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PARTIE III. — MÉCANISME DES MOUVEMENTS

et en partie de la manière dont il se fixe à l'os qu'il doit mouvoir. Toutes choses égales d'ailleurs, les muscles les plus forts sont les plus gros.

Dans le corps humain, les muscles et les os sont en général disposés d'une manièrepeu favorable à la puissance des mouvements, mais très-favorable à leur rapidité.

Les muscles ne servent pas seulement à nous faire exécuter des mouvements, ils sont également nécessaires pour maintenir les os mobiles dans les positions qu'ils doivent conserver. Ainsi la tête, par son propre poids, tend à retomber en avant, et c'est la contraction des muscles de la partie postérieure du cou qui la tient relevée. Il en est de même pour la station. Nous verrons, plus loin, que la position verticale est la plus naturelle à l'homme, mais qu'elle nécessite une action trèsénergique de la part d'un grand nombre de muscles sans lesquels le tronc se ploierait en avant, et les membres abdominaux fléchiraient sous le poids du reste du corps. Lorsque l'homme est dans cette position, les muscles qui servent à redresser sa colonne vertébrale et à étendre sa cuisse, sa jambe et son pied, sont mis en jeu avec une grande énergie.

Les muscles fléchisseurs ne sont pas appelés à exercer des efforts aussi considérables ni aussi fréquents ; ils sont, en général, bien moins volumineux et moins puissants que les extenseurs.

La direction des mouvements est décidée par l'espèce d'articulation que présentent les os, par la situation des muscles moteurs relativement à ces os et par la disposition de leurs tendons, selon qu'ils sont libres, ou fixés dans une gouttière, ou réfléchis par une poulie.

L'étendue des mouvements tient : 1° au mode de l'articulation et à la longueur des fibres des muscles ; car plus les fibres sont longues, plus le raccourcissement qu'elles éprouvent est considérable, et par conséquent plus le mouvement qu'elles produisent est étendu ; 2° au genre de levier que forme l'os mis en mouvement ; nous avons vu que le levier du troisième genre est avantageux sous ce rapport; 3° enfin, à la distance du point d'appui à laquelle s'insèrent les muscles moteurs ;

172 STRUCTURE ET PHYSIOLOGIE DE l'eOMME.

plus cette insertion est ,près deTarticulation. plus les mouvements sont étendus.

Nous avons dit que l'effet immédiat de la contraction des muscles est le mouvement des parties auxquelles ils s'atta^ €lient, ce qui constitue la locomotion»

La locomotion du tronc consiste dans Tinclinaison du tronc en avant, sur les côtés, ou dans sa rectitude. Elle se rapporte à diverses causes, et sert à l'expression, dans les attitudes.

La locomotion de la tête consiste dans la flexion de la tête en avant, en arrière, ou sur les côtés, ou dans un mouvement de rotation sur son axe.

Les mouvements de totalité de la tête servent à diriger les sens vers les objets, et les mouvements partiels de la face servent à l'expression des sentiments ou des affections.

La locomotion des membres, dans les membres supérieurs^ est exécutée par des muscles nombreux qui les étendent, les fléchissent, les portent en dedans ou en dehors, leur impriment des mouvements partiels ou généraux de circumduction, d'adduction, etc.

• Elle a trois objets ; elle sert, 1° au toucher ; 2° aux actions proprement dites qui comprennent toutes les œuvres infiniment variées de Thomme ; 3° aux gestes; on donne ce dernier nom au langage d'action qui traduit les sentiments et les idées, à l'aide des mouvements des membres supérieurs.

Dans les membres inférieurs la locomotion consiste en des mouvements partiels ou généraux de circumduction . Les membres inférieurs sont des colonnes creuses auxquelles on peut appliquer leprincipe de mécanique que : à égale quantité de matière, ils offrent plus de résistance, avec la forme canaliculée qu'avec la forme pleine. Ils réunissent ainsi la force à la légèreté. Les divers mouvements des membres inférieurs se rapportent tous àla station ou à la progression. La contraction simultanée des muscles produit le premier effet, par lequel l'homme se tient debout sur un plan solide. Leurs contractions successives et coordonnées produisent le deuxième effet, par lequel 1 homme change de place, s'éloigne ou s'approche des objets.

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