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PARTIE III. — ORGANES DES SENS

était de 2 736, et pour la plante du pied, de 2 683 ; tandis que la peau de la nuque et du dos n'en avait que 417. En admettant que la surface du corps soit en moyenne de o 827 millimètres carrés, que chaque surface de trois centim. carrés contienne 1 000 glandes, on arrive au nombre total approximatif de 2 381 248 glandes de 0'",00063de diamètre.

Le sens du toucher est le plus essentiel de tous les sens ; aucun animal n'en est entièrement privé, et il paraît même acquérir d'autant plus d'activité que les autres sens sont moins développe's.

La peau est douée d'une sensibilité particulière qui lui permet d'apprécier le contact des corps qui nous environnent, leur température basse ou élevée, leur résistance ou leur mollesse. Quand cette action est presque passive, elle prend le nom de tact; mais quelques organes possèdent pour la sensibilité tactile une condition particulière plas exquise et plus spéciale, c'est ce qu'on nomme le toucher.

La main de l'homme est un admirable instrument de toucher; la finesse de la peau^ l'excessive mobilité des doigts, la possibilité d'opposer le pouce à tous les autres doigts lui permettent d'étudier les formes les plus minutieuses des corps, et de redresser ainsi les illusions des autres sens. Nous l'avons déjà dit à l'occasion du squelette (pagei6i), et nous avons cité la savante remarque de Buffon à ce sujet.

On donne le nom de palper à un toucher volontaire avec mouvc ment. Entre le palper et le toucher il y a le même rapport qu'entre flairer et sentir. Toute partie sensible qui peut, par des mouvements, varier ses points de contact avec les corps extérieurs est susceptible de palper. Le palper n'appartient donc à aucune région du corps exclusivement : seulement, la main y est plus propre que toute autre partie, en raison de sa structure, parce que les mouvements de pronation et de supination qu'elle peut exécuter lui permettent de mesurer l'espace, à l'aide d'une sorte de rotation -, parce que le pouce est opposable aux autres doigts, et parce que ceux-ci jouissent d'une mobilité relative. L'aptitude à palper dépend en outre de la finesse du toucher, et de la localisation de la

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sensation dans les molécules de l'organe seasible. Les sillons réguliers du creux de la main, et la disposition des papilles cutanées en séries, doivent accroître la délicatesse du toucher; car ces inégalités découvrent plus aisément celles des corps, et sont plus facilement affectées par elles, isolément les unes des autres.

L'homme est de tous les animaux celui dont la peau est le plus favorable aient disposée pour l'exercice du toucher. En effet, la surface de son corps s'offre à toutes les impressions qui peuvent s'exercer sur elle, et rien ne vient diminuer l'action des divers excitants sur ces organes delà sensibilita. Tous les autres animaux, tels que les mammifères, les oiseaux, les j)oissons, les reptiles, les mollusques, etc., etc., ont la peau recouverte par des poils, des plumes, des écailes, des coquilles ; ce qui diminue beaucoup et quelquefois fait disparaître les effets du tact.

Les cheveux, les poils, les ongles, les cornes, sont des productions formées par de petits organes sécréteurs logés dans la substance delà peau ; ils se développent, comme les dents, par l'addition de nouvelles portions de leur substance au-dessous de celles déjà formées, et ne sont pas le siège d'un mouvement nutritif comme les organes qui vivent. On donne le nom de bulbe aux organes sécréteurs des cheveux et des poils.

Lorsque nous nous formons, par le toucher, lïdée de la forme et de l'étendue d'une surface, nous multiplions l'étendue de la main ou du doigt mis en contact avec cette surface, autant de fois qu'elle se trouve contenue dans Tespace que le membre mobile parcourt en palpant. Pour acquérir l'idée de l'étendue dans l'espace, nous répétons le même acte, suivant les difTérentes dimensions du corps.

Comme toutes les fonctions de la vie, le toucher et le tact sont assujettis aux modifications de l'âge. Chez le vieillard, ce sens est considérablement détérioré; tandis que la sensibilité générale s'est bien affaiblie, la graisse ayant disparu, le derme n'est plus soutenu par elle, il se plisse, devient flasque fît inaccessible aux impressions tactiles. Le toucher peut, par l'exercice, acquérir une grande puissance. Ainsi, des

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