve, c'est que si^ par suite d'une blessure ou d'une forte compression, le cerveau ne peut plus remplir ses fonctions, l'animal devient insensible, cesse d'exécuter les mouvements volontaires et tombe dans un état qui ressemble à un sommeil profond.
Ainsi, c'est aux sensations que l'homme doit ses rapports volontaires avec le reste de la nature, c'est par leur intermédiaire qu'il a la conscience des changements qui s'opèrent en lui.
Organes du mouvement.
Les mouvements résultent du concours de deux organes distincts par leur nature : les os et les 7nuscles, Pour que les mouvements puissent s'exécuter avec précision, il faut que les muscles soient attachés à des parties dures, soit intérieures, soit extérieures, lesquels servent de leviers et prennent des points d'appui les unes sur les autres. De là, cette division très-naturelle de l'appareil de la locomotion en deux groupes d'appareils : l'un composé des instruments passifs de cette fonction, et l'autre de ses organes actifs. Les os et leurs dépendances forment les premiers : les muscles et leurs annexes constituent les seconds.
Le recto et le verso de Vécorché représenté dans les planches V et VI donnent une idée nette des rapports du squelette avec les masses musculaires qui s'y attachent. 11 est facile, en effet, d'y voir les plans successifs des muscles qui sont disposés autour du tronc ou qui constituent les membres.
Le côté gauche de la figure montre la couche superficielle des muscles du tronc et des membres : le côté droit en montre la couche plus profonde.