‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 232 sur 265 · MÉCANISME DES MOUVEMENTS · texte numérisé non relu

MÉCANISME DES MOUVEMENTS

Attitudes.

On donne le nom d'attitude à une position quelconque du corps qui est permanente pendant quelque temps. Pour faire comprendre le mécanisme des attitudes, il est nécessaire d'entrer dans quelques détails de mécanique.

On sait que tous les corps de la nature^ abandonnés à euxmômes, tendent à se rapprocher, par l'effet d'une force générale que l'on nomme attraction, et que l'énergie avec laquelle vin corps en attire un autre est d'autant plus grande que sa masse est plus considérable, comparativement à celle du corps attiré. La terre étant incomparablement plus grosse que la masse des animaux, des plantes, des pierres et de tous les autres objets répandus à sa surface^ elle les attire sans cesse, et tend à les faire tomber vers le centre du globe. Pour qu'ils restent dans la position qu'ils occupent, il faut donc qu'ils soient soutenus par quelque chose qui résiste à cette force d'attraction.

On appelle base de sustentation l'espace que limitent les différents points par lesquels un objet s'appuie sur un corps résistant.

Pour qu'un corps solide reste immobile sur sa base de sustentation et ne tombe pas, il n'est pas nécessaire que toutes ses parties s'y appuient ; il suffit de le soutenir par un seul point, pourvu que ce point soit placé de façon que^ si uiie partie de sa masse s'abaissait vers la terre, une partie opposée également pesante s'élèverait d'autant. Le poids d'une partie sert alors à contre-balancer celui de l'autre. On appelle centre de gravitéle point autour duquel toutes ces parties se font réciproquement équilibre, et qu'il suffît de soutenir pour maintenir en place la masse entière ; ou, en d'autres termes, le centre de gravité du corps est le point d'application de la résultante des forces parallèles et verticales de la pesanteur qui agissent sur ce corps; tout corps qui s'appuie sur son centre de gravité est nécessairement en équilibre.

Il suit delà que, pour empêcher un corps de tomber, il suffit

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que sa base de sustentation soit placée verticalement au-dessous de son centre de gravité. Son équilibre sera donc d'autant plus stable que cette base sera plus large, car alors son centre de gravité peut se déplacer davantage, sans que la ligne verticale qui passe par ce centre sorte des limites de cette base. Plus le centre de gravité d'un corps sera élevé au-dessus de la base de sustentation, moins l'équilibre sera stable, car un déplacement plus petit de ce centre suffira alors pour que la ligne verticale cesse de tomber sur la base de sustentation.

Le centre de gravité du corps humain est situé au milieu dé la dernière vertèbre lombaire (pl. Vlï, fig. 2, v"), à un centimètre environ au-dessus d'un plan qui passerait par l'angle saillant formé par l'articulation de la dernière vertèbre lombaire avec le sacrum.

Ces notions préliminaires étant connues, il deviendra facile de comprendre le mécanisme des attitudes.

Les principales attitudes de l'homme sont: le coucher, la position assise et la station sur deux pieds; la marche, le saut, la course, la nage, la sustentation, la traction.

Coucher, — Lorsque l'homme est couché sur le dos ou sur le ventre, toutes les parties de son corps posent sur le sol; il n'a besoin de contracter aucun muscle pour les maintenir en place, et sa position réunit au plus haut degré les deux conditions de l'équilibre, qui sont: la plus grande étendue possible de la base de sustentation, et la proximité du centre de gravité. Le coucher est l'attitude du repos, celle des personnes faibles, des malades. Dans le coucher, le corps peut effectuer quatre postures différentes, selon qu'il pose sur le dos, sur le ventre ou sur l'un des côtés ; chacune de ces positions est relative à la plus ou moins grande facilité de la respiration.

Dans la position assise, le corps repose sur les lubérosités de l'os des hanches ; la base de sustentation est, ici, encore assez large, puisqu'eljfe est représentée parle bassin qui peut avoir plus ou moins d'étendue, selon le plus ou moins de volume des parties molles qui le recouvrent : aussi il est impossible de se relever en conservant la rectitude du tronc; et il devient

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