‹ Le corps humainChapitre 134 sur 144 · III. — Des artères · texte numérisé non relu

III. — Des artères

covFORMiTiov des artères. — Les anciens ont donné le nom artères (à^p, air; TYjpéïv, conserver) aux vaisseaux qui portent le sang du cœur à tous les organes de l’économie, parce qu’ils croyaient que ces vaisseaux renfermaient de l’air.

Ce sont des tubes élastiques et contractiles de couleur blanc grisâtre (1) qui se ramifient dans toutes les parties du corps. Les dernières ramifications des artères sont reliées aux veines par l’intermédiaire des vaisseaux capillaires.

Au niveau des articulations, les artères principales des membres sont toujours disposées dans le sens de la flexion, ainsi qu’on l’observe à l’aisselle et à l’aine, au pli du coude et au jarret. Cette disposition a pour but d’empêcher le tiraillement de ces vaisseaux pendant les mouvements de locomotion.

structure des artères. — Les parois des artères sont formées par trois tuniques superposées (fig. 405) : 1° la tunique interne ou séreuse ; 2° la tunique moyenne ou élastique; 3° la tunique externe ou celluleuse. On rencontre en outre des vaisseaux et des nerfs.

1° tuhïique iaterae des artères. — En raison de son extrême minceur, cette tunique est très* fragile; aussi éclate-t-elle

(1) La couleur rouvre que l’on donne habituellement aux artères sur les planches d’anatomie est une teinte de convention ; il en est de même de la coloration bleue qui sert à indiquer les veines.

DE LA CIRCULATION. 631

comme du verre sous l’influence d’un choc violent ou d’une ligature énergique.

2° tunique moyenne des artèdes. — Bien que cette tunique ait une grande épaisseur, elle se déchire aussi très-facilement sous l’influence des mêmes phénomènes qui déterminent la rupture de la tunique interne.

Elle est composée de fibres élastiques et de fibres musculaires lissdè, auxquelles les artères doivent leur élasticité et leur contractilité.

Les fibres élastiques sont disposées sous forme de lames longitudinales. Cette direction explique pourquoi une section incomplète et

Fig. 405. — Parois des artères. Fig. 400. — Plaies incomplètes des artères.

Fig. 405. — 1, Tunique externe. — 2, Fibres musculaires transversales de la tunique moyenne. — 3, Tunique moyenne. — 4, Tunique interne. — 5, Cavité de l’artère.

Fig. 406. — 1, 2, Sections transversales. 3, 3, Sections longitudinales.

transversale d’artère devient béante et expose plus à une hémorrhagie qu’une section longitudinale qui reste linéaire (fig. 406).

Ce sont aussi ces fibres qui donnent aux parois artérielles leur résistance et les maintiennent toujours écartées, même quand elles sont vides de sang.

Les fibres musculaires sont pour la plupart dirigées circulairement. Elles jouent, comme nous le verrons bientôt, un rôle actif dans la circulation, tandis que les fibres élastiques n’y participent que d’une manière toute passive. Au moment de la mort, les fibres musculaires des artères chassent, en se contractant une dernière fois, le sang qu’elles contiennent dans le système veineux. C’est pourquoi les veines d’un cadavre sont gorgées de sang et que ses artères sont vides. De là l’er-

reur des anciens, qui croyaient que ces derniers vaisseaux renferment de l’air et qu’ils sont destinés au transport « des esprits vitaux ».

Les fibres musculaires des artères se contractent sous l’influence de certains agents physiques ou chimiques, comme l’action de l’air froid, l’application de la glace ou du perchlorure de fer. Aussi ces mêmes agents suffisent-ils le plus souvent pour arrêter les petites hémorhagies, en oblitérant les artérioles ouvertes.

Lorsque l’hémorrhagie est due à l’ouverture d’une artère importante, ces moyens deviennent insuffisants, et il faut alors pratiquer la ligature de ce vaisseau. Dans ce cas, on peut, en attendant le chirurgien, empêcher l’écoulement du sang par l’application d’un iien fortement serré à la racine du membre blessé, ou en comprimant directement avec les doigts le vaisseau dans la plaie. Au siège de Saint- Jean d’Acre, Arrighi, duc de Padoue, reçut une balle qui lui coupa l’artère carotide externe; il dut la vie à la présence d’esprit d’un canonnier qui porta promptement ses doigts dans la plaie du cou et arrêta ainsi l’hémorrhagie j usqu’à l’arrivée de Larrey.

