SYSTÈME NERVEUX PÉRIPHÉRIQUE
DES RîERFS EM GÉNÉRAL. 1,’IIÆ.ïJSIOUf DES AMPUTÉS. — ,
Le système nerveux périphérique comprend l’ensemble des cordons appelés nerfs, qui partent des centres nerveux et vont se ramifier à l’infini dans les divers organes de l’économie.
Chaque cordon est composé de plusieurs faisceaux de tubes nerveux (fig. 151) entourés par une membrane cellulo-fibreuse, appelée névrilème, qui fait suite à la pie-mère. Les tubes nerveux ne se confondent pas entre eux ; ils parcourent le nerf d’une extrémité à l’autre sans jamais se diviser. Ils vont donc directement des cellules de la substance grise à l’organe qu’ils desservent.
Au point de vue fonctionnel, les nerfs se divisent, comme les tubes nerveux, en deux or- . „ „ , dres : les nerfs de la sensibilité et les nerfs du
Fig. lbl. — Coupe d un nerf.
1, Hévrilème. - 2, c.oisoos d ^mouvement. névriième. — 3, Section des Les premiers conduisent les impressions sensitives de la périphérie aux centres nerveux, et les autres transmettent les réactions motrices des centres nerveux à la périphérie. Cette propriété conductrice des nerfs n’est pas inhérente à leur constitution. C’est ce qu’établissent les expériences de MM. Yulpian et Philippeaux. Ainsi ces physiologistes ont réuni le bout central du lingual, nerf sensitif de la langue, au bout périphérique de Y hypoglosse, nerf moteur du même organe; puis, après un laps de quatre mois, ils ont irrité le bout central du lingual et, au lieu de déterminer de la douleur, comme précédemment, iis ont provoqué des mouvements de la langue.
Plus un organe est riche en ramifications nerveuses et plus il est sensible. La peau est- de toutes les membranes celle qui jouit de la plus exquise sensibilité, parce que beaucoup de nerfs viennent s’y épanouir ; les os, au contraire, n’en renferment qu’en très-petite proportion : aussi ne possèdent-ils qu’une sensibilité obtuse. C’est pourquoi, dans l 'amputation de la jambe, l’incision de la peau est le temps le plus douloureux, tandis que la section de l’os, comme nous l’avons déjà fait remarquer, ne provoque qu’une faible douleur.
L’excita, tion vive d’un nerf produit de la douleur, s’il est sensitif, des mouvements convulsifs, s’il est moteur. Sa section détermine au
contraire la paralysie de la sensibilité ou du mouvement dans la région à laquelle se distribuent les ramifications du nerf excisé.
Lorsqu’on irrite un nerf sur un point quelconque de son parcours, ou même sur son extrémité centrale, nous rapportons la sensation qui en résulte à l’extrémité périphérique de ce nerf. Ce phénomène constitue ce que les physiologistes nomment YextérioraUon des sensations. Ainsi s’explique l’engourdissement ressenti dans les doigts, si l’on comprime brusquement le nerf cubital à la partie postérieure du coude. Il en est de même du phénomène bien connu sous le nom d 'illusion des amputés et qui consiste à localiser, dans l’extrémité du membre qu’ils n’ont plus, la douleur provoquée par un choc porté sur leur moignon. M. Tillaux a observé le fait curieux d’un vieil invalide de Bicêtre qui, amputé d’une jambe quarante ans auparavant, continuait toujours, chaque fois que le temps changeait, à souffrir d’un cor qu’il portait jadis au pied de ce côté.
Les hallucinations sont encore un phénomène détérioration des sensations : elles sont en effet produites par une excitation anormale des centres nerveux, qui donnent lieu à des sensations que le malade rapporte à la périphérie.
Dans ses rapports avec les principales fonctions de l’économie, le système nerveux périphérique a été divisé en deux parties : 1° les nerfs de la vie animale; 2° les nerfs de la vie végétative, collectivement désignés sous le nom de nerf grand sympathique .
î. — Nerfs de la vie animale.
Ces nerfs émergent par paires symétriques des centres nerveux : douze paires, appelées crâniennes, partent de l’encéphale, et trente et une, appelées rachidiennes, de la moelle épinière (fig. 132).
