PESANTEUR DE L’AIR. PRESSION ATMOSPHÉRIQUE
Les anciens considéraient l’air comme un élément impondérable. Or, Galilée démontra que l’air est un corps pesant, en comparant le poids d’un ballon de verre rempli d’air et celui du même vase après y avoir fait le vide. Il trouva de la sorte qu’un litre d’air pèse en moyenne 1 gramme, 3. Comme le poids d’une colonne d’air, qui aurait pour base
un centimètre carré et pour hauteur celle de l’atmosphère, peut être estimé à 1033 grammes, 3, on admet que tout corps supporte, par centimètre carré, un e pression atmosphérique équivalente à ce poids; or on a calculé qu’un homme de moyenne stature se trouvait chargé d’un
poids d’air de plus de 20,000 kilogrammes. Le corps humain supporte facilement cette pression considérable, parce qu’elle s’exerce également dans tous les sens (1). Elle est même nécessaire au fonctionnement de nos organes ; et, si une partie de la surface du corps y est soustraite, comme par exemple dans l’application des ventouses , le sang afflue aussitôt dans la région correspondante et la peau devient bleuâtre et turgescente.
Junod a imaginé une sorte de botte en métal destinée à recevoir le
(1) On peut démontrer que la pression de l’atmosphère s’exerce de bas en haut par l’expérience suivante: prenez un verre rempli d’eau, placez sur ses bords une feuille de papier, puis retournez le vase sans dessus dessous en retenant le papier avec la paume de la main; vous pouvez alors retirer celle-ci, et la feuillu de papier, sons l’influence de la poussée atmosphérique, restera appliquée sur le verre et s’opposera a l’écoulement du liquide.
DE LA RESPIRATION
membre inférieur et dans laquelle on fait le vide pour attirer le sang loin d’une partie malade. On donne à cet appareil le nom de ventouse Junod (fig. 375),
ÏMFLUEWCES DES VARIATIONS DE LA PRESSION ATMO- SPHÉRIQUE sud L’homme. — La pression atmosphérique n’augmente ni ne diminue jamais sensiblement sans qu’il en résulte quelque trouble dans les fonctions de l’organisme. Ces effets perturbateurs seront surtout sensibles chez les personnes nerveuses. On sait qu’il en est dont le corps est un véritable baromètre et qui ressentent les moindres variations de la pression atmosphérique.