‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 235 sur 265 · PARTIE III. — MÉCANISME DES MOUVEMENTS · texte numérisé non relu

PARTIE III. — MÉCANISME DES MOUVEMENTS

(ronc une traction en haut. La détente détermine, en effet, un mouvement ascensionnel capable de vaincre le poids du corps et de Télé ver au-dessus de la terre.

La course est une marche précipitée entrecoupée de sauts. Il y a toujours dans la course un moment où le corps est projeté en haut et flotte librement dans l'air^ circonstance qui la distingue de la marche rapide dans laquelle le pied qui reste en arrière n'abandonne le sol qu'au moment où le pied qui est en avant Ta touché.

Il est très-peu d'animaux plus favorablement construits que l'homme pour la course. Quelle vitesse est égale à celle du sauvage exercé qui poursuit et atteint le gibier dont il veut se nourrir et dont Tagilité est supérieure à celle du meilleur cheval I Ces hommes respirent avec une grande célérité^ jettent en arrière la tête et les épaules, n'appuient sur le sol que l'extrémité des pieds^ et balancent leurs bras de manière à les tenir dans une opposition constante avec leurs jambes.

La nage de l'homme n'est qu'un saut horizontal sur l'eau, comme est la nage de la grenouille. Les membres supérieurs étant allongés en pointe au-devant de la tête, les inférieurs se raccourcissent d'abord, puis s'étendent brusquement^ comme dans le saut sur la terre ; ils frappent ainsi l'eau fortement en arrière : cette eau cède sans doute beaucoup à cette impulsion : cependant elle ne cède ni assez vite ni assez pleinement, et une partie du mouvement est répercutée sur le corps. Les pieds sont tournés en dehors, pour que la surface par laquelle ils frappent l'eau soit plus grande. Les membres inférieurs, que le mouvement précédent avait écartés, se rapprochent pour ne pas contrarier l'impulsion en avant qu'ils ont donnée ; ils s'accolent l'un à l'autre en simulant l'arrière d'un bateau : alors les membres supérieurs s'écartent à leur tour et sont ramenés avec force sur les côtés du corps, en décrivant un rond et en frappant sur l'eau qui leur sert encore de point d'appui. Enfin une grande inspiration dilate la poitrine pour augmenter le volume du corps et le rendre spécifiquement plus léger, la tête est tenue élevée hors de l'eau.

La nage n'est pas naturelle à l'homme, elle exige de sa part

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une étude ; son corps^ en effet, n'a aucune des conditions d'iiydrostatique que présente celui des animaux qui vivent dans l'eau, fet, ainsi que nous venons de le décrire^ il ne parvient à se maintenir sur ce liquide qu'à l'aide de mouvements qui ont le double objet de donner à son Gorps le plus de surface possible et de lui faire trouver un point d'appui suffisant sur l'eau.

La sustentation dépend du même mécanisme que la station ordinaire ; il y faut plus d'efforts à cause du fardeau qui, placé sur la téte^ le cou ou les épaules, tend à affaisser les différentes brisures les unes sur les autres. Les grands chapeaux dont se couvrent les portefaix ont l'avantage de fixer la tête au dos, mécaniquement et par le poids même du fardeau, car ils constituent un arc-boutant courbe, depuis le front jusqu'aux épaules.

La traction s'effectue par le mécanisme suivant : le corps est dans l'extension, les pieds sont appuyés et solidement fixés au sol, les mains saisissent la masse à mouvoir ; tout à coup les diverses brisures du corps se fléchissent avec force, les deux extrémités tendent à se rapprocher, et celle qui n'est pas fixée au sol et qui tient le corps l'entraîne avec elle.

La force humaine peut être employée diversement, et la quantité de travail qu'elle développe n'est pas la même suivant : 1° que l'homme agit par son poids; 2° qu'il tire en marchant ; S*' qull pousse avec les pieds ; 4^ qu'il pousse ou qu'il tire avec les mains : horizontalement, verticalement, ou sans se déplacer.

Le plus grand effort que l'homme puisse produire correspond au soulèvement d'un poids placé entre ses jambes ; l'effort maximum peut aller à 200 et 300 kilogr. ; en moyenne^ à 130 kilogr.

L'homme se fatigue en travaillant. Si l'on veut lui faire produire une trop grande quantité de travail, dans un temps donné, le travail de la journée sera court. Si, dans une journée, on exige trop de lui, la fatigue persistera dans les journées suivantes.

En général, un homme effectue une plus grande quantité

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