Les fibres musculaires des artères reçoivent des filets nerveux, dits vaso-moteurs , qui appartiennent au système du grand sympathique. L’excitation ou la paralysie momentanée de ces filets nerveux, soit par une cause morale comme la peur et la honte, soit par une cause morbide comme l’épilepsie, détermine la pâleur ou la rougeur de la peau, par suite de la contraction ou du relâchement des fibres musculaires des artérioles sous-cutanées, qui dans le premier cas chassent le sang de ces vaisseaux, et dans le secont l’y laissent affluer.

L’expérience suivante, due à Cl. Bernard, indique nettement l’influence du grand sympathique sur la circulation. En coupant sur un animal les filets nerveux qui se rendent aux vaisseaux d’une moitié de la face, on voit aussitôt rougir la peau du même côté.

Les frissons que l’on éprouve au moment d’un accès de fièvre, ou sous l’influence d’un refroidissement, résultent aussi de la contraction spasmodique des artérioles de la peau, qui refoulent vers les organes centraux la plus grande partie du sang qu’elles contiennent. C’est par un mécanisme analogue que le degré de l’ivresse augmente lorsqu’on passe d'un endroit chaud dans un milieu d’une température plus basse ; le sang chassé de la périphérie du corps afflue au cerveau et le congestionne.

ATHÉROME EX AXÉVRYSMES DES ARTÈRES. — Chez les

vieillards, la tunique moyenne des artères subit la dégénérescence graisseuse ou athéromateuse (àôvjpa, bouillie); elle se laisse alors incruster de sels calcaires qui la rendent plus friable. De là vient la rupture fréquente des artérioles cérébrales dans la vieillesse.

Lorsque les dépôts athéromateux oblitèrent les vaisseaux d’une ré-

DE LA CIRCULATION

gion, surtout dans les extrémités inférieures, ils produisent la gangrène spontanée des extrémités (fig. 389). Cette maladie prend encore le nom de gangrène sénile , en raison de sa fréquence dans la vieillesse. On sait que Louis XIY mourut à l’âge de soixante-dix-sept ans des suites d’une gangrène du membre inférieur gauche.

Quelquefois l’athérome artériel s’observe chez les jeunes gens, et en particulier chez ceux qui ont des habitudes alcooliques. Cette maladie est très-fréquente en Angleterre, par suite de l’abus du gin. La dégé-

Fig. 407. — Anévrysme développé sur l’artère carotide primitive.

A, Anévrysme. — B, Artères carotides interne et externe. — C, Artère carotide primitive ouverte par sa partie postérieure. — D, Orifice de communication de l’anévrysme et de l’artère. — Voir la coupe d’une poche anévrysmale fig. 393.

nérescence athéromateuse des parois artérielles affaiblit leur résistance et détruit leur élasticité ; elles cèdent alors à la pression de l’ondée sanguine et se laisse dilater progressivement en formant un anévrysme dit spontané (tig. 407).

Toute action mécanique, comme les coups et blessures, qui détruit la tunique interne et moyenne, produit, par le même mécanisme, les anévrysmes dits traumatiques (ipaO^a, blessure). Cette variété se rencontre assez souvent chez les boxeurs anglais.

3° tunique externe des artères. — Cette tunique est essentiellement composée de fibres celluleuses qui lui donnent une grande résistance. Aussi dans les anévrysmes artériels, la tunique externe est-elle susceptible d’une distension considérable, tandis que les deux autres tuniques se rompent rapidement (fig. 392). Même lorsqu’on exerce une traction continue sur une artère, les membranes interne et moyenne se déchirent, tandis que la tunique externe se file à la manière du verre fondu et ne se divise qu’après avoir subi une

élongation excessive. Les deux bouts qui ont été séparés de la sorte se rétractent aussitôt et obturent l’ouverture correspondante du vaisseau. Yoilà pourquoi les plaies par arrachement ou par écrasement sont rarement compliquées d’hémorrhagie.

C’est encore la résistance de la tunique celluleuse qui rend impossible la section d’une artère avec un fil, quelque serré qu’il soit. De là l’emploi de la ligature des vaisseaux artériels pour arrêter une hémorrhagie importante. M. Tillaux obtient le même résultat en tordant avec une pince l’extrémité qui donne du sang : dans ce cas, c’est la tunique moyenne qui, en se recoquillant, obture le vaisseau.

40 VAISSEAUX ET MERES DES ARTÈRES. — De petits Vais-

seaux appelés vasa vasorum (vaisseaux des vaisseaux) se ramifient dans l’épaisseur de la tunique celluleuse et président à la nutrition des artères.

