‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 239 sur 265 · PARTIE III. — SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

PARTIE III. — SYSTÈME NERVEUX

îe moins profondément placé représente une coupe du cerveau dans l'épaisseur de ses circonvolutions ; une coupe du cervelet^ la glande pinéale, et l'origine de la moelle épinière. Le lambeau extérieur représente l'ensemble du système cérébro-spinal vu de profil (côté droit), et dans ses rapports naturels avec les parois du crâne et du canal vertébral : circonvolutions cérébrales du lobe antérieur du cerveau, lobe moyen, lobe droit du cervelet, protubérance annulaire, partie latérale droite de la moelle épinière, vulgairement nommée queue de cheval, nerfs sacrés renfermés dans le canal de l'os sacrum. Ce môme lambeau, vu en dedans, représente une coupe du cerveau, du cervelet et de la protubérance faite sur la ligne médiane : commissure cérébrale ou corps calleux, large bande de substance médullaire qui réunit les deux hémisphères, au milieu de la masse nerveuse du cervelet, protubérance annulaire, glande pinéale, presque entièrement isolée du cerveau, auquel elle ne tient que par deux petits cordons de substance nerveuse ; c'est dans ce corps que Descartes plaçait le siège de l'âme.

La figure 1 de la planche VII représente la face antérieure du système cérébro-spinal et l'origine de tous les nerfs qui naissent soit du cerveau, soit de la moelle épinière. Ici, les nerfs de la moelle épinière sont coupés au delà de l'endroit où leurs racines antérieures et postérieures se réunissent. Les parties indiquées dans cette figure sont : c le cerveau, c' le cervelet, m la moelle épinière, p, h le plexus brachial qui fournit les troncs nerveux qui se distribuent dans l'épaule et le bras, p, s le plexus sciatique dont les divisions se rendent dans la cuisse et la jambe.

Ainsi que je l'ai indiqué plus haut, une multitude de nerfs sortent de la base du cerveau et des côtés de la moelle épinière et vont se ramifier dans les parties extrêmes du corps* On en compte quara.nte-trois paires, dont les douze premières naissent dans l'intérieur du crâne, et trente et une sortent de chaque côté de la colonne vertébrale. Ces dernières naissent toutes sur les côtés delà moelle par deux racines. Ils donnent, à droite et à gauche, naissance :

190 STRUCTURE ET PHYSIOLOGIE DE l'hOMME.

1° Au plexus brachial d'où naissent les nerfs : brachial cutané interne, musculo- cutané, médius, cubital, radial;

2° Au plexus lombaire d'où naissent les nerfs : crural, obtulateur, lombo- sacré ;

3° Au plexus sacré d'où naissent les nerfs : grand-sciatique, poplité-externe, saphène, tibial.

Quant aux douze premières paires, elles sont désignées par les noms suivants ;

Première : Nerf olfactif, 1 (pl. VU, fig. 1).

Deuxième : Nerfs optiques, 2 (id.).

Troisième : Nerfs moteurs oculaires communs, 3 {id.).

Quatrième ; Nerfs pathétiques, 4 {id.).

Cinquième : Nerfs trijumeaux, 5 {id,).

Sixième : Nerfs moteurs oculaires externes, 6 {id.).

Septième : Nerfs faciaux, 7 {id,).

Huitième : Nerfs auditifs, 8 {id.).

Neuvième : Nerfs glosso-pharyngiens, 9 {id,}.

Dixième : Nerfs pneumo-gastriques, 10 {id.).

Onzième : Nerfs hypoglosses, H {id.).

Douzième : Nerfs spinaux, 12 (lU).

Le cerveau est nourri par des vaisseaux sanguins qui s'y distribuent en canaux aussi déliés que nombreux. Ces vaisseaux ne pénètrent point immédiatement dans sa substance. Les artères qui y entrent et les veines qui en sortent présentent à sa surface un lacis de vaisseaux capillaires qui forme au cerveau une première enveloppe nommée pie-mère.

Si l'on estime l'importance d'un organe par les soins qu'a pris le Créateur pour le mettre à l'abri des lésions, nul ne paraîtra plus essentiel que le cerveau. Recouvert ainsi par la pie-mère, cet organe est lubrifié par la sérosité que sécrète l'arachnoïde, véritable membrane séreuse qui tapisse la totalité des organes nerveux contenus dans le crâne, se réfléchit sur elle-même, e* enveloppe le cerveau sans le contenir.

La consistance du cerveau est si délicate, que le moindre choc, en ébranlant ses parties, eût pu troubler 7eur action ; aussi la nature a-t-elle pris le soin de le prot('»gcr par une

Page 1