1° KEEUFS CItÆùVIEMS. DISTRIBUT80M ET FOXCTIOIVS. —
Les douze paires crâniennes sont classées comme il suit :
lre paire. Les nerfs olfactifs sont des nerfs de sensibilité spéciale qui servent à l’olfaction. Ils se ramifient dans la moitié supérieure des fosses nasales (fig. 152) et (pl. I, fig. 3, F, 11).
2e paire. Les nerfs optiques (2, fig. 153), (pl. I, fig. 3, H, 6), (pl. I, fig. 1, D, 4) sont des nerfs de sensibilité spéciale qui président à la vision. Ils forment par leur expansion terminale la rétine.
3e paire. Les nerfs moteurs oculaires communs (3, fig. 153) animent tous les muscles de l’orbite, à l’exception du droit externe et du grand oblique. Quand le nerf moteur oculaire commun est frappé de paralysie, on observe les symptômes suivants : chute de la
DE L’INNERVATION
paupière supérieure, déviation de l’œil en dehors, dilatation de la pupille et vue double des objets quand le malade incline la tête du côté opposé à la paralysie.
4e paire. Nerf® pathétique» (4, fig. 153). Nerfs moteurs qui se distribuent au muscle grand oblique (pl. I. fig. 1, D, 1) de chaque œil.
1, Bulbe du nerf olfactif. — 2, Ramification du nerf olfactif sur la cloison des fosses nasales.
— 3, 4, Filets nerveux p Aidant à la sensibilité de la muqueuse de la cloison.
Ce muscle sert à produire les mouvements de rotation du globe oculaire en dedans et en haut.
5e paire. Les nerf» trijumeaux (5, fig. 153) sont des nerfs mixtes, c’est-à-dire composés de fibres motrices et de fibres sensitives. Ils doivent leur nom à leur division en trois branches : ophthalmique , maxillaire supérieure et maxillaire inférieure. Ces branches nerveuses donnent la sensibilité à la peau, aux muqueuses de la face et à la moitié antérieure du cuir chevelu ; elles président aussi à la sécrétion des glandes de la tête et aux mouvements des muscles de la mâchoire. Ce sont les ramifications de ces nerfs qui provoquent la douleur dans les névralgies dentaires, oculaires ou faciales (fig. 154); ces névralgies sont accompagnées de sécrétion abondante de la salive, des larmes et de la sueur.
6e paire. Les nerfs moteurs oculaires externes (9, fig. 144) animent le muscle droit externe de chaque œil : la paralysie de ce muscle a pour conséquence le strabisme ou loucherie interne.
7e paire. Les nerf» faciaux (10) sont des nerfs moteurs qui se distribuent à tous les muscles du crâne, de la face et du cou, à l’exception des muscles de la mâchoire, qui sont animés par le trijumeau. Le nerf facial est le nerf grimacier par excellence : c’est lui qui anime la phy-
sionomie. Lorsqu’il est paralysé, le côté malade est dépourvu d’expression. Cette paralysie s’observe à la suite d’un refroidissement ou d’une lésion cérébrale.
8e paire. Les nerfs auditifs (11) sont des nerfs de sensibilité spéciale qui desservent l’oreille interne et président à l’audition.
9e paire, Les nerfs giosso-piiaryngsens (8, fig. 155) donnent la sensibilité au tiers postérieur de la langue.
Ils provoquent les mouvements de déglutition et ils sont considérés
1, Artère carotide interne. — 2, Nerf optique. — 3, Nerf moteur oculaire commun. — 4, Pathétique. — 5, Trijumeau. — 6, Frontal. — 7, Nasal. — 8, Nerf maxillaire supérieur. — 9, Terminaison du nerf lacrymal se distribuant à la glande du même nom. — 10, Ganglion nerveux dit ophthalmique.
pour cette raison comme nerfs de la déglutition. On les appelle encore les nerfs nauséeux , parce qu’ils provoquent la sensation vague désignée sous le nom de nausées.