Les parois artérielles reçoivent aussi, nous venons de le voir, des filets nerveux, les vaso-moteurs , qui se distribuent aux filets musculaires de la couche moyenne. Comme ces filets émanent du grand sympathique, la ligature ou la blessure d’une artère ne provoque aucune douleur.

artères principales de corps. — Toutes les artères du corps naissent de deux troncs principaux : V artère pulmonaire et Y artère aorte.

L’artère pulmonaire (5, fig, 397) part du ventricule droit et se distribue aux poumons. C’est la seule artère qui renferme du sang veiupux ; de là le nom de veine artérieuse que lui donnaient les anciens.

L’artère aorte (fig. 408) émane du ventricule gauche et envoie dans toutes les parties du corps des ramifications nombreuses chargées de la nutrition des tissus. En sortant du cœur, l’aorte décrit une courbe dite crosse de l’aorte , qui embrasse la bronche gauche (fig. 409). Elle descend ensuite le long de la colonne vertébrale jusqu’au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, où elle se bifurque pour former les deux artères iliaques primitives (P, fig. 415) qui se distribuent aux membres inférieurs.

Les artères des membres supérieurs de la tête et du cou partent de la crosse de l’aorte. Les parois de l’abdomen et du thorax, ainsi que les organes contenus dans ces cavités, reçoivent les divisions de la portion descendante de l’aorte.

1° artères de la tête et de coe. — Les vaisseaux artériels de la tête et du cou sont fournis par les deux carotides primitives (6, 8, fig. 408). La gauche naît directement de la crosse de l’aorte, et la droite du tronc brachio-céphalique (5). Le nom de carotide vient du mot grec yipcç, c’est-à-dire assoupissement,, état que les anciens attri-

DK LA CIRCULATION.

Fig. 408. Fig. 409.

Fig. 408. — Artère aorte et toutes ses branches. — i, Origine de l’artère pulmonaire. — 2 Crosse de l’aorte. — 3, Aorte descendante. — 4, Artères illiaques primitives. — 5, Tronc, artériel brachio-céphalique. — 6, Artère carotide primitive gauche. — 7, Artère sous-clavière gauche. — 8, Carotide primitive droite. — 9, Sous-clavière droite. — 10, Coronaire droite.

— 11, Coronaire gauche. — 12, Diaphragmatiques inférieures. — 13, Tronc cæliaque. — 14, Mésentérique supérieure. — 15, Rénales. — 17, Mésentérique inférieure. — 18, Sacrée moyenne. — 19, Lombaires. — 20, Oreillette droite. — 21, Oreillette gauche et veines pulmonaires. — 22, Veine cave inférieure et veines sus-hépatiques. — 23, Veine cave supérieure.

— 24, Tronc veineux brachio-céphalique gauche. — 25, Tronc veineux brachio-céphalique droit. (Figure tirée de Y Anatomie de M. Fort.)

Fig. 409. — Rapports de l’aorte avec les bronches. — 1, Aorte thoracique. — 2, Tronc brachiocéphalique. — 3, Sous-clavière droite. — 4, Vertébrale. — 5, Carotide primitive droite. — • 6, Carotide primitive gauche. — 7, Sous-clavière gauche. — 8, Origine de la mammaire interne — 9, Thyroïdienne inférieure. — 10, Scapulaire supérieure. — 11, Aorte abdominale.

— 12, Mésentérique supérieure. — 43, Rénales. — 14, Trachée.! — 15, Bronche droite. — 16, Bronche gauche. — 17, Œsophage. — 18, Grande veine azygos. — 19, Canal thoracique. 20, Veiues et artères intercostales. — 21, Pilier droit du diaphragme. — 22, llcius.

buaient à ces artères. Ce sont ces vaisseaux que l’on voit battre à la base du cou. Chaque carotide primitive se bifurque au niveau du

Fig. 410. — Région latérale du cou.

i, Muscle sterno-mastoïdien renversé en dehors. — 2, Ganglions lymphatiques placés sons ce muscle. — 3, Nerf spinal. — 4, Muscle omo-hyoïdien. — 5, M. sterno-hyoïdien. — 6, M. digastrique. — 7, Artère occipitale. — 8, Glande sous-maxillaire. — 9, Os hyoïde. — 10. Muscle mylo-hyoïdien. — 11, Artère carotide primitive. — 12, Artère thyroïdienne inférieure. — 13, Branche descendante du nerf grand hypoglosse. — 14, Artère et veine linguales. — 15, Artère faciale. — 16, Veine faciale. — 17, Veine jugulaire interne. — 18, Nerf pneumogastrique. — 10, Nerf grand hypoglosse. — 20, Nerf laryngé inférieur. — 21, Quatrième branche du plexus cervical profond. — 22, Nerf diaphragmatique. — 23, Muscle scalène antérieur. — 24, Artère sous-clavière. — 23, Veine sous-clavière.

