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PARTIE m. — FONCTIONS DE RELATION

Quant au tronc, on a détaché la paroi antérieure de la poitrine et du ventre, pour montrer, en place, les organes contenus dans ces deux cavités, savoir : dans la poitrine, les poumons clroit et gauche, le cœur et les vaisseaux qui en partent ou s'y rendent ; dans l'abdomen qui est séparé de la poitrine par le diaphragme, le foie, l'estomac, la vessie, les intestins recouverts par l'épiploon.

Structure et formation des os.

L'homme et tous les autres mammifères, ainsi que les oiseaux, les reptiles et les poissons, ont dans leur structure des parties solides et résistantes que Ton nomme des os. La réunion des os entre eux constitue le squelette^ espèce de charpente qui donne au corps sa force, détermine en grande partie ses dimensions et ses formes, et sert à protéger les organes les plus importants à la vie.

Le squelette est le fondement sur lequel s'appuie l'édifice entier du corps de l'homme, et ses nombreuses pièces articulées les unes avec les autres forment : tantôt des soutiens aux membres pour la locomotion, tantôt des cavités protectrices pour les appareils de la sensibilité ou pour les organes des fonctions nutritives, en un mot, il fixe la position des parties et décide la forme de l'ensemble (pl. V).

On trouve un squelette chez presque tous les animaux ; mais il n'est point, dans tous, conformé de la même manière : chez les uns, comme chez les crustacés et les lestacés, il est, en tout ou en partie, à l'extérieur; chez les autres, comme dans les poissons, les reptiles, les oiseaux, les mammifères, il est à l'intérieur. Quelquefois il est cartilagineux : les raies et les squales nous en offrent un exemple ; quelquefois il est fibreux : c'est ce que nous voyons dans la plupart des insectes coléoptères ; le plus souvent il est osseux.

Lorsqu'on a préparé un squelette en réservant avec soin les ligaments véritables, il est appelé naturel^ et on le distingue en frais et en sec. Lorsque, au contraire, les os sont joints entre eux par des liens étrangers à l'organisation, comme par des

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fils d'argent^ de laiton^' de chanvre, par des cordes de boyau, etc., on le nomme artificiel.

Les oè sont les parties les plus dures, les plus solides, les plus compactes et les plus résistantes du corps ; peu flexibles, non extensibles, ils peuvent se briser avec facilité. Ils sont formés d'une espèce de cartilage composé de gélatine {substance qui constitue la colle forte), et dont toutes les lamelles et toutes les fibres sont encroûtées d'une matière pierreuse composée de chaux unie à des acides particuliers (acide phosphorique, etc.). Lorsqu'on brûle les os, celte matière pierreusereste seule et se réduit enpoudre, au moindre frottement ; lorsqu'on les fait tremper dans de l'acide hydrochlorique, liqueur qui a la propriété de dissoudre cette matière pierreuse, on les réduit à Tétat de cartilage.

Les os qui constituent les membres forment des colonnes brisées dont le nombre des pièces augmente à mesure qu'on s'éloigne du tronc. Une cavité intérieure occupe leur longueur, et, tout en diminuant leur pesanteur, n'ôte rien à leur solidité.

La substance des os longs n'est pas arrangée de la même manière dans toute leur étendue. A l'extérieur elle est trèsdense, et, à cet état, elle porte le nom de substance compacte ; elle occupe toujours le milieu dans les os longs ; leur partie moyenne, étant la plus exposée, devait avoir le plus de solidité. L'épaisseur de cette substance compacte diminue beaucoup vers les extrémités des os, qui, pour oflrir une solidité égale, devaient aussi être plus volumineuses que le corps. A l'aide de ces dispositions, les surfaces articulaires par lesquelles les os sont unis se trouvent, à ces mêmes extrémités, d'une étendue convenable à leurs usages. On conçoit, en effet, que si les os s'étaient touchés par de^ petites surfaces, leur mode d'union eût été extrêmement faible, ils n'auraient pu se prêter à des mouvements que d'une manière incertaine et mal assurée, et leur dérangement serait devenu aussi commun qu'il est rare.

D'un autre côté, le volume des extrémités articulaires sert à écarter les muscles du centre des mouvements ; cette dispo-

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