10e paire . Les nerfs pneumogastriques (fig. 156) sont des nerfs
Fig. 154. — Les trois points principaux de la névralgie faciale.
mixtes qui se distribuent au pharynx , au larynx , aux poumons, au cœur, ,à l’œsophage, à l’estomac, au foie et au plexus solaire du grand sympathique. Leur action sur le cœur a été comparée par le profes-
DE L’INNERVATION
seur sée au frein d’une locomotive. En effet, l’excitation du pneumogastrique détermine l’arrêt des mouvements du cœur, tandis que son excision produit des battements désordonnés.
11e paire. Les nerfs spinaux (14, fi g. 144) animent les muscles du pharynx et du larynx ainsi que les muscles sterno-cleido-mastoïdiens
Fig. 155. — Nerfs delà langue.
1, Trijumeau. 2, Lingual. — 3, Corde du tympan. — 4, 5, (î, 7, Facial. — 8, Glosso-pha-
* ryngien. — 9, Grand hypoglosse. — 10, Anastomose du lingual et du grand hypoglosse. — 12, Artère carotide interne. — 20,* Muscle stylo-hyoïdien. — 21, Muscle stylo-glosse. (Figure empruntée à l 'Anatomie de M. Fort.)
et trapèzes, dont la contraction permanente constitue les diverses variétés du torticolis.
12e paire. Les nerfs grandis hypoglosses (18) donnent le mouvement à la langue et aux muscles du cou Nous terminons cette étude succincte des nerfs crâniens par la description originale qu’en a faite le docteur Dupré, professeur libre d’anatomie.
Sœmmering a compté douze paires nerveuses, Willis n’en voit que neuf dans nos boîtes osseuses L’ Olfactif tient la tête et chemine en flaireur,
Puis l’Optique s’élance en brillant éclaireur.
Vient le Moteur commun, troisième en la carrière; 11 sait accommoder notre œil à la lumière,
Et notre œil, sur son ordre, exprime tour à tour L’humilité, l’orgueil, l’ivresse avec l’amour.
Le quatrième au rang est un bien grêle éthique ;
11 a pourtant grand nom : c’est le Grand pathétique.
Il n’a qu’un muscle, un seul pour humble serviteur:
Ce muscle est appelé le grand trochléateur.
L’œil, par lui projeté, reflète en conséquence L’horreur et le pathos que l’on nomme éloquence.
Pour nous dédommager, un gros nerf après lui,
Sur le rocher s’en vient prendre son point d’appui:
C’est le Trifacial ou la cinquième paire,
Surnommé trijumeau : de trois nerfs il est père.
Le Moteur dit Externe , au mal peu résigné,
Fait tourner en dehors l’œil colère, indigné.
Ce nerf est le sixième. — Arrivent deux compères,
Pour complaire à chacun, disons qu’ils font deux paires,
Voire même une seule, ils vont au même trou,
L’un sur l’autre couchés ; l’un est dur, l’autre est mou.
Le dur, le Facial, fait grimacer la mine,
Et le mou, V Auditif, sur tous les sons domine.
Après ces deux jumeaux vient le nerf des buveurs,
Le Glosso-Phanjngien, si sensible aux saveurs.
Il lui faut mets choisis, assaisonnés d’épices,
Arrosés de vieux vins, ses plus chères délices.
Le suit, puis le dépasse, un chevalier errant,
Tout cœur, voix et poumons, estomac dévorant.
Voilà pour son portrait, tracé d’après nature.
C’est le Pneumogastrique en la nomenclature.
Il entraîne avec lui le Spinal, nerf moteur,
Entin vient V Hypoglosse, éternel radoteur.
2° KERF8 RACHIDIENS. ORIGINE DE LEURS RACINES.-LoS
nerfs rachidiens sont au nombre de trente et une paires (fig. 132) qui sont ainsi réparties : huit cervicales, douze dorsales, cinq lombaires et six sacrées.
Chacune des paires rachidiennes naît de la moelle par deux racines : l’une antérieure mince, l’autre postérieure plus volumineuse et pourvue d’un renflement ganglionnaire (fig. 157, 158). Les physiologistes ont découvert que les racines postérieures étaient sensitives, et les racines antérieures motrices, ce que l’on exprime par le moyen mnémonique : « En avant, marche ! »
Ces propositions sont appuyées sur les expériences suivantes : lorsque, sur des chiens, on coupe les racines spinales postérieures avant leur réunion aux racines antérieures, on paralyse la sensibilité dans toutes les parties où se rendent leurs filets ; tandis que si l’on se borne à couper les racines antérieures, on n’anéantit que la motilité.