larynx en carotide externe , qui fournit de nombreuses divisions aux parties extérieures du crâne (fig. 414), et en carotide interne , qui se distribue à l’encéphale (fig. 411). Cette dernière fournit encore à Pap-

DE LA CIRCULATION

pareil de la vision une branche importante, Y ophthalmique (fig. 412), dont un des rameaux constitue ^artère centrale de la rétine (fig. 261), qui s’épanouit au fond de l’œil.

La carotide externe se termine en arrière du condyle de la mâchoire inférieure par deux branches : la maxillaire interne , qui sur un trajet

1, Artère vertébrale. — 2, Tronc basilaire. — 3, Artère cérébrale postérieure. — 4, Artère cérébelleuse supérieure. — 5, Protubérance annulaire. — 6, A. cérébelleuse inférieure et antérieure. — 7, A. cérébelleuse inférieure et postérieure. — 8, A. communicante postérieure.

— 9, Hexagone artériel de Willis. — 10, A. spinale antérieure. — 11, A. cérébrale moyenne.

— 12, Lobe antérieur du cerveau. — 13, A. cérébrales antérieures. — 14, 15, 16, Lobes antérieur, moyen et postérieur, (Figure tirée de Y Anatomie de M. Fort.)

de 4 centimètres donne quinze divisions aux parties profondes de la face (fig. 413), et la temporale superficielle (fig. 414), qui se ramifie dans l’épaisseur du cuir chevelu. Cette artère décrit des sinuosités bien apparentes sur les tempes des vieillards. Les anciens la saignaient souvent dans les affections cérébrales.

2° artères res MEMBRES — Les artères des

membres supérieurs sont les sous-clavières. Elles sont au nombre de

deux : l’une, gauche, vient directement de l’aorte, et l’autre, droite,

Fig. 412. — Artère ophtlialraique droite.

Fig. 412. — 4, Carotide interne. — 2, A, ophthalmique. — 3, Lacrymale. — 4, Ciliaires courtes postérieures. — 5, Sus-orbitaire. — 6, Ethmoïdale postérieure. — 7, Ethmoïdale antérieure. — 8, Nasale. — 9, Frontale. — 10, Globe oculaire droit.

naît du tronc brachio- céphalique (fig. 408). Ces artères passent sous la clavicule et doivent leur nom à cette particularité. En dehors de cet

1, Artère carotide externe et ses six branches. — 2, A. temporale superficielle. — 3, A. maxillaire interne. — 4, A. méningée moyenne. — 5, 7, A. temporales profondes antérieure et postérieure. — 6, A. buccale. — 8, A. sous-orbitaire. — 9, A. alvéolaire. — 10, A. dentaire inférieure.

os, elles prennent successivement les noms d 'axillaires (de axilla ,

DE LA CIRCULATION

aisselle), dans la partie qui traverse l’aisselle et d’ humérales ou de brachiales le long du bras (fîg. 415). Ces dernières se bifurquent au niveau du pli du coude en deux branches : l’une interne, la cubitale 3 l’autre externe, la radiale. La situation superficielle de cette dernière et la facilité avec laquelle elle se laisse déprimer sur le radius l’ont fait choisir pour l’exploration du pouls.

Les deux artères de l’avant-bras communiquent entre elles dans la paume de la main en formant deux arcades palmaires , l’une profonde

Fig. 414. — Carotide externe, temporale superficielle et artères de la face.

1, Carotide interne. — 2, Carotide externe. — 3, Artère faciale. — 4, Artère occipitale. — 5, Bifurcation de la carotide externe en temporale superficielle et maxillaire interne. — 6, Artère temporale superficielle et ses deux branches terminales. — 7, A. tranversale de la face. — 8, Terminaison de l’occipitale. — 9, Artère sus-orbitaire. — 10, Artère frontale interne. — 11, Anastomose de l’artère nasale et de l’artère faciale. — 12, Artère coronaire labiale supérieure. — 13, Muscle masséter. — 14, Muscle sterno-mastoïdien. — 15, Artère coronaire labiale inférieure.|(Figure tirée de Y Anatomie de M. Fort.)

et l’autre superficielle (fig. 119, 120), d’où partent de nombreux rameaux. Les blessures des arcades palmaires présentent une certaine gravité, parce qu’il est souvent difficile de lier dans la plaie les deux extrémités de l’artère qui a été divisée. Il faut alors pratiquer la ligature de l’artère du bras.

