‹ Le corps humainChapitre 127 sur 144 · AIR INSPIRÉ. AIR EXPIRÉ · texte numérisé non relu

AIR INSPIRÉ. AIR EXPIRÉ

variable à saturation

DE LA RESPIRATION

quantité d’acide carbonique. Cette particularité explique l’usage des inhalations d’oxygène dans les affections respiratoires.

La présence de l’acide carbonique dans l’air expiré se démontre en soufflant à l’aide d’un chalumeau dans une solution d’eau de chaux i on voit alors la liqueur se troubler, par suite de la formation d’une certaine quantité de carbonate de chaux.

Pour reconnaître la présence de la vapeur d’eau dans l’air expiré, il suffit de souffler sur une glace qu’elle ternit aussitôt.

On rencontre aussi, dans Pair éliminé des poumons, une assez forte proportion de matière organique. C’est à elle que les chambres à coucher doivent leur odeur spéciale. Il est facile de reconnaître l’existence de la matière organique contenue dans l’air expiré, en soufflant dans un tube plongeant au fond d’un flacon d’acide sulfurique. Ce liquide prendra bientôt une couleur rosée caractéristique.

Enfin l’air expiré renferme encore tous les principes volatils dont le sang se débarrasse à son passage dans les vésicules pulmonaires. Ainsi l’odeur si désagréable que les substances alliacées et les liqueurs alcooliques donnent à l’haleine ne vient pas de la gorge, ni de l’estomac, comme on le croit généralement, mais bien des poumons, après avoir passé des voies digestives dans le torrent circulatoire. C’est pourquoi il ne suffit pas de se rincer la bouche avec des aromates pour détruire ces odeurs.

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