‹ Le corps humainChapitre 14 sur 144 · II. — Des articulations · texte numérisé non relu

II. — Des articulations

mvisïox. — Tous les os sont reliés entre eux par des articulations (apôpov, jointure). Ces articulations sont très- multiples, et leur

nombre prouve assez que le corps de l’homme n’a pas été organisé pour le repos. Le grand Frédéric disait, avec raison, que la nature nous a plutôt faits pour l’état de postillons que pour celui de savants.

Les surfaces articulaires en contact doivent ou rester immobiles, ou opérer les unes sur les autres des mouvements de glissement ; aussi

les articulations ont-elles été, dès le temps de Galien, divisées en trois classes : les sutures (sutura, couture) ; les symphyses (<juv, avec; çueffOat, croître), et les diarthroses (§tà, avec ; apôov, articulation).

Les sutures sont propres aux os du crâne et de la face ; elles sont constituées par une sorte d’engrenage en queue d’aronde des surfaces articulaires correspondantes (pl. I, fig. 3). Elles sont donc privées de mouvement et ne servent qu’à donner de la résistance aux régions qu’elles occupent.

DE LA LOCOMOTION

Les symphyses offrent des surfaces osseuses planes ou à peu près, et possèdent des mouvements très-limités. Mais elles gagnent en solidité ce qu’elles perdent en mobilité ; cela explique leur présence exclusive sur la partie médiane du tronc, par exemple sur la colonne vertébrale.

Les dîarthroses sont les plus importantes et les plus nombreuses des articulations ; elles appartiennent aux membres et à la plus grande partie du tronc. Elles sont constituées par deux surfaces osseuses présentant chacune des saillies et des dépressions qui s’emboîtent réciproquement ; aussi leurs mouvements sont-ils trèsétendus.

conformation r’unïe DïARTHRosE. — Les parties essentielles qui entrent dans la constitution d’une diarthrose sont : les cartilages articulaires , les ligaments et la synoviale .

1° cartilages arxiculaires. — Si les extrémités osseuses frottaient directement les unes sur les autres, elles ne tarderaient pas à s’altérer et à s’user. C’est pour prévenir ces inconvénients que la nature a revêtu les surfaces articulaires d’une couche plus ou moins épaisse de substance élastique et résistante qui facilite leurs mouvements et

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