CHAPITRE YIII
Respiration. — Cavité Ihoracique; plèvre. — Organes de la respiration : poumons, traclice-arlèrc, bronches. — llespiralion influence de la respiration sur le sang, hématose, théorie de Lavoisicr, clialeur animale; mécanisme de la respiration, bruits respiratoires, fréquence de la respiration ; capa' ité des poumons; modification de l'air dans les poumons. — Intluence de la pression atmosphérique sur la respiration, mal de montagnes.
Cavité thoraciqiie. Le thorax ou poitrine est, comme nous Tavons vu, formé par la colonne vertébrale, les côtes et le sternum ; les omoplates et les clavicules sont des os de l'épaule et du bras, appendice du thorax. La poitrine représente une cage osseuse (fig. H, p. 33) dont les interstices sont remplis par des muscles et dont l'intérieur est la cavité thoraciqiie (fig. 21, p. 96). C'est la seconde du corps en étendue ; elle a la forme d'un cône légèrement aplati d'avant en arrière et dont la base, tournée en bas, est échancrée en avant. Son sommet est circonscrit par le sternum, les clavicules, la première côte de droite et de gauche et la septième vertèbre cervicale ; son pourtour par le sternum, les côtes et les vertèbres dorsales; sa base par les fausses côtes, les cartilages costaux et l'appendice xyphoïde. A cette base correspond le diaphragme
Ha
(fîg, 21, p. 96), cloison musculeuse, dont les faisceaux rayonnent autour d'une aponévrose centrale, et qui ferme en bas la poitrine dans laquelle elle s'enfonce comme une voûte un peu déprimée au centre. Le diaphragme s'attache au contour cartilagineux des fausses côtes, à l'appendice xyphoïde et aux vertèbres lombaires. Cette dernière insertion a lieu par des faisceaux musculeux qu'on nomme les piliers du diaphragme. L'aponévrose centrale de ce muscle présente la forme d'une feuille de trèfle, elle a été considérée dans l'antiquité comme un centre nerveux peut-être à cause de l'angoisse et des sensations particulières que les émotions vives déterminent à l'épigastre, ou parce que l'on confondait les fibres tendineuses avec le tissu nerveux.
Plèvre, La cavité de la poitrine est tapissée par une membrane séreuse, la plèvre, qui forme dans chaque moitié de cette cavité un sac sans ouverture. Il y a donc deux plèvres, l'une à droite, l'autre à gauche. Après avoir recouvert, en partant des bords du sternum et des cartilages costaux, les parois latérales de la poitrine et une partie du corps des vertèbres, les plèvres se rapprochent, laissant entre elles un espace qu'on nomme le médiastin postérieur. Arrivées à la racine des poumons, elles se réfléchissent de dedans en dehors, tapissent une partie du péricarde et de la face interne des poumons, leurs bords postérieurs et leur face externe, s'enfoncent dans les scissures interlobaires, se replient sur le bord antérieur des poumons et sur leur face interne jusqu'à leur racine, puis, se réfléchissant d'arrière en •avant, recouvrent les côtés du péricarde, au-devant du-