‹ Le corps humainChapitre 55 sur 144 · B. MEMBRANE MUQUEUSE I>E LA CAISSE, SES MALADIES · texte numérisé non relu

B. MEMBRANE MUQUEUSE I>E LA CAISSE, SES MALADIES

— Nous avons vu déjà quelles conséquences on peut tirer de la continuité de cette membrane avec celle de la trompe et celle des cellules mastoïdiennes ; nous savons comment un coryza négligé peut devenir l’origine d’un écoulement purulent de l’oreille.

Cette membrane est extrêmement mince ; trop épaisse, elle eût été

LE CORλS HUMAIN.

zn

nuisible pour l’audition. On sait, en effet, que le son est beaucoup plus intense dans une salle nue que dans une salle où se trouvent des tentures, car celles-ci, réfléchissant mal le son, empêchent la résonnance. C’est sur le même principe qu’est fondé l’usage des contrevents matelassés.

La faible épaisseur de cette membrane explique encore la facilité avec laquelle l’inflammation de cette muqueuse se propage aux parois osseuses de la caisse et peut déterminer la carie du rocher, comme il advint à François II.

La muqueuse de la caisse est souvent affectée de catarrhe aigu ou chronique, donnant lieu à un flux muco-purulent plus ou moins abondant. Quelquefois l’inflammation de la muqueuse ne produit aucune sécrétion, comme on l’observe dans le catarrhe sec ou sclérose (decr/,)ajpcç,dur). Cette dernière affection permet de mieux entendre au milieu du bruit, comme dans une voiture, un wagon, etc., tandis que le catarrhe humide de l’oreille moyenne exige le plus profond silence.

La muqueuse de la caisse est aussi le siège fréquent de polypes divers qui viennent faire saillie dans l’intérieur du conduit auditif externe.

Page 1