‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 247 sur 265 · PARTIE III. — ORGANES DES SENS · texte numérisé non relu

PARTIE III. — ORGANES DES SENS

sont d'être tous placés à la périphérie du corps, d'être symétriques, d être formés de deux parties principales : l'une nerveuse, qui développe l'impression; l'autre place'e au-devant de la première, et destinée à recevoir l'impression du corps extérieur.

Les sens sont régis par la volonté, qui peul les dérober à l'action des corps extérieurs. Ils peuvent s'exercer de deux manières: on passivement, quand l'organe, par le fait seul de sa situation à la périphérie du corps, et indépendamment de la volonté, est impressionné par les corps extérieurs; ou activement, quand cet organe, mû par la volonté et excité par elle, va comme au-devant du corps pour en recevoir l'impression» Les sens sont perfectibles par l'éducation.

Toucher.

Le toucher et le tact sont une fonction de la peau^ ce sens a lieu sur toute sa surface, mais plus ou moins parfaitement dans chacune de ses parties, selon la configuration plus ou moins favorable qu'elles présentent. C'est ainsi que le tact, obscur à la plante des pieds et au talon, est parfait à la main, où il s'exerce le plus ordinairement.

Les nerfs qui partent du cerveau fournissent, après des subdivisions nombreuses, des filets déliés qui viennent ramper sous le tissu de la peau a (pl. VII, fig. 9). Cette membrane, qui revêt toute la surface du corps, est assez mince pour que ces filets nerveux la traversent et ser ramifient à sa surface.

La peau est la membrane qui revêt tout le corps. Elle se compose principalement de deux parties : l'une appelé chonon ou derme, l'autre nommée épiderme,

Vépiderme e (pl. VII, tîg. 9) est la couche la plus superficielle de la peau ; c'est une espèce de vernis qui recouvre le derme d {id,, id.), et sert à le protéger contre le contact des corps durs et à empêcher qu'il ne se dessèche par l'action de l'air. Le derme est composé d'un nombre variable de couches superposées, e{id,^ id,) ; sa couche la plus intérieure renferme la matière colorante de la peau, qui y est rénandue par des

206 STRUCTURE ET PHYSIOLOGIE DE l'uOMME.

canaux qui viennent de petites ampoules logées dans le derme c(pl. VIII, fig. \0).

Le derme est la partie la plus épaisse et la plus importante de la peau; il est situé sous Tépiderme et adhère par sa face interne aux pâmes sous-adjacentes. Un nombre considérable de nerfs le pénètrent et forment à sa surface de petites élévations nommées papilles a (pl. VIII, fig. iO) dans lesquelles ils se distribuent, sous la forme de houppes. C'est à ces nerfs que le derme doit sa sensibilité, qui est plus grande dans les parties où il y a le plus de papilles^ comme au bout des doigts, par exemple.

L'épiderme est appliqué sur ces papillesnerveuses ed{p\, VII, fig. 9) : il n'est pas doué lui-môme de sensibilité et rend le toucher d'autant moins délicat qu'il est plus épais ; le contact souvent répété d'objets rudes et durs tend à en déterminer l'épaississement : aussi les mains des personnes qui exécutent des travaux pénibles ont-elles l'épiderme plus épais et sontelles moins sensibles que celles des personnes dont les occupations ne sont pas aussi laborieuses.

La peau présente, en outre, un grand nombre de follicules sébacés f d (pl. VIII, fig. 10) et des canaux qui excrètent le liquide de la transpiration.

M. le professeur Krause a cherché à évaluer la quantité approximative des follicules contenus dans la peau. Pour y parvenir, il a employé la méthode suivante : après avoir enlevé, à Taide d'un emporte-pièce, des morceaux de peau d'égale dimension (13 à 30 millimètres carrés), il les laissait digérer pendant deux jours dans de l'acide nitrique étendu de trois parties d'eau, puis dans l'eau pendant le môme espace de temps, et en troisième lieu dans Féther sulfurique. En coupant ces morceaux en tranches minces, on pouvait compter, sous un grossissement de 25 à 50 diamètres, toutes les glandes qu'ils renfermaient.

Dans son calcul, M. Krause a ramené toutes les glandes au diamètre constant de 0™,00063. Il a trouvé que, pour la peau du front, il existait en moyenne 1 258 glandes par trois centimètres carrés; pour celle de la paume de la main, ce nombre

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