PARTIE IIJ. — FONCTIONS DE RELATION
nuent de croître en épaisseur jusqu'après l'âge adulte. A celte époque, tout accroissement cesse et les os continuent à recevoir des éléments réparateurs, jusqu'à ce que les progrès de l'âge viennent apporter dans leur texture des altérations maladives et des décompositions chimiques.
Les muscles offrent aussi de grandes modifications suivant les âges : chez l'embryon, ce sont des masses gélatiniformes, grêles et peu prononcées, qui se développent avec les progrès de la grossesse, mais d'une manière peu marquée. Pendant l'enfance et la jeunesse, la nutrition des muscles s'accélère ; mais ils croissent particulièrement en longueur, et c'est à cela que sont dues les formes arrondies, svelles, qu'on remarque à cette époque de la vie. A l'âge adulte, les muscles croissent en épaisseur; ils augmentent de volume et se prononcent fortement sous la peau, leur tissu prend plus de consistance, et leur nature chimique elle-même se modifie. C'est à ces changements que se rapportent les propriétés différentes du bouillon qui est fait avec de la chair d'animaux jeunes, ou bien avec la chair d'animaux vieux.
Dans la vieillesse, la nutrition des muscles décroît sensiblement : ces organes diminuent en volume, ils sont flasques et vacillants.
La contraction musculaire subit à peu près les mêmes variations que la nutrition des muscles : faible et peu marquée chez le fœtus, elle augmente d'activité à la naissance, s'accroît rapidement dans Tenfance et la jeunesse, acquiert son plus haut degré de perfection dans l'âge adulte, et finit par se perdre presque entièrement chez levieillard; où la fibre devenue coriace est à peine capable d'ébranler les os que, naguère, elle faisait mouvoir avec tant d'énergie.
168 STRUCTURE ET PHYSIOLOGIE DE l'hOMME.
MÉCANISME DES MOUVEMENTS. — ATTITUDES : MARCHE ; VOL ; NATATION. — ORGANES PRODUCTEURS DU SON; VOIX.
Mécanisme des mouvements. — Attitudes. — Marche. — Vol. — Natation.
Les effets produits par la contraction musculaire dépendent de l'obliquité plus ou moins grande des attaches des fibres sur le levier ou Tos qu'elles doivent mouvoir, et de la distance qui sépare Tinsertion du muscle du point d'appui sur lequel l'os se meut. Un examen rapide des divers genres de leviers fera comprendre ce rapport.
En mécanique, on entend par levier une tige solide dont la longueur est considérable relativement à ses autres dimensions, qui peut tourner librement autour d'un point d'appui et au moyen de laquelle une puissance, aidée d'un point d'appui, peut vaincre ou soutenir une résistance. Une des conditioi s essentielles du levier comme machine, c'est donc Texistence d'un poi?it fixe ou point d'appui autour duquel agissent deux forces dont l'une porte le nom de résistance et l'autre le nom de puissance.
Le point fixe, ou point d'appui, peut avoir, relativement à la puissance et à la résistance, trois situations différentes qui ont donné lieu à trois sortes de leviers.
Si le point d'appui c se trouve entre la puissance p et la résistance r, le levier est du premier genre ou inter-mobile (pL V, fig. 2).
Si le point d'appui c est à une extrémité, la puissance p à l'autrCj et la résistance r au milieu, le levier est du deuxième genre ou inter -résistant (pl. V, fig. 3).
Enfin le levier est du troisième genre, ou inter-puissanf, lors-