PARTIE III
— SYSTÈME NERYEUX.
Troisième cas. Si on dirige le son dans ces mêmes cavités, pendant que la bouche et le nez sont ouverts, l'écoulement se fera à la fois par ces deux points, mais le son pourra retentir dans la partie postérieure des fosses nasales. Dans ce dernier cas, le timbre sera moins nasonné que dans le précédent, mais beaucoup plus que dans le premier. On voit, d'après cela, qu'il faut soigneusement distinguer le son qui s'écoule par ces cavités, du son qui y retentit. C'est dans cette distinction que se trouve l'explication de tous les phénomènes de la voix nasonnée.
La parole, dont l'homme eeul est en possession, peut aussi s'appeler la voix articulée ; elle est le produit des modifications que reçoit la colonne d'air, dans l'intérieur de la bouche, par les actions combinées du voile du palais, des Joues, de la langue et des lèvres. Le plus grand degré du perfectionnement de la voix est la parole, ce sublime attribut qui a fait du genre humain une seule famille unie par l'intelligence.
SYSTÈME NERVEUX. — INDICATION DES PARTIES QUI LE CONSTITUENT ESSENTIEI.LEMENT. — FONCTIONS DU SYSTÈME NERVEUX. — NERFS MOTEURS ET SENSITIFS.
Système nerveux. — Indication des parties qui le constituent.
Les sensations font connaître à l'homme tout ce qui l'environne, et la faculté de les éprouver réside dans un appareil particulier appelé système nerveux. La sensation comprend en même temps l'impression faite sur nos organes par les corps extérieurs, la transmission de cette impression au cerveau par l'intermédiaire des nerfs, et enfin l'excitation particulière que le cerveau en reçoit lorsqu'elle y est arrivée.
11 existe dans toutes les parties du corps des espèces de cordons blancs et minces qui se ramifient dans les divers organes et vont se terminer par leur extrémité opposée ati cerveau ou à la moelle épinière (pl. VU, fig, 1). Ces cordons sont appelés nerfs ; ils servent à transmettre les sensations de l'organe qui
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les reçoit au cerveau, qui est le siège de la sensation : c'est également par l'intermédiaire des nerfs que l'influence de la volonté se communique du cerveau aux muscles des différentes parties du corps.
Les anciens nommaient nerfs toutes les parties blanches du corps d'un animal, telles que les nerfs, les tendons et les ligaments; mais, depuis Galien, le nom de nerfs a été uniquement réservé aux parties qui sont dans une dépendance, soit directe, soit indirecte, du centre nerveux cérébro-spinal.
Aussi, lorsqu'un ou plusieurs de ces nerfs se trouvent coupés, liés ou atrophiés, les organes auxquels ils se distribuent perdent la faculté de sentir et d'exécuter des mouvements volontaires, ou, en d'autres mots, sont paralysés, 11 est également reconnu que les lésions du cerveau nous privent de la faculté de percevoir, quoique les organes ou les différents nerfs des sens soient dans un élat d'intégrité parfaite.
Les nerfs sont d'une sensibilité extrême, et la moindre blessure de l'un d'eux occasionne une douleur vive; il en est de même de la moelle épinière. Ces cordons blanchâtres se divisent et se subdivisent dans leur trajet; ils sont composés de filaments, ou de petits filets très-fins dont l'une des extrémités tient à la moelle épinière ou à la moelle allongée et qui, par leur autre extrémité, se ramifient et se distribuent dans la texture des divers organes (pl. Vil, fîg. 1).
Les nerfs communiquent entre eux de mille manières, dans leur trajet. Quelquefois un simple filet s'unit à un autre, c'est ce qu'on appelle une anastomose; d'autres fois une infinité de filets se réunissent et s'enlacent en forme de réseau ; c'est ce qu'on nomme un plexus, et quand ce plexus, plus dense et plus serré, au lieu d'un réseau, n'offre plus qu'une seule masse, on le nomme ganglion.
Centres nerveux.
Ces appareils de sensibilité offrent deux grandes dispositions générales : le système nerveux de la vie organique, le système nerveux de la vie animale.
Par le premier appareil, les organes de la nutritio sont