‹ Le corps humain [electronic resource]Chapitre 78 sur 265 · CORPS VITRÉ. — CRISTALLIN · texte numérisé non relu

CORPS VITRÉ. — CRISTALLIN

bâtonnets. Les uns et les autres ont leur extrémité libre terminée par un petit noyau, et la juxtaposition des bâtonnets et des cônes place ces noyaux au môme niveau, à la surface de la rétine, où ils forment comme une mosaïque dont chaque division microscopique est d'environ 0"^"\006 à 0'^"\008 de diamètre, suivant M. Robin; de 0^^^"\0018, suivant M. Ilelmholtz. Nous verrons quel rôle jouent dans la vision ces particules terminales de la rétine.

1 Corps vitré. Le cavité du globe oculaire est occupée dans ses trois quarts postérieurs par une substance complètement translucide, Vhiimeur vitrée, contenue, suivant la plupart des anatornistes, dans une enveloppe qu'on a nommée la membrane hyaloide. L'ensemble de l'humeur vitrée et de Phyaloïde constitue le corps vitré, qui s'applique exactement à toute l'étendue de la rétine et se moule en avant sur la face postérieure du cristallin. Pour les anatomistes qui admettent l'existence de la membrane hyaloïde, elle se replie sur une ligne correspondant à peu près au bord du cristallin, et se continue avec la zone ciliaire de Zinn, ou procès cilïaires du corps vitré ; cette zone vient embrasser le bord du cristallin, autour duquel est formé le canal godronné ou canal de Petit, et adhère intimement à sa capsule.

Cristallin, On nomme ainsi une lentille biconvexe, à courbure postérieure plus forte que l'antérieure, translucide, placée verticalement dans l'axe de l'œil, de sorte que Paxe de la lentille correspond au centre de la pupille. Le cristallin est formé de lamelles superposées €t d'une consistance moins grande à la surface que vers le centre ; il est contenu dans une capsule qui se

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moule sur la lentille sans y adhérer. La convexité plus ou moins prononcée des faces du cristallin modifie la puissance de l'œil, en déterminant la vue myope ou presbyte ; son opacité ou celle de sa capsule constituent la maladie nommée cataracte. Nous avons vu plus haut qu'il est enchâssé par son bord dans la zone de Zinn, à laquelle adhère sa capsule.

Chambre antérieure et postérieure de T œil. On admettait autrefois l'existence d'un certain espace entre le cristallin et l'iris : c'est ce qu'on appelait la chambre postérieure de l'œil. On sait aujourd'hui que la face •postérieure de l'iris est en contact immédiat avec la face antérieure du cristaillin, et la chambre postérieure n'est qu'un espace fictif. L'intervalle qui sépare Tiris de la cornée est la chambre antérieure, que rempht un liquide, V humeur aqueuse^ translucide comme l'humeur vitrée, mais moins dense et sécrétée par les procès ciliaires.

Muscles de Vœil; conjonctive. Le globe de l'œil est situé dans la portion antérieure de l'orbite, qu'il déborde, et son axe, le même que celui de la cavité orbitaire, se dirige en dedans vers le centre de la base du crâne. L'œil est fixé dans l'orbite par une capsule aponévrotique, par le nerf optique et par six muscles, qui le meuvent en tous sens. Une membrane muqueuse, la conjonctive, ainsi nommée parce qu'elle unit l'œil aux paupières, s'étend sur la partie antérieure du globe oculaire, qu'elle recouvre, comme le prouve l'injection de ses vaisseaux dans certaines ophthalmies, puis se replie sur elle-même et vient tapisser la face interne des paupières. Suivant quelques anatomistes, ce n'est

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pas la conjonctive, mais seulement une expansion de son épithélium, qui recouvre la cornée.

Paupières. Au-devant de l'orbite s'étend un muscle elliptique, à faisceaux concentriques, et qui présente une fente transversale fermée pendant la contraction, ouverte en amande pendant le relâchement des fibres, c'est Vorbiculaire des paupières. La conjonctive revêt sa face oculaire, la peau sa face externe ; son ouverture est circonscrite par le bord des paupières, auquel les cartilages tarses donnent de la solidité. La paupière supérieure, plus large que l'inférieure, est relevée par un muscle spécial dont la contraction alterne avec celle de l'orbiculaire, son antagoniste. On appelle angles de lœil les points correspondant à ceux où les bords des paupières s'unissent par leurs commissures. A l'angle interne, ou grand angle de l'œil, on voit un repli formé par la conjonctive, nommé membrane clignotante, et qui représente, en effet, à l'état rudimentaire, cette troisième paupière .de certains animaux. En dedans de ce repli est la caroncule lacrymale, petit corps glanduleux, de couleur rose et que recouvre la conjonctive. Le bord des paupières est garni d'une ligne de cils qui protègent l'œil et ajoutent singulièrement à sa beauté. Le plus ou moins de longueur de l'ouverture des paupières fait paraître les yeux plus grands ou plus petits, la conformation des muscles palpébraux et des cartilages tarses donne à Tœil la forme allongée et langoureuse comme dans l'Orient, ou ronde et hardie comme chezles Occidentaux, mais les dimensions du globe oculaire et sa forme sont les mêmes dans tous les pays et chez tous les individus.

La paupière supérieure, qui s'attache à l'arcade orbitaire, est surmontée du sourcil^ destiné à protéger l'œil comme une visière, et dont les mouvements jouent un rôle important dans l'expression de la physionomie.

Appareil lamjmaL II se compose : P de la glande lacrymale^ logée dans une fossette de la voûte orbitaire et de glandules du même genre, qui forment une couche granuleuse dans l'épaisseur de la paupière supérieure ; 2° des canaux lacrymaux, par où les larmes sont versées à la surface de la conjonctive, un peu audessus du bord de la paupière supérieure ; 5"" des conduits lacrymaux, destinés à recevoir les larmes après qu'elles ont baigné l'œil, el dont on voit les deux orifices ou points /acrî/îMM^ près de la commissure interne des paupières ; 4"" du sac lacrymal^ où aboutissent les conduits lacrymaux et qui déverse les larmes dans le canal nasal.

Les larmes en coulant à la surface de la conjonctive entretiennent sa souplesse et facilitent les mouvements du globe oculaire et des paupières, dont elles adoucissent les frottements ; elles sont donc pour l'œil ce que la synovie est pour les articulations. Lorsque, sous l'influence de causes morales ou physiques, leur sécrétion est augmentée, les conduits lacrymaux ne suffisent plus à en débarrasser l'œil et elles coulent en dehors des paupières .

Vision, Parmi les phénomènes dont l'ensemble constitue la vision, les uns, du domaine de la physique, sont soumis au calcul, plusieurs même peuvent être contrôlés par l'expérience ; d'autres, au contraire, constatés par l'observation, mais peu connus dans leurs

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