3° ARTÈRES DES MEMBRES 5ATÊRIE1URS. — NOUS aVOnS VU

l’aorte se bifurquer au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, pour

deux : l’une, gauche, vient directement de l’aorte, et l’autre, droite,

Fig. 412. — Artère ophtalmique droite.

Fig. 412. — 1, Carotide interne. — 2, A, ophtalmique. — 3, Lacrymale. — 4, Ciliaires courtes postérieures. — 5, Sus-orbitaire. — 6, Ethmoïdale postérieure. — 7, Ethmoïdale antérieure. — 8, Nasale. — 9, Frontale. — 10, Globe oculaire droit.

naît du tronc brachio-céphalique (fig. 408). Ces artères passent sous la clavicule et doivent leur nom à cette particularité. En dehors de cet

Fig. 413. — Artère maxillaire interne.

1, Artère carotide externe et ses six branches. — 2, A. temporale superficielle. — 3, A. maxillaire interne. — 4, A. méningée moyenne. — 5, 7, A. temporales profondes antérieure et postérieure. — 6, A. buccale. — 8, A. sous-orbitaire. — 9, A. alvéolaire. — 10, A. dentaire inférieure.

os, elles prennent successivement les noms Maxillaires (de axilla ,

DE LA CIRCULATION

aisselle), dans la partie qui traverse l’aisselle et d’ humérales ou de brachiales le long du bras (fig. 415). Ces dernières se bifurquent au niveau du pli du coude en deux branches : l’une interne, la cubitale, l’autre externe, la radiale . La situation superficielle de cette dernière et la facilité avec laquelle elle se laisse déprimer sur le radius l’ont fait choisir pour l’exploration du pouls.

Les deux artères de l’avant-bras communiquent entre elles dans la paume de la main en formant deux arcades palmaires , l’une profonde

Fig. 414. — Carotide externe, temporale superficielle et artères de la face.

1, Carotide interne. — 2, Carotide nxterne. — 3, Artère faciale. — 4, Artère occipitale. — 5, Bifurcation de la carotide externe en temporale superficielle et maxillaire interne. — 6, Artère temporale superficielle et ses deux branches terminales. — 7, A. tranversale de la face. — 8, Terminaison de l’occipitale. — 9, Artère sus-orbitaire. — 10, Artère frontale interne. — 11, Anastomose de l’artère nasale et de l’artère faciale. — 12, Artère coronaire labiale supérieure. — 13, Muscle masséter. • — 14, Muscle sterno-mastoïdien. — 15, Artère coronaire labiale inférieure.|(Figure tirée de Y Anatomie de M. Fort.)

et l’autre superficielle (fig. 119, 120), d’oii partent de nombreux rameaux. Les blessures des arcades palmaires présentent une certaine gravité, parce qu’il est souvent difficile de lier dans la plaie les deux extrémités de l’artère qui a été divisée. Il faut alors pratiquer la ligature de l’artère du bras.

3° ARTÈRES DES MEMBRES INFÉRIEURS. — NOUS a VOUS VU

l’aorte se bifurquer au niveau de la quatrième vertèbre lombaire, pour

6io

former les artères iliaques 'primitives (fig. 415). Celles-ci se divisent bientôt à leur tour en deux branches, Yiliaque interne , qui se distribue au bassin, et Yiliaque externe , qui prend, à partir du pli de l’aine, le nom de fémorale ou crurale (fig. 415).

Après avoir longé la cuisse, la fémorale gagne le jarret et devient l’artère pop litée ( depoples , jarret). Cette dernière est souvent le siège d’anévrysmes, par suite des tiraillements répétés auxquels elle est exposée. Au dessous du genou, la poplitée se divise en : 1° tibiale antérieure , qui gagne la partie antérieure de la jambe pour se distribuer au dos du pied sous le nom de pédieuse , et 2° tibio-péronière, qui se subdivise en péronière pour la région externe, et en tibiale postérieure, qui forme à la plante du pied les arcades plantaires interne et externe (fig. 415). Les blessures des artères plantaires sont, pour le même motif, aussi dangereuses que celles des artères palmaires ; mais les chaussures les protègent, et, en raison de leur situation profonde, ces vaisseaux sont rarement atteints.

Page 1