Si, après cette section, on pince le bout périphérique des racines postérieures, on n’obtient aucun résultat ; en excitant la même extrémité des racines antérieures, on détermine, au contraire, de violentes secousses convulsives.
De même si l’on irrite l’extrémité adhérente à la moelle des racines
DE L INNERVATION
postérieures, l’animal manifeste de la douleur et s’agite violemment, tandis qu’il reste insensible à l’excitation des racines antérieures.
C’est en étudiant les propriétés physiologiques des racines de la moelle que Ch. Bell et Longet ont découvert ces deux lois importantes
Fig. 156. — Nerf pneumogastrique gauche.
1, Crochet attirant le corps thyroïde. — 2, Trachée. — 3, Pourron gauche. — 4, Diaphragme.
— 5, 8, 18, Pneumogastrique. — 6, Estomac. — 7, Aorte. — 8', 16, Plexus pulmonaire.
— 8”, Ganglion cervical inférieur du grand sympathique — 9, Plexus gangliforme du pneumogastrique. — 11, Nerf glosso-pharyngien. — 12, Nerf laryngé supérieur. — 13, Plexus pharyngien. — 14, 15, Nerf récurrent. — 17, Rameaux du pneumogastrique sur l’estomac.
— 19, Filets du même nerf allant au foie. — 22, Chaîne du grand sympathique.
qui dominent l’étude du système nerveux : d° tous les nerfs sont sensibles ou moteurs ; les nerfs sensibles viennent des racines postérieures de la moelle et les nerfs moteurs des racines antérieures ; 2° le courant de la sensibilité va de la périphérie aux centres nerveux et le courant de la motricité des centres à la périphérie.
Les impressions extérieures sont donc conduites vers le cerveau par les nerfs qui se rendent aux racines et aux cordons postérieurs de la moelle, tandis que l’excitation dans les organes périphériques est distribuée par les nerfs qui émanent des racines et des cordons antérieurs,
Fig. 457. — Coupe transversale de la moelle épinière.
A, Substance grise de la moelle. — B, Substance blanche. — C, Sillon médian antérieur.
D, Sillon médian postérieur. — E, Racines postérieures sensitives ou ganglionnaires des nerfs rachidiens. — F, Ganglions. — - G, Racines antérieures ou motrices. — H, Tronc du nerf rachidien.
de la moelle. Aussi eomprend-on que certaines altérations de la moelle, comme la sclérose (axXyjpoç, dur), déterminent la paralysie du mou-
Fig. 158. — Tronçon de moelle avec ses enveloppes.
1, Pie-mère. — 2, Feuillet viscéral de l’arachnoïde. — 3, Racine antérieure .des nerfs rachidiens. — 4, Dure-mère (Figure extraite de Y Anatomie de M. Fort.)
vement lorsqu’elles envahissent les cordons postérieurs. C’est pourquoi les malades atteints de cette dernière lésion, ne se rendant pas compte de la résistance du sol, qu’ils comparent à celle du coton,
DE L’INNERVATION
ont une démarche incertaine et difficile qui a fait donner à leur affection le nom d 'ataxie locomotrice (axa^'a, désordre).
IM1RECTIOIN DE§ RACINES RACHIDIENNES OiANJS LE CiANI AL
vertébral. — Avant de sortir de la colonne vertébrale par leur trou de conjugaison respectif, les racines rachidiennes parcourent dans l’intérieur du canal rachidien un trajet d’autant plus oblique qu’elles naissent d’une partie plus inférieure de la moelle. D’où il suit que leur origine est beaucoup plus élevée que le point de leur émergence au dehors de la colonne vertébrale. En raison de cette disposition particulière, on comprendra facilement pourquoi la section de la moelle au niveau de la douzième vertèbre dorsale, par exemple, paralysera presque toute la partie inférieure du corps, sans atteindre les muscles de la région dorso-abdominale qui correspondent cependant au siège de la lésion.
termimazsonï i>e® nerfs rachidiens. — Au delà du renflement ganglionnaire que nous avons signalé sur la racine postérieure de chaque paire rachidienne, les deux racines se réunissent en un tronc commun qui se divise en trois branches antérieures, postérieures et sympathiques formées de filets mixtes, c’est-à-dire à la fois sensitifs et moteurs.
Les branches sympathiques se rendent aux ganglions du nerf grand sympathique et servent à établir une relation directe entre les nerfs de la vie végétative et les centres nerveux de la vie animale. C’est cette connexion entre les deux systèmes qui explique comment certains phénomènes d’ordre nutritif peuvent déterminer les réactions motrices dans les muscles de la vie de relation. Nous en citerons plus loin quelques exemples.
Les branches postérieures se dirigent en arrière pour innerver la peau et les muscles de la nuque et du dos.
Les branches antérieures se distribuent aux parties antérieures et latérales du cou et du tronc ainsi qu’aux membres supérieurs et inférieurs. Les unes se portent isolément et directement vers les parties qu’elles sont destinées à innerver ; les autres se groupent et s’anastomosent pour former des plexus (de plectere, entrelacer).
PLEXUS NERVEUX DE LA MOELLE. — CeS pleXUS S Ont au
nombre de quatre : deux supérieurs, le plexus cervical et le plexus brachial ; deux inférieurs, le plexus lombaire et le plexus sacré .
Le plexus cervical (C, fi g. 132) est formé par l’anastomose des branches antérieures des quatre premiers nerfs cervicaux. Ses branches président à la sensibilité de la peau du cou et à la motricité des muscles de la même région.
Le plexus brachial (E, fig. 132) se compose des anastomoses qui se
forment entre les quatre derniers nerfs cervicaux et le premier dorsal. Il fournit douze branches collatérales qui animent les muscles des parois de l’aisselle, et six branches terminales qui se rendent à la peau et aux muscles du membre supérieur. Parmi les branches terminales, nous citerons : le nerf axillaire , qui se rend au muscle deltoïde dont la paralysie est si fréquente à la suite de contusion de ce nerf par chute sur l’épaule ; le nerf cubital, qui passe en dedans du coude et produit, quand il est froissé, un engourdissement de l’auriculaire et de l’annulaire correspondants ; le nerf médian et le nerf radial, qui donnent la sensibilité aux autres doigts de la main. Le nerf médian est quelquefois blessé quand on pratique la saignée au pli du coude. Cet accident est arrivé à Charles IX qui, à la suite de cette opération faite par Ambroise Paré lui-même, conserva pendant plusieurs mois l’avant-bras fléchi sur le bras. La situation superficielle du nerf radial à la partie postérieure du bras explique la fréquence de la paralysie, soit sous l’influence de la pression du corps, soit sous celle de l’humidité, lorsqu’on est resté quelque temps étendu sur le sol.
Le plexus lombaire résulte de l’anastomose des branches antérieures des quatre premiers nerfs lombaires. Il fournit quatre branches collatérales aux muscles et à la peau de l’abdomen, et trois branches terminales qui se distribuent à la partie antérieure et interne du membre inférieur.
Le plexus sacré est constitué par l’ensemble des branches antérieures des quatre premiers nerfs sacrés. Il donne dix branches collatérales et une branche terminale. Les branches collatérales se rendent aux muscles du bassin, à la peau de cette région et à celle de la partie postérieure de la cuisse. La branche terminale est le nerf grand sciatique (4, fig. 132), c’est le plus gros nerf de l’économie. Il sort par la grande échancrure sciatique située en arrière du bassin, se dirige en bas jusqu’au creux du jarret, le creux poplité, et se bifurque à ce niveau en sciatique poplité interne pour la région postérieure de la jambe ainsi que la plante du pied, et en sciatique poplité externe pour la région antéro-externe de la jambe et la face dorsale du pied. Ce nerf est souvent affecté de névralgie, et sa compression par le rebord de nos sièges détermine l’engourdissement particulier que l’on ressent aux membres inférieurs, lorsqu’on est resté assis dans une mauvaise position.